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EDF verrouille le nucléaire britannique

Leysens Eric |  le 26/09/2008  |  InternationalEuropeManche

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Les dirigeants d’EDF et d’EDF Energy avaient du mal à contenir leur joie, mercredi matin, lors de l’annonce du lancement de l’OPAsur British Energy.«L’aboutissement de trois années de travail», a rappelé le P-DG d’EDF, Pierre Gadonneix.

"British Energy, c’est un grand projet industriel et humain", a renchéri Vincent de Rivaz, le directeur général d’EDF Energy. Surtout, le succès annoncé d’une opération, dont le coût devrait s’élever entre 15,2 et 15,7 milliards d’euros (selon la proportion d’actionnaires qui choisiront d’échanger leurs actions contre du cash ou un mélange de cash et de certificats de valeur conditionnelle, CVR), constitue un succès déterminant pour l’électricien français et pour Areva.
Avant de présenter son offre, EDF a obtenu du gouvernement Brown plusieurs promesses. D’une part, qu’il vende bien les 35% qu’il détient dans le capital de BE. Mais aussi qu’il "facilite" la construction de deux centrales de deux EPR(à Sizewell et àHinckley Point). Si cela coince, localement, EDF pourra ainsi se replier sur des terrains, probablement Wylfa et Bradwell, dans le cadre d’un subtil montage avec la NDA. Sans oublier, l’engagement renouvelé de Londres de prendre à sa charge le démantèlement des vieilles centrales et de l’aval du cycle.

L'EPR, futur standard britannique
EDF ne part pas seul à l’aventure. Le groupe semi-public va proposer à Centrica d’acquérir le quart du capital de BE, de s’engager à prendre un volume comparable de la production et, pourquoi pas, de participer au financement des EPR britanniques. Cette dernière proposition est d’ailleurs faite à d’autres acteurs du secteur anglais.Du même coup, exit l’ENEL.
En rachetant British Energy, EDF rejette aussi à la mer l’AP 1000 de Westinghouse, filière qui avait été retenue, initialement, par l’exploitant britannique et qui est la seule avec celui d’Areva à être en cours de certification. Et comme E.ON a lui aussi choisi l’EPR, il y a de fortes chances, désormais, que le réacteur franco-allemand devienne le standard britannique. Verrouillée, l’opération est donc promise à un rapide succès. Comme l’a précisé le directeur général délégué aux finances d’EDF, Daniel Camus, l’opération pourrait dégager de la valeur, "dès 2009". Et compte tenu de l’évolution annoncée du secteur électrique d’outre-Manche, cette source de revenus ne devrait pas se tarir de sitôt pour l’électricien français.

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