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Eiffage/Egis/GDF Suez et Artélia/Veolia réaliseront les vitrines virtuelles de la ville durable à la française
Nicole Bricq, ministre du Commerce Extérieur, le 26 septembre 2013, au sommet mondial des villes durables Ecocity, à Nantes. - © © Jean-Philippe Defawe

Eiffage/Egis/GDF Suez et Artélia/Veolia réaliseront les vitrines virtuelles de la ville durable à la française

le 05/02/2014  |  SantéArchitectureTechniqueEnvironnementLoire-Atlantique

Suite à l’appel à projet lancé en juillet dernier par Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, deux groupements conduits par Eiffage/Egis/GDF Suez pour l’un, et Artélia/Veolia pour l’autre, ont été retenus pour réaliser chacun une maquette virtuelle de projet durable à Astana et Santiago du Chili. Avec l’objectif de renforcer la présence des entreprises hexagonales dans les pays où les besoins en ingénierie urbaine sont énormes.

« A l’international, le savoir-faire des entreprises françaises est reconnu dans tous les secteurs de la ville durable, que ce soit l’urbanisme, l’architecture, l’ingénierie, la gestion de l’eau, des déchets, la mobilité urbaine... Mais on nous reproche de ne pas avoir une offre groupée », regrette Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur. L’appel à projet lancé en juillet dernier devrait y remédier. Son objet : inviter industriels, ingénieurs, architectes, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire et PME à se fédérer pour proposer une offre globale et intégrée de ville durable. Sa forme : une maquette virtuelle, « un simulateur 3D », présentant un projet concret de création de ville, ou de réaménagement durable, dans un pays en développement (éligible au financement Fonds d’études et d’aide au secteur privé).

Astana et Santiago du Chili

Une nouvelle étape vient d’être franchie le 5 février : deux groupements ont été retenus pour conduire cet ambitieux projet. L’un est emmené par Eiffage/Egis/GDF Suez (1) qui a choisi Astana, capitale du Kazakhstan, pour développer son offre. La ville nouvelle doit accueillir l’exposition internationale en 2017 sur le thème des énergies du futur, et à ce titre, projette « d’incarner » la ville durable. L’autre consortium, conduit par Artélia/Veolia (2), a retenu la ville de Santiago du Chili, capitale à la problématique très différente, puisqu’elle connaît un développement urbain exponentiel qu’elle doit contenir rapidement. D’une centaine d’hectares, les quartiers qui seront étudiés en détail dans ces simulateurs 3D seront définis avec les villes concernées. Ces secteurs correspondent à de réels projets portés par les autorités kazakhes et chiliennes, qui devraient voir le jour d’ici 2030. Le ministère s’engage à mobiliser la somme de deux millions d’euros pour chaque simulateur.

Calendrier

S’assurer qu’il y ait une réelle demande locale et que le projet soit ambitieux et le plus fédérateur possible figuraient parmi les critères qui ont prévalu au choix de ces groupements. Cette démarche sera encore renforcée dans les prochains mois puisque les entreprises françaises désireuses de rejoindre ces consortiums pourront le faire via une plateforme d’inscription accessible sur www.vivapolis.fr. « C’est un accélérateur pour tous ceux qui ont envie de faire », se félicite la ministre. Au préalable, les entreprises qui sont déjà dans la course se chargeront d’identifier les besoins de ces deux villes en termes de mobilité, d’écotechnologies… Les premières esquisses seront finalisées fin 2014, pour une mise en service opérationnelle du projet début 2015.

Boîte à outils

Cet appel à projet n’est pas le seul outil pour promouvoir l’offre française à l’international. En septembre 2013, lors du sommet mondial des villes durables Ecocity à Nantes, la ministre lançait Vivapolis, pilotée par Michèle Pappalardo, conseillère maître à la cour des Comptes et nommée fédératrice de la ville durable à la française. Vivapolis répertorie les entreprises françaises de la ville durable – 80 actuellement avec un objectif d’au moins 200 à terme – et présente leur savoir-faire à travers des réalisations concrètes en France ou à l’étranger. « Nous estimons que nous devons capter une bonne part de la demande mondiale en aménagement urbain, dont le potentiel de progression est estimé à 50 milliards de dollars d’ici 2017, car nos entreprises sont excellentes. Mais il faut s’organiser », conclut la ministre.

(1) Autres membres du consortium : Pomagalski, Enodo, Pierre Gautier Architecte. Egis fournit également des architectes, via sa filiale Atelier Villes&Paysages.

(2) Autres membres du consortium : Siradel, Architecture Studio, Arte Charpentier.

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