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DORDOGNE Le département mise sur le rail pour acheminer ses déchets

FLORENCE BORD |  le 02/11/2001  |  Collectivités localesDéchetsDordogneGirondeEnvironnement

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Nouvelle mouture du plan départemental en préparation

La Dordogne est l'un des tout premiers départements français à donner la priorité au transport rail/route pour l'acheminement de ses déchets ménagers. Le centre de transfert de Dussac, l'un des huit centres programmés, est opérationnel depuis le 13 octobre. Malgré l'annulation, au mois de juillet, par le tribunal administratif de Bordeaux de la révision du plan départemental des déchets, après un recours déposé par le collectif Halt'incin, le plan initial adopté en 1995 reste valide. Selon Francis Colbac, président du SMD3 (syndicat mixte départemental pour la gestion des déchets ménagers et assimilés de la Dordogne), la commission consultative est en passe d'être reconstituée sous la responsabilité du préfet Thierry Le Roy. Elle a pour objectif de proposer une nouvelle copie dans les premiers mois de 2002.

« Cette nouvelle révision nous incite à réfléchir, même si cela déborde de nos compétences, sur le traitement des déchets des activités qui doivent être normalisées d'ici à juillet 2002. De même, la seconde mouture prendra en compte le traitement des boues des stations d'épuration non prévu en 1995. Cela dit, le plan n'est pas gelé et le tri sélectif continue à se mettre en place.»

De la même façon, l'organisation du plan départemental des déchets, intégrant un transport multimodal rail-route, se poursuit. Huit centres de transfert, situés, pour la plupart, à l'emplacement d'anciennes déchetteries et près d'une desserte SNCF, permettront de collecter les déchets en provenance des 55 déchetteries départementales, peu à peu équipées de caisson de transbordement compatibles rail-route. Une solution choisie pour assurer un acheminement plus sûr, plus propre et plus rationalisé des déchets ménagers. Le protocole d'études signé en juin 2001 entre la SNCF et sa filiale Ecorail, commissionnaire de transport, et le SMD3 a entériné cette modalité.

Le dernier centre de transfert à réaliser sera, dans deux ans, celui de Bergerac. Par ailleurs, trois centres de valorisation des déchets sont mis en place. L'un fonctionne déjà à Sarlat. Les appels d'offres viennent d'être lancés pour une restructuration du site de Périgueux. Restera une réalisation à programmer à Bergerac. Complétant le dispositif, deux centres d'enfouissement de déchets ultimes desserviront le département. A l'est, le centre de Milhac est en service, à l'ouest, la première tranche des travaux de celui de Saint-Laurent-des-Hommes vient de débuter pour une livraison totale fin 2004.

Une fois la révision validée, le dernier étage du plan départemental sera constitué par la construction d'un centre d'incinération. Il est à l'étude et fait débat : le collectif Halt'incin s'y est opposé dans son recours.

« Pour l'instant nous attendons les études de faisabilité menées pas la SNCF. En fonction de son analyse technique, nous pourrons définir l'emplacement de l'usine d'incinération qui est la seule solution réaliste en bout de chaîne. Cette incertitude sera levée début 2002 », conclut Francis Colbac.

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