Energie

Eclairage nocturne des bâtiments : extinction des feux le 1er juillet prochain

Mots clés : Eclairage

L’arrêté du 25 janvier 2013 « relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie » a été publié mercredi 30 janvier au Journal Officiel.

La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Delphine Batho a annoncé mercredi 30 janvier la publication d’un arrêté réglementant le fonctionnement des dispositifs d’éclairage des bâtiments non résidentiels.

Cet arrêté concerne à la fois l’éclairage intérieur émis vers l’extérieur des bâtiments non résidentiels (vitrines de commerces, bureaux…) et l’éclairage des façades de ces mêmes bâtiments .

A partir de son entrée en vigueur, le 1er juillet 2013 :
– les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel devront être éteints une heure après la fin d’occupation desdits locaux ;
– les éclairages des façades des bâtiments seront éteints au plus tard à 1 heure du matin ;
– les éclairages des vitrines de magasins de commerce ou d’exposition seront éteints au plus tard à 1h du matin, ou une heure après la fin d’occupation desdits locaux si celle-ci intervient plus tardivement.

En ce qui concerne les façades et les vitrines, le texte prévoit la possibilité pour le préfet d’accorder des dérogations pour la veille des jours fériés chômés, la période des illuminations de Noël, lors d’événements exceptionnels à caractère local, ou dans des lieux présentant un intérêt touristique exceptionnel définis par l’article L. 3132-25 du code du travail.

Des règles portent également sur les conditions d’allumage :
– les vitrines de magasins de commerce ou d’exposition pourront être allumées à partir de 7 heures du matin ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt ;
– les éclairages des façades des bâtiments ne pourront être allumés avant le coucher du soleil.

 

2TWh d’économies d’énergies

 

Cet arrêté doit permettre de réduire l’empreinte de l’éclairage artificiel sur l’environnement nocturne. Les éclairages artificiels nocturnes peuvent en effet « constituer une source de perturbations significatives pour les écosystèmes, en modifiant la communication entre espèces, les migrations, les cycles de reproduction ou encore le système proie-prédateur », explique le communiqué du ministère de l’Ecologie. Qui signale que l’impact de la lumière artificielle nocturne sur le sommeil, en perturbant l’alternance jour-nuit, « a également fait l’objet de réflexions par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), qui proposera des actions courant 2013 ».

 Cet arrêté présenté comme un acte « pionnier en Europe » constitue une mesure de sobriété énergétique. « Estimées à 2TWh par an par l’ADEME, les économies d’énergie attendues équivalent à la consommation électrique annuelle d’environ 750.000 ménages », s’enthousiasme le ministère. Chaque année le rejet de 250.000 tonnes de CO2 serait ainsi évité.

Un bilan du dispositif sera réalisé en janvier 2014.

Pour accéder à l’arrêté du 25 janvier 2013, cliquez ici

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  • - Le
    Je ne suis pas sûr que l’économie soit si importante, la nuit c’est l’électricité nucléaire qui est consommée, donc à moindre coût me semble-t-il. On avait déjà eu ce genre de raisonnement et de décision prise au moment du choc pétrolier de 1973, avec extinction des feux dans les rues des villes, avec un résultat marginal…
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