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Eiffage va pouvoir prendre le contrôle de l'aéroport de Toulouse
La société Aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB) était jusqu'alors détenue par la société chinoise Casil Europe. - © Philippe Garcia/Aéroport Toulouse Blagnac

Eiffage va pouvoir prendre le contrôle de l'aéroport de Toulouse

A.P. |  le 12/12/2019  |  EiffageAéroportHaute-GaronneAutorité de la concurrenceConcurrence

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Le groupe avait notifié, le 8 novembre, à l’Autorité de la concurrence son projet de prise de contrôle de la société Aéroport de Toulouse-Blagnac (« ATB »), qui exploite l’aéroport de Toulouse. L’Autorité a validé l’opération ce mercredi 11.

Par une décision en date du 11 décembre 2019, l’Autorité de la concurrence a autorisé, « sans conditions particulières », le rachat par Eiffage de la participation, jusqu’alors détenue par la société chinoise Casil Europe, de la société Aéroport de Toulouse-Blagnac (« ATB »), qui exploite l’aéroport de Toulouse.

Eiffage étant déjà concessionnaire de l’aéroport de Lille-Lesquin à compter du 1er janvier 2020, l’Autorité a analysé les effets de l’opération sur le marché européen de l’octroi de concession de gestion d’un aéroport(1), sur lequel la concurrence a lieu au moment de la procédure de mise en concurrence.

Sur le même sujet Aéroport de Lille-Lesquin: les grands projets de travaux d'Eiffage

L’Autorité a également examiné si l’opération est par ailleurs susceptible de produire des effets verticaux [étudiés lorsque l’opération réunit des acteurs présents à différents niveaux de la chaîne de valeur, par exemple un producteur qui rachète un distributeur, NDLR]. dans la mesure où elle concerne la prise de contrôle d’une entreprise concessionnaire aéroportuaire par un groupe actif dans le secteur des travaux publics.

Conclusion : pas de problèmes de concurrence susceptibles de survenir à l’issue de l’opération.

Pas de risque de concentration « verticale »

« Les parties à l’opération, Eiffage et ATB, sont simultanément actives sur le marché de l’octroi des concessions aéroportuaires. Toutefois, compte tenu de leur part de marché cumulée, qui reste faible, tout risque d’atteinte à la concurrence a pu être écarté », justifie l’Autorité de la concurrence.


Quant aux effets de la concentration sur les marchés de travaux et d’entretien des infrastructures aéroportuaires au titre des effets verticaux, l’Autorité a, là aussi, « écarté tout risque d’atteinte à la concurrence ».

« La quasi-intégralité des marchés passés par ATB sont soumis à une procédure de publicité ou de mise en concurrence encadrée par les dispositions du code de la commande publique », a rappelé l’Autorité de la concurrence, ajoutant qu’Eiffage « ne constitue pas un fournisseur important d’ATB et qu’il ne représente, chaque année, qu’une part négligeable dans les achats d’ATB ».

(1) Le marché de l’octroi de concession de gestion d’un aéroport se situe en amont de celui de l’exploitation des aéroports.

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