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Eileen Gray, femme de son temps

Catherine Séron-Pierre |  le 14/03/2013  |  ParisProfessionArchitecture

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Paris
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Architecture
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Si l'Irlandaise Eileen Gray (1878-1976) est célèbre pour quelques œuvres emblématiques tels le guéridon chromé, le fauteuil transat et la maison E 1027 conçue avec Jean Badovici, la rétrospective présentée jusqu’au 20 mai au Centre Pompidou à Paris a le mérite de remettre en lumière ses talents multiples et la diversité de ses créations.

La production d’Eileen Gray, qui était rapidement tombée dans l'oubli, a connu un regain d’intérêt dans les années 1970 grâce à Joseph Rykwert puis lors de la dispersion de la collection du couturier Yves Doucet qui fut l'un de ses grands commanditaires, et plus récemment avec la vente Pierre Bergé et Yves Saint Laurent en 2009. Désormais, elle est reconnue et ses travaux ici exposés mettent en lumière leur dimension d’art total.

Ainsi au-delà de l’image d’une grande décoratrice, se dessine une personnalité riche, à travers les panneaux de laque réalisés auprès du Japonais Seizo Sugawara, les ensembles mobiliers, les créations textiles et cartons de tapis étonnamment graphiques. La période prolifique de la galerie Jean Désert qu’elle ouvre dans le Faubourg Saint-Honoré à Paris (1922-1930) est caractérisée par ses innovations dans le domaine du meuble avec la mise en œuvre de nouveaux matériaux tels le tube d’acier chromé, le verre, le liège, le rhodoïd. Enfin ses projets d’architecture que sont la villa E 1027 à Roquebrune Cap Martin (1926, voir notre portfolio), sa propre maison Tempe a pailla à Menton (1934) et Lou Perou sa dernière demeure près de Saint-Tropez (1954) sont présentées en détails avec documents graphiques, tirages d'époque, montages photographiques. Ce qu’elle considérait comme ses créations intimes - dessins, photographies, peintures, collages - sont rassemblées avec ses projets d’architecture non construits dans un portfolio qu’elle enrichit pendant vingt ans. Ce recueil dévoile les recherches personnelles qu’elle poursuivit jusqu’à la fin de sa vie. Ultime document de cette rétrospective, un entretien filmé en 1995 alors qu’Eileen Gray a 96 ans, témoigne de la traversée du siècle de cette femme exceptionnelle qui écrivit « il ne faut demander aux artistes que d’être de leur temps ».

www.centrepompidou.fr

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