Energie

Efficacité énergétique : Un guide pour évaluer les temps de retour sur investissement des automatismes et des systèmes de contrôle

Le Gimelec, l’ACR et la FFIE publient le premier référentiel sur la performance technique et économique des actions d’efficacité énergétique. Ce document définit trois catégories d’offres : mesure, mesure plus actions sur les équipements, mesure plus actions sur les équipements et sur l’enveloppe. Il a le mérite de quantifier de façon réaliste les économies et les temps de retour sur investissement.

« Parce qu’elles font vraiment économiser de l’énergie, les solutions d’automatismes et de contrôle du bâtiment offrent un temps de retour sur investissement (RSI) très intéressant, mais trop de gens l’ignorent encore», déplore Jean-Marc Molina, délégué général adjoint du Gimelec (Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés).
En partenariat avec l’ACR (syndicat des automatismes du génie climatique) et la FFIE (Fédération française des entreprises de génie électrique et énergétique), ce syndicat vient donc de publier une plaquette ayant vocation à éclairer les propriétaires et les exploitants soucieux d’efficacité énergétique mais aussi d’optimisation des dépenses.

EE1, EE2, EE3

Focalisé,EE sur la rénovation, ce document définit trois classes d’actions possibles et progressives en termes d’objectifs et de solutions. Basée sur la mesure, la classe EE1 vise l’amélioration du comportement des utilisateurs et la détection des dysfonctionnements, tandis que la classe EE2 optimise la consommation des ouvrages grâce à l’automatisation, et que la classe EE3 agit dans tous les domaines de l’efficacité énergétique. « Le référentiel est basé sur de nombreux retours d’expérience et n’enjolive pas la réalité, bien au contraire », précise Dan Napar, président de l’ACR. On y apprend notamment que le RSI (Retour sur investissement) d’un simple compteur (classe EE1) est de deux ans en moyenne, avec une économie d’énergie de 10%, et que celui d’une protection solaire motorisée (classe EE3) atteint cinq à neuf ans. Entre les deux, la gestion automatique de l’éclairage (classe EE2) offrira un RSI de 3 ans avec 30% d’économie d’électricité à la clé. (voir schéma)
A la fois matériel pédagogique et outil d’aide à la décision, cette classification inédite repose pour partie sur la norme NF EN 15-232 (Performance énergétique des bâtiments ; impact de l’automatisation, de la régulation et de la gestion technique du bâtiment). Mais elle introduit aussi l’idée de « gestion active du bâtiment », un concept allant bien au-delà de la simple gestion technique. « Les actions sur le bâti et la gestion active ne s’opposent pas mais se complètent, insiste Jean-Marc Molina. Le problème est que les investisseurs doivent procéder à des choix en fonctions de leurs ressources financières : c’est à ce niveau que ce référentiel peut les aider. »

 

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