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Eiffage : Sacyr cherche une solution

Defawe Philippe |  le 10/01/2008  |  International

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Le conflit qui oppose les groupes de BTP espagnol Sacyr et français Eiffage a été évoqué au cours du sommet franco-espagnol du 10 janvier. Les responsables de Sacyr souhaitaient en effet impliquer les autorités politiques des deux pays pour tenter de trouver une solution amiable. A l'issue du Sommet, le Président français, Nicolas Sarkozy, a estimé que les litiges entre les deux groupes de BTP étaient "des affaires privées" (voir encadré).
Sacyr continue de chercher une voie pour sortir rapidement de l'impasse. En effet, le 5 février, la Cour d’appel de Paris devrait trancher sur la validité de la décision de l'Autorité des marchés financiers (AMF) demandant au groupe de BTP espagnol de lancer une OPA sur Eiffage. Il se dit prêt à étudier toute proposition qui lui permettrait de garder la tête haute. Deux options semblent envisagées : d'une part un échange d'actifs avec certaines concessions d’Eiffage (APRR, détenu avec Maquarie), ce que le Français refuse et qui semble juridiquement difficile dans la mesure où Eiffage s'est engagé à rester actionnaire d'APRR pendant 10 ans ; et d'autre part la cession de la participation de Sacyr dans Eiffage, à un prix qui se situerait entre 80 et 90 euros. Reste à savoir à qui.
LF
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"Des affaires privées" pour Nicolas Sarkozy


"S'il y a bien une affaire qui n'est pas franco-espagnole, c'est bien celle-ci", a déclaré le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy en clôture du sommet. "Sacyr n'est pas l'Etat espagnol et Eiffage n'est pas l'Etat français", a-t-il ajouté. "Ce sont des affaires privées".
"A ma connaissance également, la position de l'Autorité de régulation des marchés (Autorité des marchés financiers, ndlr), s'agissant de l'OPA que devrait entre guillemets lancer Sacyr, ce n'est pas une décision de l'Etat français", a ajouté le président de la République.
"L'Etat français ne refuse en rien les investissements espagnols, et l'Etat espagnol ne refuse en rien les investissements français", a continué M. Sarkozy, "la seule chose que nous pouvons souhaiter, nos deux gouvernements, c'est qu'une solution amicale soit trouvée le plus rapidement possible".

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