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Disneyland Paris, premier site de loisirs européen, fête ses dix ans

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 10/04/2002  |  Seine-et-MarneVal-d'OiseYvelinesParisSeine-Saint-Denis

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Disneyland Paris soufflera vendredi ses dix premières bougies aux côtés d'un nouveau parc sur le cinéma inauguré le mois dernier, avec le pari d'attirer, ensemble, 16 à 17 millions de visiteurs par an.
Les Américains de la Walt Disney Company avaient hésité entre l'Espagne et la France pour pénétrer le Vieux continent, mais les champs de betteraves à 32 kilomètres de Paris avaient raflé la mise.
Huit ans après les premiers contacts entre l'Etat et le groupe américain, le 12 avril 1992, naissait Disneyland Paris, au milieu d'une avalanche de critiques anti-américaines.

Etranglé par ses dettes, la petite enfance du parc s'est avérée difficile. "Tout est possible, y compris la fermeture", avait déclaré au bout de deux ans le grand patron américain, Michael Eisner, lors de difficiles négociations avec les banques.
En 1994, la société était renflouée par le prince saoudien Al-Walid, les banques créancières renonçaient temporairement à leurs intérêts et Walt Disney acceptait de suspendre ses redevances.
Depuis 1995, les bénéfices sont maintenant au rendez-vous et le chiffre d'affaires n'a cessé de croître, tiré par la progression constante des dépenses par visiteur dans le parc et les hôtels.

Même si les énormes remboursements mis en sommeil ont recommencé à peser en 1997, Disneyland Paris a affiché un insolent succès populaire en devenant le site payant le plus visité d'Europe.
Samedi 16 mars, un deuxième parc, plus petit, consacré à l'univers du cinéma, "Walt Disney Studios", a été ouvert au public, malgré l'endettement collossal de l'exploitant. Car cette industrie se montre très gourmande en nouveautés pour faire revenir les clients ou les retenir plus longtemps.

Grâce aux deux sites, le PDG du groupe français, l'Américain Jay Rasulo, espère ainsi allonger d'une journée le séjour de ses visiteurs, à 3,5 jours, et cumuler 16 à 17 millions d'entrées en année pleine.
Epafrance, l'établissement public d'aménagement de Marne-la-Vallée (cinq communes proches des parcs Disney) juge qu'il s'agit du "plus grand projet en terme économique et en terme de développement urbain réalisé depuis dix ans en France".

Les investissements privés consacrés aux deux parcs à thèmes et à de nouveaux développements autour du parc --bretelles autoroutières, gares RER ou TGV, logements, bureaux, centre commercial, hôtels-- auront totalisé 5,6 milliards d'euros sur une vingt ans (de 1987 à 2007), dont 579 M€ issus des caisses de l'Etat, mesure l'organisme.
Le premier parc Disneyland Paris a coûté quelque 3,51 Mds € et Walt Disney Studios 610 M€.

La convention passée entre l'exploitant du parc et l'Etat prévoit le développement sur trente ans, d'ici 2017, de 1.900 hectares. Elle évoque aussi la création, un jour, d'un troisième parc d'attractions.
Le paysage des loisirs français a été profondément bouleversé par le bulldozer Disney (12,2 millions d'entrées à lui tout seul, soit les billets de la Tour Eiffel et du Musée du Louvre réunis). En dix ans, les adeptes des parcs de loisirs ont été multipliés par dix, selon une récente étude de la Coface Scrl.

Le marché français est estimé aujourd'hui à 30 millions de visiteurs (pour 300 millions en Europe) avec 250 sites, dont la plupart minuscules et très saisonniers, tandis que le trio Disney-Astérix-Futuroscope accapare plus de la moitié de la clientèle.

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