Industrie/Négoce

EI Electronics continue de croire en la France

Mots clés : Innovations

Le spécialiste irlandais des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) porte au niveau mondial une stratégie d’innovation et de produits qualitatifs. De quoi séduire un marché français encore timide?

 

La ténacité paiera, et EI Electronics finira par engranger les fruits de sa présence sur le marché français des DAAF. C’est en 1999 que l’entreprise irlandaise, filiale créée par General Electric dans les années 60 et rachetée par ses dirigeants dans les années 80, s’intéresse à l’Hexagone. Mais alors que dans plusieurs pays voisins, les DAAF se développent, le marché français est inexistant. EI Electronics implante tout de même une représentation commerciale. Le marché reste calme, puis en 2010 le Gouvernement annonce une obligation d’installer chez soi un DAAF. Une mesure qui pourrait porter la croissance d’activité et sauver des vies humaines, sauf que l’entrée en vigueur est fixée à mars 2015. Rien ne se passe pendant plusieurs années. « Ce n’est que fin 2014 que le marché a bougé », raconte Paul Howley, directeur France de EI Electronics.

 

100 % professionnel


Mais l’embellie est de courte durée. Parce que les distributeurs, grand public comme négociants, stockent beaucoup de produits. Les effets se font sentir durablement. « Nous sortons seulement de la phase de déstockage, poursuit Paul Howley. Mais durant cette période, EI Electronics a continué à vendre en France, parce que nous avons travaillé avec le marché de la prescription. » En effet, l’entreprise irlandaise a affirmé son positionnement sur le marché français. Parce qu’EI Electronics détient un savoir-faire industriel (tous ses produits sont fabriqués dans l’usine de Shannon, près de Limerick), et parce que le DAAF, même sans raccordement électrique, nécessite quelques connaissances pour être bien posé et donc efficace, les produits de l’entreprise seront 100 % professionnels. Sonepar plutôt que Super U, Cedeo plutôt que Casino. EI Electronics trace ainsi sa route auprès des électriciens, mais noue des contacts utiles dans le monde des bureaux d’étude et des bailleurs sociaux. Ces derniers, qui hébergent des publics fragiles, s’intéressent de plus en plus aux solutions de détection.

 

Connectivité et multi-détection


L’offre d’EI Electronics dépasse d’ailleurs le simple DAAF. Dans plusieurs pays européens, la norme ou l’usage veulent qu’on en installe un par pièce de vie. L’industriel a développé une solution, baptisée RadioLink, qui fait dialoguer les appareils. Et alerte ainsi dans l’ensemble du logement de la présence de fumée dans une pièce. Autre développement, AudioLink. Sur le smartphone, le gestionnaire ou le professionnel de la maintenance des appareils peut récupérer toutes les informations : état des batteries, dernière alerte, phases de non-fonctionnement… EI Electronics a ainsi eu le retour d’un exploitant d’une résidence étudiante qui s’était aperçu grâce à AudioLink que les occupants d’une chambre avaient désactivé le DAAF pour pouvoir fumer dans la pièce ! Ces fonctionnalités s’étendent aux détecteurs de monoxyde de carbone, un produit encore peu courant en France, mais qui intéresse de plus en plus les bailleurs. Fort de sa présence dans 30 pays et disposant d’appareils de détection qualitatifs (certains cumulant plusieurs détections), EI Electronics se sent prêt pour accompagner en France l’essor d’un marché déjà mature dans bien des pays européens. 

 

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