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Diagnostic de performance énergétique de Guadeloupe (DPE-G)
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Diagnostic de performance énergétique de Guadeloupe (DPE-G)

le 15/11/2013  |  Guadeloupe

Performance énergétique -

Délibération du 14 juin 2013 abrogeant et remplaçant la délibération cr/11-373 Conseil régional de la guadeloupe JO du 30 juillet 2013 - NOR : CTRR1319800X

Le conseil régional de la Guadeloupe, réuni en assemblée plénière ordinaire le vendredi 14 juin 2013 à l’hôtel de région, sous la présidence de Mme Josette Borel-­Lincertin, présidente du conseil régional de la Guadeloupe.

(…)

Sur proposition du président du conseil régional et après avoir délibéré à l’unanimité,

Vu la Constitution, notamment ses articles 34 et 73, alinéa 3 ;

Vu la directive 89/106/CEE du Conseil du 21 décembre 1988 modifiée par la directive 93/68/CEE du Conseil du 22 juillet 1993 relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats membres concernant les produits de construction ;

Vu la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques, notamment la notification n° 2010/0763/F ;

Vu la directive 2010/31/UE du Parlement européen et du Conseil du 19 mai 2010 sur la performance énergétique des bâtiments ;

Vu le code général des collectivités territoriales, notamment les dispositions du titre III de son livre IV et ses articles LO 4435-1 à LO 4435-12 ainsi que son article L. 4433-18 ;

Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5 et R. 271-1 à R. 271-5 ;

Vu la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique, notamment son article 29 ;

Vu la loi n° 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, notamment son article 56 ;

Vu la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement ;

Vu la loi n° 2011-884 du 27 juillet 2011 relative aux collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, notamment son article 17 ;

Vu le décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique et à l’état de l’installation intérieure de gaz dans certains bâtiments ;

Vu le décret n° 2006-1653 du 21 décembre 2006 relatif aux durées de validité des documents constituant le dossier de diagnostic technique et modifiant le code de la construction et de l’habitation ;

Vu le décret n° 2007-363 du 19 mars 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en énergie, aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants et à l’affichage du diagnostic de performance énergétique ;

Vu le décret n° 2008-461 du 15 mai 2008 relatif au diagnostic de performance énergétique lors des mises en location de bâtiments à usage principal d’habitation et modifiant le code de la construction et de l’habitation ;

Vu le décret n° 2009-424 du 17 avril 2009 portant sur les dispositions particulières relatives aux caractéristiques thermiques, énergétiques, acoustiques et d’aération des bâtiments d’habitation dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 16 octobre 2006 définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques réalisant le diagnostic de performance énergétique et les critères d’accréditation des organismes de certification ;

Vu l’arrêté du 9 novembre 2006 portant approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 3 mai 2007 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants à usage principal d’habitation proposés à la location en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants ;

Vu l’arrêté du 21 septembre 2007 relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 7 décembre 2007 relatif à l’affichage du diagnostic de performance énergétique dans les bâtiments publics en France métropolitaine ;

Vu l’arrêté du 17 avril 2009 définissant les caractéristiques thermiques minimales des bâtiments d’habitation neufs dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de La Réunion ;

Vu l’arrêté du 17 avril 2009 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation neufs dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de La Réunion ;

Vu l’arrêté du 17 avril 2009 relatif à l’aération des bâtiments d’habitation neufs dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de La Réunion ;

Vu la délibération du conseil régional de la Guadeloupe CR/10-1369 du 17 décembre 2010, publiée au Journal officiel de la République française du 9 mars 2011 et relative à la demande d’habilitation prévue au titre de l’article 73 de la Constitution en matière de maîtrise de la demande d’énergie, de réglementation thermique pour la construction de bâtiments et de développement des énergies renouvelables ;

Vu la délibération du conseil régional de la Guadeloupe CR/11-373 du 19 avril 2011, publiée au Journal officiel de la République française du 20 mai 2011 relevant du domaine du règlement relative à la certification de la performance énergétique des bâtiments nouveaux et existants en Guadeloupe (DPE-G) ;

Vu la notification préalable à la Commission européenne n° 2010/0789/F effectuée le 16 décembre 2010 ;

Vu l’avis du conseil économique et social régional du 12 juin 2013 ;

Vu l’avis du conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement du 12 juin 2013 ;

Vu l’avis de la commission énergie du conseil régional de la Guadeloupe du 15 mai 2013 ;

Considérant que le conseil régional de la Guadeloupe est habilité, par la loi n° 2011-884 du 27 juillet 2011 relative aux collectivités territoriales de Guyane et de ­Martinique susvisée, sur la base des dispositions de l’article 73, troisième alinéa, de la Constitution et des articles LO 4435-2 à LO 4435-12 du code général des collectivités territoriales susvisés, pour une durée de deux ans à compter de sa promulgation, à fixer des règles spécifiques à la Guadeloupe en matière de maîtrise de la demande en énergie, de réglementation thermique pour la construction de bâtiments et de développement des énergies renouvelables, dans les limites prévues dans sa délibération CR/10-1369 susvisée du 17 décembre 2010, publiée au Journal officiel de la République française du 9 mars 2011 ;

Considérant qu’afin de pallier les insuffisances de la réglementation thermique alors en vigueur dans les départements d’outre-mer, dénommée « RTAA DOM », et notamment l’absence de transposition opérationnelle du volet certification tel que prévu par la directive 2010/31/UE du Parlement européen et du Conseil du 19 mai 2010 sur la performance énergétique des bâtiments précitée, le conseil régional de la Guadeloupe a, par délibération CR/11-373 du 19 avril 2011 susvisée, souhaité mettre en place des règles spécifiques à la Guadeloupe en matière de certification de la performance énergétique des bâtiments nouveaux et existants par la création du diagnostic de performance énergétique Guadeloupe (« DPE-G ») ;

Considérant qu’après deux années d’application, et au regard des informations recueillies auprès des professionnels, il est apparu nécessaire d’apporter à cette réglementation un certain nombre d’améliorations ; que dans ce cadre il convient d’adopter une nouvelle délibération remplaçant la délibération du conseil régional de la Guadeloupe CR/11-373 du 19 avril 2011 relevant du domaine du règlement relative à la certification de la performance énergétique des bâtiments nouveaux et existants en Guadeloupe (DPE-G) précitée ;

Sur le rapport présenté par la présidente du conseil régional et après en avoir délibéré, le conseil régional de la Guadeloupe,

Décide :

Article 1

I. – La délibération du conseil régional de la Guadeloupe CR/11-373 du 19 avril 2011, publiée au Journal officiel de la République française du 20 mai 2011, relevant du domaine du règlement relative à la certification de la performance énergétique des bâtiments nouveaux et existants en Guadeloupe (DPE-G) est abrogée.

II. – En application de l’article 17 de la loi n° 2011-884 du 27 juillet 2011 relative aux collectivités territoriales de Guyane et de Martinique, sont fixées des règles spécifiques à la Guadeloupe en matière de certification de la performance énergétique des bâtiments nouveaux et existants par la création du diagnostic de performance énergétique Guadeloupe (« DPE-G »).

III. – Ces règles complètent et dérogent, pour la Guadeloupe, en tant que de besoin aux textes ­suivants :

– code de la construction et de l’habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5 et R. 271-1 à R. 271-5 ;

décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique et à l’état de l’installation intérieure de gaz pour certains bâtiments ;

décret n° 2006-1653 du 21 décembre 2006 relatif aux durées de validité des documents constituant le dossier de diagnostic technique et modifiant le code de la construction et de l’habitation ;

décret n° 2007-363 du 19 mars 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en énergie, aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants et à l’affichage du diagnostic de performance énergétique ;

décret n° 2008-461 du 15 mai 2008 relatif au diagnostic de performance énergétique lors des mises en location de bâtiments à usage principal d’habitation et modifiant le code de la construction et de l’habitation ;

– arrêté du 15 septembre 2006 susvisé relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ;

– arrêté du 15 septembre 2006 susvisé relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine ;

– arrêté du 16 octobre 2006 susvisé définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques réalisant le diagnostic de performance énergétique et les critères d’accréditation des organismes de certification ;

– arrêté du 9 novembre 2006 susvisé portant approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique en France métropolitaine ;

– arrêté du 3 mai 2007 susvisé relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants à usage principal d’habitation proposés à la location en France métropolitaine ;

– arrêté du 3 mai 2007 susvisé relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants ;

– arrêté du 21 septembre 2007 susvisé relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments neufs en France métropolitaine ;

– arrêté du 7 décembre 2007 susvisé relatif à l’affichage du diagnostic de performance énergétique dans les bâtiments publics en France métropolitaine.

Chapitre Ier Champ d’application

Article 2

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux bâtiments et parties de bâtiments neufs remplissant l’une ou l’autre des conditions suivantes :

– logements dont au moins l’une des chambres est équipée d’un système de climatisation ;

– bâtiments et parties de bâtiments à usage de bureaux ou de commerce, dont la surface de plancher climatisée est supérieure à 50 m².

Article 3

Les dispositions de la présente délibération sont applicables aux bâtiments et parties de bâtiments existants remplissant l’une ou l’autre des conditions suivantes :

– logements dont au moins l’une des chambres est équipée d’un système de climatisation ;

– bâtiments et parties de bâtiments à usage de bureaux, de commerce, d’enseignement, d’hôtel et de santé, dont la surface de plancher climatisée est supérieure à 50 m² ;

– bâtiments publics dont la surface de plancher climatisée est supérieure à 500 m², quelle que soit la nature de l’usage.

Les surélévations ou additions de bâtiments existants dont la surface de plancher est supérieure ou égale à 150 m² ou à 30 % de la surface de plancher des bâtiments existants sont considérés comme des constructions neuves.

Article 4

Les dispositions de la présente délibération ne sont pas ­applicables :

– aux constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation égale ou inférieure à deux ans ;

– aux monuments historiques classés ou inscrits à l’inventaire en application du code du patrimoine ;

– aux bâtiments servant de lieux de culte et utilisés pour des activités religieuses ;

– aux bâtiments indépendants dont la surface de plancher est inférieure à 50 m2.

Chapitre II Définitions

Article 5

Les termes nécessaires à la compréhension de la présente délibération sont définis en annexe 1.

Chapitre III Délivrance des certificats

Article 6

Le maître d’ouvrage procède à la certification des bâtiments nouveaux et parties nouvelles de bâtiments au plus tard à la date d’achèvement des travaux.

Article 7

Tout propriétaire d’un bâtiment public, d’un centre commercial existant ou d’un bâtiment existant à usage d’enseignement, d’hôtel ou de santé n’ayant pas procédé à la première certification à la date de publication de la présente délibération dispose d’un délai d’un an pour y procéder. Il procède au renouvellement du certificat au plus tard à sa date d’expiration.

Article 8

Le propriétaire d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment existant présente un certificat en cours de validité lors de toute transaction immobilière de type vente ou location.

Chapitre IV Lot rattaché à un certificat

Article 9

Dans le cas d’un bâtiment ou d’une partie d’un bâtiment à usage résidentiel en construction neuve, un certificat unique est établi pour l’ensemble des logements d’un même bâtiment.

Dans le cas d’un bâtiment ou d’une partie d’un bâtiment à usage non résidentiel en construction neuve, un certificat est établi pour chaque zone de calcul requise par la réglementation thermique de la construction neuve en vigueur.

En tout état de cause, des zones d’usages résidentiel et non résidentiel d’un même bâtiment ne peuvent pas faire l’objet d’un certificat unique.

Article 10

Dans le cas d’un bâtiment ou d’une partie d’un bâtiment à usage résidentiel existant, un certificat est établi pour chaque logement.

Dans le cas d’un bâtiment ou d’une partie d’un bâtiment public à usage non résidentiel existant, un certificat unique est établi par bâtiment, ou à défaut par groupe de bâtiments situés en aval d’un même compteur électrique.

Dans le cas d’un bâtiment existant ou d’une partie d’un bâtiment existant non public à usage non résidentiel, un certificat est établi par bâtiment et par propriétaire, ou à défaut par groupe de bâtiments situés en aval d’un unique compteur électrique.

Dans le cas d’un centre commercial existant, un certificat unique est établi pour l’ensemble du centre.

Chapitre V Contenu du certificat

Article 11

Le certificat comporte a minima les éléments suivants :

1. L’identification du bien considéré établie selon l’annexe 2 ;

2. Le bilan énergétique annuel établi selon les dispositions des articles 12, 13, 14, 15 et 16 de la présente délibération et faisant apparaître la quantité d’énergie déductible produite à partir de sources renouvelables ;

3. Le bilan des émissions de gaz à effet de serre, établi selon les dispositions de l’article 17 de la présente délibération ;

4. L’indicateur de consommation énergétique établi selon l’annexe 3 et son classement selon une échelle de A à G définie en annexe 4 ;

5. Les indicateurs de l’efficacité énergétique et du confort établis selon les dispositions de l’article 18 de la présente délibération ;

6. Des recommandations quant à l’amélioration, optimale économiquement, de la performance énergétique du bâtiment ou de la partie de bâtiment, à moins qu’un tel potentiel d’amélioration ne soit pas raisonnablement envisageable par comparaison avec les exigences en vigueur en matière de performance énergétique (suivant l’annexe 5 de la présente délibération). Les recommandations incluses dans le certificat portent sur :

– les mesures susceptibles d’être prises lors d’une rénovation importante de l’enveloppe du bâtiment ou des systèmes techniques du bâtiment ;

– les mesures qui concernent des éléments du bâtiment, hors rénovation importante de l’enveloppe du bâtiment ou des systèmes techniques du bâtiment ;

et intègrent, pour les bâtiments neufs, les mesures éventuellement requises pour la mise en conformité avec la réglementation thermique Guadeloupe, établie par la délibération CR/13-679 relative à la réglementation thermique et aux caractéristiques thermiques de l’enveloppe des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments en Guadeloupe (RTG) ;

7. Le certificat précise où le propriétaire ou le locataire peut obtenir des informations plus détaillées, y compris en ce qui concerne la rentabilité des recommandations figurant dans le certificat. L’évaluation de la rentabilité est basée sur un ensemble d’hypothèses normalisées, telles que les économies d’énergie réalisées, les prix de l’énergie concernée ainsi qu’une première prévision des coûts. Il comporte en outre des informations sur les mesures à prendre pour mettre en œuvre ces recommandations. D’autres informations sur des sujets connexes, tels que les audits énergétiques, ou les mesures d’incitation financière ou autres et les possibilités de financement, peuvent aussi être fournies au propriétaire ou au ­locataire ;

8. La date de la prochaine échéance d’inspection du système de climatisation en application de la délibération CR/11-374 relative à l’inspection périodique des systèmes de climatisation et des pompes à chaleur réversibles dont la puissance frigorifique est supérieure à 12 kilowatts (kW), si ­celui-ci existe ;

9. La déclaration de la méthode de calcul utilisée ;

10. Pour les bâtiments neufs, la mention de la conformité avec la délibération CR/13-679 relative à la réglementation thermique et aux caractéristiques thermiques de l’enveloppe des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments en Guadeloupe (RTG).

11. Pour les bâtiments existants : la source d’information sur la consommation, pouvant être :

i. Factures (avec précision des dates de début et de fin de la ­période) ;

ii. Etat des lieux (avec précision des dates de début : entrée et de fin : sortie) ;

iii. Index cumulé du compteur (avec précision de la date de début : mise en service et de fin : date de relevé de l’index) ;

iv. Aucune information disponible.

Le certificat est conforme au modèle présenté en annexe 6.

Chapitre VI Définition des indicateurs

Article 12

Dans le cas d’un bâtiment en construction neuve, la consommation d’énergie E du lot est calculée selon la formule suivante :

E = E_C E_W E_L E_AU – E_PE

Avec :

E : consommation d’énergie ;

E_C : estimation de la consommation électrique de l’équipement de climatisation ;

E_W : estimation de la consommation électrique de l’équipement d’eau chaude sanitaire ;

E_L : estimation de la consommation électrique de l’installation d’éclairage ;

E_AU : estimation conventionnelle de la consommation électrique relative aux autres usages de l’énergie ;

E_PE : estimation de la production d’électricité à demeure à partir de sources renouvelables, imputable au lot, injectée sur le réseau et plafonnée selon l’article 16 de la présente délibération.

L’annexe 3 définit la méthode de calcul conventionnel de E_AU et des méthodes simplifiées pour le calcul de E_C, E_W, E_L et E_PE.

Article 13

Dans le cas d’un bâtiment existant, la consommation d’énergie E du lot est calculée selon la formule suivante :

E = E_CE – E_PE

Avec :

– E_CE : consommation électrique tous usages confondus, déterminée en calculant la moyenne de la consommation réelle en kWh figurant sur les factures d’électricité des trois dernières années, ou à défaut de la dernière année, ou selon une méthode à l’initiative de l’expert ;

– E_PE : production d’électricité à demeure à partir de sources renouvelables, imputable au lot et injectée sur le réseau. Cette valeur est déterminée en calculant la moyenne de la production réelle en kWh figurant sur les factures de rachat des trois dernières années, ou à défaut de la dernière année, ou selon une méthode à l’initiative de l’expert. Cette valeur est plafonnée selon l’article 16 de la présente délibération : E_PE = min(PE ; TRC × S/Fep), avec :

– PE : production d’électricité effective imputable au lot étudié, en kWhef /an ;

– TRC : valeur de la tranche C de l’étiquette énergie selon l’annexe 4.1 de la présente délibération, en kWhep /m².an (soit pour les bâtiments résidentiels : 50 kWhep / m². an ; pour les bâtiments non résidentiels : 200 kWhepp/m².an) ;

– S : surface de plancher du lot étudié ;

– Fep : facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire défini en annexe 7 de la présente délibération ;

– min(X ; Y) : opérateur valeur minimale des valeurs X et Y.

Article 14

L’énergie produite ou consommée par un équipement mutualisé est imputée au lot au prorata de sa surface de plancher rapportée à la surface de plancher totale de la partie de bâtiment qu’il dessert.

Article 15

La consommation d’énergie E est exprimée dans les trois unités suivantes :

– en kWhef d’énergie finale par an ;

– en kWhep d’énergie primaire par an ;

– en kWhep d’énergie primaire par mètre carré et par an, unité dans laquelle est exprimé l’indicateur de consommation d’énergie.

Article 16

Pour les bâtiments neufs et existants, la valeur de la déduction de la production d’électricité à demeure à partir de sources renouvelables, exprimée en kWhep d’énergie primaire par mètre carré et par an, n’excède pas la valeur de l’amplitude de la tranche C de l’échelle de l’étiquette énergie correspondant au type d’usage du lot considéré et définie en annexe 4.

Article 17

L’émission de gaz à effet de serre m_CO2 est calculée à partir de la consommation d’énergie E par application de la formule suivante :

m_CO2 = E × K_del

Avec :

m_CO2 : émission de gaz à effet de serre ;

K_del : facteur de conversion de l’énergie finale en émission de gaz à effet de serre défini en annexe 7 ;

E : consommation d’énergie en énergie finale.

L’émission de gaz à effet de serre m_CO2 est exprimée en kg.CO2 par an.

Article 18

Sont fixés les indicateurs de l’efficacité énergétique et du confort suivants :

– I_C est l’indicateur d’efficacité de la climatisation.

L’indicateur I_C d’efficacité de la climatisation est égal au rendement annuel moyen du système de climatisation. Il est calculé selon la formule suivante :

I_C = EER × CFA

Avec :

– EER : rendement nominal du système de climatisation. Il est déterminé par l’expert ou pris égal à sa valeur par défaut selon le tableau figurant en annexe 3. Coefficient sans dimension ;

– CFA : coefficient de fonctionnement annuel lié aux conditions réelles de fonctionnement du système de climatisation. Il est déterminé par l’expert ou pris égal à sa valeur par défaut selon le tableau figurant en annexe 3. Coefficient sans dimension compris entre 0 et 1.

– I_W est l’indicateur d’efficacité de l’installation d’eau chaude sanitaire (ECS).

Il est calculé selon la formule suivante :

I_W = ?_W/(1-k_ENR)

Avec :

– ?_W : rendement de l’équipement ECS, relevé par l’expert ou pris par défaut selon les valeurs figurant en annexe 3. C’est un coefficient sans dimension compris entre 0 et 1 ;

– k_ENR : taux de couverture solaire estimé par l’expert ou pris par défaut selon les valeurs figurant en annexe 3. C’est un coefficient sans dimension compris entre 0 et 0,95 ;

– I_L est l’indicateur d’efficacité de l’éclairage.

Il ne s’applique pas aux parties de bâtiment à usage résidentiel. Il est égal au ratio de la puissance électrique installée par sa surface de plancher et s’exprime en W/m².

– ICT est l’indicateur de confort thermique.

Il s’applique exclusivement aux parties neuves de bâtiment à usage résidentiel. Il est égal à la moyenne des valeurs ICT calculées pour chaque logement inclus dans le lot, selon la méthode RTG définie dans la délibération CR/13-679 relative aux caractéristiques thermiques de l’enveloppe des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.

Chapitre VII Affichage et transmission du certificat

Article 19

L’exploitant d’un bâtiment public qui accueille un établissement recevant du public, de la 1re à la 4e catégorie au sens de l’article R. 123-19 du code de la construction et de l’habitation, affiche le certificat de manière visible pour le public à proximité de l’entrée principale ou du point d’accueil.

Article 20

L’exploitant d’un hôtel ou d’un centre commercial affiche le certificat de manière visible pour le public à proximité du point d’accueil.

Article 21

Lorsque sont proposés à la vente ou à la location :

– un bâtiment possédant un certificat ;

– une partie de bâtiment incluse dans un bâtiment possédant un certificat ;

– une partie de bâtiment possédant un certificat.

Les mesures suivantes sont respectées par le vendeur ou le bailleur, ou par tout tiers intéressé :

– l’indicateur de performance énergétique du certificat du bâtiment ou de la partie de bâtiment, selon le cas, figure dans les publicités paraissant dans les médias commerciaux ;

– le certificat ou une copie de celui-ci est transmis au nouveau locataire ou propriétaire avant signature de la transaction.

Il est précisé pour les besoins de la présente délibération que l’obligation d’affichage porte exclusivement sur la première page du ­certificat.

Chapitre VIII Validité

Article 22

Les certificats établis pour une construction neuve ont une durée de validité de trois ans à compter de leur date d’émission.

Les certificats établis pour un bâtiment existant ont une durée de validité de dix ans à compter de leur date d’émission.

Les certificats établis pour un bâtiment existant sans visite sur site de l’expert ne sont pas considérés comme en conformité avec la présente délibération.

Chapitre IX Qualification des experts chargés de la certification

Article 23

I. – Les certificats DPE-G prévus par la présente délibération sont établis par des personnes dont les compétences ont été certifiées par des organismes et selon les modalités visés au paragraphe II et après avoir démontré leur connaissance, leur compréhension et leur maîtrise de la réglementation thermique spécifique à la Guadeloupe.

II. – Les organismes accrédités conformément aux dispositions de l’arrêté du 16 octobre 2006 précité pour délivrer la certification des compétences en France métropolitaine sont autorisés à délivrer la certification des compétences en Guadeloupe. Le contenu des examens théorique et pratique, adapté aux particularités de la construction et de la règlementation thermique en Guadeloupe, est préalablement agréé par le conseil régional.

La durée de validité des certificats de compétence est de deux ans. Dans le cas d’un renouvellement de la certification des compétences, cette durée est étendue à cinq ans.

Chapitre X Reconnaissance mutuelle des méthodes

Article 24

Dans la mesure où les dispositions réglementaires et instructions prises par la région Guadeloupe relatives au DPE-G fournissent des informations sur les méthodes utilisables, en complément et à la place de celles-ci, les normes d’un niveau équivalent qui sont en vigueur dans l’Espace économique européen peuvent également être utilisées.

L’expert chargé d’établir le DPE-G utilise l’une des méthodes suivantes :

– la méthode définie dans la présente délibération ;

– une des méthodes européennes définies par le Comité européen de normalisation.

Cette disposition s’applique exclusivement pour le calcul de E_C, E_L, E_W et E_PE, dont la méthode de calcul est définie en ­annexe 3.

Chapitre XI Mesures techniques d’application

Article 25

Sont considérées comme des « mesures techniques d’application » les dispositions suivantes :

– le tableau des valeurs par défaut du rendement des systèmes de climatisation figurant en ­annexe 3 ;

– le tableau des valeurs conventionnelles de consommation et de rendement d’ECS figurant en annexe 3 ;

– les valeurs par défaut de couverture solaire figurant en annexe 3 ;

– le tableau des valeurs conventionnelles des ratios de consommation relatives aux autres usages figurant en annexe 3 ;

– le tableau des valeurs des seuils définissant l’échelle de l’étiquette énergie figurant en annexe 3 ;

– le tableau des valeurs des seuils relatifs aux graphes de l’efficacité énergétique et du confort figurant en annexe 3 ;

– les modèles de certificat figurant en annexe 6 ;

– les valeurs des facteurs de conversion figurant en annexe 7.

Chapitre XII Exécution

Article 26

Conformément aux dispositions de l’article LO 4435-7 du code général des collectivités territoriales, la présente délibération entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française.

La présidente du conseil régional, le directeur général des services de la région et, en tant que besoin, les services compétents de l’Etat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente délibération.

Fait à Basse-Terre, le 14 juin 2013.

Annexe 1

Définitions

Bâtiment

Un bâtiment est une construction dotée d’un toit et de murs, dans laquelle de l’énergie est utilisée pour réguler le climat intérieur.

Bâtiment existant

Un bâtiment existant est un bâtiment en exploitation depuis plus de trois ans.

Bâtiment ou partie de bâtiment à usage de bureaux

Un bâtiment ou partie de bâtiment à usage de bureaux inclut les circulations, les locaux de service, les archives si elles sont attenantes aux bureaux sur un même niveau, les zones d’accueil du public classées ERP type W au sens de l’article GN 1 de l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP), si elles sont attenantes aux bureaux.

Bâtiment ou partie de bâtiment à usage de commerce

Les zones de bâtiment à usage de commerce sont les zones classées ERP type M au sens de l’article GN 1 de l’arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP).

Un bâtiment ou partie de bâtiment à usage de commerce exclut :

– les bars, les hôtels et les restaurants ;

– les réserves à l’exception des réserves attenantes aux commerces ne disposant pas d’un système de ventilation apte à en dissiper les ­surchauffes.

Bâtiment ou partie de bâtiment à usage résidentiel

Un bâtiment ou partie de bâtiment à usage résidentiel inclut les logements individuels ou collectifs, à l’exclusion des foyers pour personnes âgées, des résidences médicalisées, des hôtels, des résidences de tourisme conçues pour des durées de location inférieures à quatre mois en moyenne, des internats et résidences universitaires.

Bâtiment ou partie de bâtiment à usage de santé

Un bâtiment ou partie de bâtiment à usage de santé inclut les établissements hospitaliers, les foyers pour personnes âgées et les résidences médicalisées.

Bâtiment public

Un bâtiment public est un bâtiment dont le propriétaire est une personne publique.

Centre commercial

Un centre commercial est un bâtiment ou partie de bâtiment à usage de commerce, abritant plusieurs magasins ou services desservis par une circulation commune intérieure au bâtiment. Les centres commerciaux incluent les bars et restaurants ainsi que les réserves attenantes.

Diagnostic de performance énergétique Guadeloupe ou DPE-G

Un diagnostic de performance énergétique Guadeloupe ou DPE-G est le processus de certification établi par la région Guadeloupe. La certification aboutit à la délivrance d’un certificat de performance énergétique, dénommé certificat dans la présente délibération, document qui indique la performance énergétique d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment.

Equipement mutualisé

Un équipement mutualisé est un système technique de bâtiment qui ne peut pas être rattaché intégralement à un lot unique.

Energie primaire

Une énergie primaire est une énergie provenant de sources renouvelables ou non renouvelables qui n’a subi aucun processus de conversion ni de transformation.

Energie produite à partir de sources renouvelables

Une énergie produite à partir de sources renouvelables est une énergie produite à partir de sources non fossiles renouvelables, à savoir énergie éolienne, solaire, aérothermique, géothermique, hygrothermique, marine et hydroélectrique, biomasse, gaz de décharge, gaz des stations d’épuration d’eaux usées et biogaz.

Enveloppe du bâtiment

Une enveloppe du bâtiment est les éléments intégrés d’un bâtiment qui séparent son intérieur de son environnement extérieur.

Expert

Un expert est une personne en charge de la certification DPE-G et répondant aux critères de qualification définis à l’article 10.

Lot rattaché à un certificat

Un lot rattaché à un certificat est la partie de bâtiment sur laquelle porte le certificat.

Performance énergétique d’un bâtiment

La performance énergétique d’un bâtiment est la quantité d’énergie calculée ou mesurée nécessaire pour répondre aux besoins énergétiques liés à une utilisation normale du bâtiment.

Rénovation importante

Une rénovation importante est une rénovation d’un bâtiment lorsqu’elle présente au moins l’une des caractéristiques suivantes :

a) Le coût total de la rénovation qui concerne l’enveloppe du bâtiment ou les systèmes techniques du bâtiment est supérieur à 25 % de la valeur du bâtiment, à l’exclusion de la valeur du terrain sur lequel il se trouve ;

b) Plus de 25 % de la surface de l’enveloppe du bâtiment fait l’objet d’une rénovation.

Surface de plancher

La surface de plancher est définie dans l’article R. 112-2 du code de l’urbanisme. Elle est exprimée en mètres carrés (m²).

Surface de plancher climatisée

La surface de plancher climatisée est la somme des surfaces de plancher des pièces dans lesquelles de l’énergie est utilisée pour réguler la température intérieure à une température inférieure à la température extérieure.

Système de climatisation

Un système de climatisation est une combinaison des composantes nécessaires pour assurer le traitement de l’air intérieur, par laquelle la température est contrôlée ou peut être abaissée.

Système technique de bâtiment

Un système technique de bâtiment est un équipement technique de refroidissement, de ventilation, de production d’eau chaude, d’éclairage d’un bâtiment ou d’une partie de bâtiment, ou combinant plusieurs de ces fonctions.

Annexe 2

Identification et description du bien

Les éléments suivants figurent sur le certificat :

1. Identification du bien

Numéro du certificat.

Date de fin de validité du certificat ;

Type de bâtiment (usage), selon la liste suivante :

– logement en maison individuelle ;

– logement en immeuble collectif ;

– commerce ;

– bureaux ;

– hôtel ;

– bâtiment de santé ;

– enseignement ;

Année de construction du bâtiment ou, à défaut, évaluation de cette date.

Données de surface du lot, comprenant :

– surface de plancher du lot exprimée en mètres carrés ;

– surface de plancher climatisée du lot exprimée en mètres carrés ;

– le ratio surface de plancher climatisée/surface de plancher.

Adresse complète du lot. Lorsque le lot est une partie de bâtiment, l’adresse inclut la situation du lot dans le bâtiment.

Pour un bâtiment en construction neuve : nom et prénom du maître d’ouvrage et ses coordonnées postales.

Pour un bâtiment existant : nom et prénom du propriétaire et ses coordonnées postales.

Nom, signature, coordonnées téléphoniques et postales de la personne chargée du diagnostic.

Pour un bâtiment existant : date de visite par cette personne.

Date d’émission du diagnostic.

Nom et coordonnées postales du gestionnaire du lot ou syndic de copropriété.

2. Descriptif technique du lot et de ses équipements

Types de murs de façade, notamment les dispositions de protection solaire, d’isolation thermique et le coloris.

Types de toiture, notamment les dispositions de protection solaire, d’isolation thermique et le coloris.

Types de baies donnant sur l’extérieur, en précisant notamment :

– le type d’ouverture (jalousies, ouvrant coulissant, ouvrant à la française…) ;

– le type de matériau constituant le cadre (PVC, aluminium, bois…) ;

– le type de protection solaire ;

– le type de vitrage (simple, double, vitrage spécial…) ;

– le niveau d’étanchéité à l’air des baies donnant sur des locaux ­climatisés ;

– pour les logements : une estimation du ratio de la surface d’ouverture libre, par rapport à la surface de façade.

Indicateurs qualitatifs du niveau de performance de l’enveloppe, établis selon les consignes spécifiées par la région Guadeloupe.

Pour les logements : présence de brasseurs d’air.

Dispositif(s) de climatisation : pour chaque dispositif, indiquer le type, la puissance, le rendement.

Dispositif(s) d’eau chaude sanitaire : indiquer la superficie des capteurs imputable au présent lot, l’estimation du rendement thermique et du taux de couverture solaire, la capacité de stockage, le rendement, et la présence ou non d’un appoint électrique.

Pour les bâtiments non résidentiels : le dispositif de ventilation­ ­hygiénique.

Equipements de production photovoltaïque : préciser la puissance crête et la production annuelle moyenne imputables au lot, la capacité de stockage électrique, la réinjection ou non sur le réseau électrique public.

Informations d’exploitation des locaux : préciser le niveau d’occupation en termes d’horaires, d’une part, et de taux de semaines occupées, d’autre part. Préciser les températures de consignes des systèmes en occupation et inoccupation constatées ou déclarées par l’occupant. Pour les bâtiments non résidentiels, préciser l’indicateur d’intensité d’usage adapté au type de bâtiment et calculer le ratio énergétique entre le bilan total annuel en énergie primaire et l’intensité d’usage.

Annexe 3

Calcul de la performance énergétique du bâtiment (indicateur de la consommation d’énergie)

Le calcul de l’indicateur de consommation d’énergie passe par les étapes suivantes :

– calcul des consommations en énergie finale ;

– calcul des consommations en énergie primaire ;

– calcul de l’indicateur (ratio de la consommation en énergie primaire ramenée à la surface de plancher).

1. Calcul des consommations en énergie finale en construction neuve

E_C : estimation de la consommation de l’équipement de climatisation.

Une méthode simplifiée du calcul de la consommation de l’équipement de climatisation est la suivante :

Pour calculer les consommations, on divise les besoins de refroidissement par le rendement annuel moyen de l’équipement. Les besoins de refroidissement sont calculés à partir de l’outil de calcul RTG associé à la méthode RTG définie dans la délibération CR/13-679 relative aux caractéristiques thermiques de l’enveloppe des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments en Guadeloupe. Le rendement annuel moyen est déterminé par l’expert par produit de l’EER nominal du système de climatisation et du coefficient minorateur de fonctionnement annuel lié aux conditions réelles de fonctionnement du système de climatisation.

E_C = (Bfroid_sensible Bfroid_latent) × Szone_climatisée/(EER × CFA)

Avec :

E_C : consommation électrique estimée pour la climatisation du lot, exprimée en kWhef /an ;

Bfroid_sensible : ratio de besoin de froid sensible calculé depuis l’outil de calcul RTG, exprimé en kWhfroid /m².an. Il s’agit de l’une des trois composantes de l’indicateur BBIO.

Bfroid_latent : ratio de besoin de froid latent calculé depuis l’outil de calcul RTG, exprimé en kWhfroid /m².an. Il s’agit de l’une des trois composantes de l’indicateur BBIO ;

Szone_climatisée : surface de plancher de la zone climatisée, exprimée en mètres carrés. En résidentiel, la zone climatisée est la somme des zones nuit climatisées et des zones jour climatisées du lot. En non résidentiel, la zone climatisée est le lot complet.

EER : rendement nominal du système de climatisation. Il est déterminé par l’expert ou pris égal à sa valeur par défaut. Coefficient sans dimension ;

CFA : coefficient de fonctionnement annuel lié aux conditions réelles de fonctionnement du système de climatisation. Il est déterminé par l’expert ou pris égal à sa valeur par défaut. Coefficient sans dimension compris entre 0 et 1.

Le tableau suivant fournit des valeurs par défaut de EER et CFA :

TABLEAU

E_W : estimation de la consommation de l’équipement de production d’eau chaude sanitaire.

Une méthode simplifiée du calcul de la consommation de l’équipement de production d’eau chaude sanitaire est la suivante :

– s’il existe un appoint électrique :

E_W = Q × RCecs × (?_Wdéfaut/?_W) × (1-k_ENR) ;

– s’il n’existe pas d’appoint électrique : E_W = 0.

Avec :

E_W : consommation électrique pour l’ECS, exprimée en kWhef/an ;

Q : quantité exprimée dans l’unité U utilisée dans le ratio RCecs (effectif si bureaux, surface de plancher si logements) ;

RCecs : ratio conventionnel de consommation d’ECS, exprimé en kWhef/U/an ;

?_Wdéfaut : rendement de l’équipement ECS défini par défaut (coefficient compris entre 0 et 1) ;

?_W : rendement de l’équipement ECS défini par l’expert (coefficient compris entre 0 et 1) ;

k_ENR : taux de couverture solaire réel défini par l’expert (coefficient compris entre 0 et 0,95).

Les ratios de consommation conventionnels (RCecs) et rendements d’ECS par défaut (?_Wdéfaut) sont pris égaux à :

TABLEAU

Dans le cas d’un chauffe-eau solaire, la couverture solaire k_ENR est déterminée par l’expert ou prise par défaut égale aux valeurs suivantes :

0,70 dans le cas d’une installation individuelle ;

0,50 dans le cas d’une production collective.

E_L : estimation de la consommation de l’installation d’éclairage :

Une méthode simplifiée du calcul de la consommation d’éclairage est la suivante : la consommation est prise égale aux besoins annuels d’énergie pour l’usage éclairage. Les besoins de d’éclairage sont calculés à partir de l’outil de calcul RTG associé à la méthode RTG définie dans la délibération CR/13-679 relative aux caractéristiques thermiques de l’enveloppe des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.

E_L = Béclairage × S

Avec :

E_L : consommation électrique estimée pour l’éclairage du lot, exprimée en kWhef/an ;

Béclairage : ratio de besoin d’éclairage calculé depuis l’outil de calcul RTG, exprimé en kWhef/m².an. Il s’agit de l’une des trois composantes de l’indicateur BBIO ;

S : surface de plancher totale du lot étudié, exprimée en mètres carrés.

E_AU : estimation de la consommation relative aux autres usages de l’énergie :

La méthode conventionnelle de calcul de la consommation relative aux autres usages de l’énergie est la suivante :

E_AU = S × RCau

Avec :

E_AU : estimation conventionnelle de la consommation électrique relative aux autres usages de l’énergie, exprimée en kWhef/an ;

S : surface de plancher du lot, exprimée en mètres carrés ;

RCau : ratio conventionnel de consommation relative aux autres usages, exprimé en kWhef/m².an, dont la valeur est définie dans le tableau suivant :

TABLEAU

E_PE : estimation de la production d’électricité produite à partir de sources renouvelables imputable au lot :

Dans le cas d’une installation photovoltaïque, une méthode simplifiée du calcul de la production E_PE, plafonnée selon l’article 16 de la présente délibération, est la suivante :

E_PE = min (1 350 × PC ; TRC × S/Fep)

Avec :

PC : puissance crête installée imputable au lot étudié, en kW crête ;

E_PE : production d’électricité photovoltaïque plafonnée imputable au lot étudié, en kWhef/an ;

TRC : valeur de la tranche C de l’étiquette énergie selon l’annexe 4.1 de la présente délibération, en kWhep/m².an (soit pour les bâtiments résidentiels : 50 kWhep/m².an ; pour les bâtiments non résidentiels : 200 kWhep/m².an) ;

S : surface de plancher du lot étudié ;

Fep : facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire défini en annexe 7 de la présente délibération ;

min (X ; Y) : opérateur valeur minimale des valeurs X et Y.

Ce calcul peut être effectué directement à partir de l’outil de calcul RTG associé à la méthode RTG définie dans la délibération relative aux caractéristiques thermiques de l’enveloppe des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.

Dans le cas d’une installation autre que photovoltaïque, la méthode d’estimation de E_PE est laissée à l’initiative de l’expert, mais doit être validée par le contrôleur.

2. Conversion des consommations en énergie primaire et en émission de gaz à effet de serre

La consommation en énergie primaire est obtenue par le produit de la consommation en énergie finale par le facteur de conversion défini en annexe 7 de la présente délibération.

L’émission de gaz à effet de serre est obtenue par le produit de la consommation en énergie finale par le facteur de conversion défini en annexe 7 de la présente délibération.

3. Calcul de l’indicateur (ratio de la consommation raménée à la surface de plancher)

L’indicateur de consommation énergétique est égal à la consommation tous usages E exprimée en kWh énergie primaire par an, divisée par la surface de plancher. Il s’exprime en kWhep/m²/an.

Dans le cas des bâtiments existants dont aucune information de consommation ne peut être obtenue, l’indicateur de consommation énergétique prend la valeur « NC ».

Annexe 4

Échelles des étiquettes et graphes

1. Etiquette énergie

L’étiquette énergie présente le classement de l’indicateur de consommation d’énergie (rapport de la quantité d’énergie primaire du lot par rapport à sa surface de plancher), selon une échelle de référence de A à G (soit un classement dans une échelle de sept classes).

Elle doit être conforme au modèle de présentation défini à l’annexe 5 de la présente délibération.

Les couleurs qui doivent être utilisées pour l’impression de l’étiquette énergie sont les suivantes :

– pour la flèche représentant la classe A : 100 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la flèche représentant la classe B : 70 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la flèche représentant la classe C : 30 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la flèche représentant la classe D : 0 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la flèche représentant la classe E : 0 % cyan, 30 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la flèche représentant la classe F : 0 % cyan, 70 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la flèche représentant la classe G : 0 % cyan, 100 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour le contenu : 100 % cyan, 0 % magenta, 70 % jaune, 0 % noir.

Tout le texte doit être rédigé en caractères noirs, à l’exception du curseur situant le niveau de consommation dans l’échelle et du texte situé dans la barre rouge représentant la classe G. Ce curseur comporte du texte blanc sur fond noir. Le texte figurant dans la classe G doit être en blanc. Le fond de l’étiquette doit être blanc.

Une reproduction lisible en noir et blanc de l’étiquette peut être produite ainsi que de l’ensemble du certificat.

L’étiquette énergie mentionne les limites de classes définies dans les tableaux suivants :

Deux modèles de DPE permettent de classer les bâtiments selon leur occupation et leur domaine d’activité :

– les bâtiments résidentiels ;

– les bâtiments non résidentiels.

Les classes s’appliquent aux constructions neuves et aux bâtiments existants.

TABLEAU

2. Graphes de l’efficacité énergétique et du confort

Chaque indicateur est représenté sur une échelle de trois classes. La performance est croissante, partant de la classe 1 (la plus performante, figurant en vert), à la classe 3 (la moins performante, figurant en rouge).

Elle doit être conforme au modèle de présentation défini à l’annexe 6 de la présente délibération.

Les couleurs qui doivent être utilisées pour l’impression des graphes de performance sont les suivantes :

– pour la classe 1 : 0 % cyan, 100 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir

– pour la classe 2 : 0 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

– pour la classe 3 : 70 % cyan, 0 % magenta, 100 % jaune, 0 % noir ;

Tout le texte doit être rédigé en caractères noirs. Le curseur comporte du texte blanc sur fond noir. Le fond de l’étiquette doit être blanc.

Une reproduction lisible en noir et blanc du graphe peut être produite ainsi que de l’ensemble du certificat.

Les valeurs seuils des classes sont définies dans le tableau suivant :

TABLEAU

Annexe 5

Contenu des recommandations

Les recommandations incluses dans le certificat sont techniquement réalisables pour le bâtiment concerné et peuvent fournir une estimation quant à la gamme de délais d’amortissement ou d’avantages en termes de coûts sur sa durée de vie économique.

Pour établir ses recommandations, l’expert considère les éléments suivants :

a) Les caractéristiques thermiques réelles du bâtiment, y compris ses subdivisions internes ;

b) Les équipements et approvisionnement en eau chaude, y compris leurs caractéristiques en matière d’isolation ;

c) Les installations de climatisation, y compris leur régulation ;

d) La ventilation naturelle et mécanique ;

e) L’installation d’éclairage intégrée (principalement dans le secteur non résidentiel) ;

f) Les systèmes solaires passifs et la protection solaire ;

g) Les conditions climatiques intérieures, y compris le climat intérieur prévu ;

h) Les charges internes ;

i) Les systèmes solaires actifs faisant appel aux énergies produites à partir de sources renouvelables ;

j) L’éclairage naturel.

Annexe 6

Modèles de présentation du certificat

1. Bâtiments résidentiels neufs

2. Bâtiments résidentiels existants

3. Bâtiments non résidentiels neufs

4. Bâtiments non résidentiels existants

5. Bâtiments résidentiels

6. Bâtiments non résidentiels

7. Bâtiments neufs

8. Bâtiments existants

Annexe 7

Facteurs de conversion

Le facteur de conversion de l’énergie finale en émission de gaz à effet de serre est pris égal à 0,8 kgCO2/kWhef.

Le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire est pris égal à 3,5 kWhep/kWhef.

Type de système de climatisationValeurs par défaut
123
ERRRendement nominal du systèmeCFACoefficient de fonctionnement annuelRendement annuel moyen (1 × 2)
Monobloc2,40,81,92
Split à condensation à air2,60,82,08
Split sur boucle d’eau (zones commerciales)2,40,81,92
Multisplit2,60,82,08
Roof top2,40,81,92
DRV3,20,82,56
Inverter3,413,4
Eau glacée simple (y compris pompes)2,60,82,08
Type de système de climatisationValeurs par défaut
123
Eau glacée stockage (y compris pompes)2,40,81,92
Climatisation solaire (y compris pompes)A justifier0,8A justifier
Autres systèmes2,40,81,92
SecteurType de productionRatio de consommation RCecsRendement ?_Wdéfaut
RésidentielProduction individuelle14 kWhef /m2/an0,75
Production collective20 kWhef /m2/an0,50
Non résidentielBureaux13 kWhef /personne/an0,75
Commerces0 kWhefSans objet
UsageRCau ratio de consommationconventionnelle autres usages
Logement20 kWhef /m2/an
Bureau30 kWhef /m2/an
Commerce20 kWhef /m2/an
ClasseBâtiments résidentielsBâtiments non résidentiels
NeufsExistantsNeufsExistants
Ainférieur ou égal à 100inférieur ou égal à 100inférieur ou égal à 100inférieur ou égal à 100
B101 à 150101 à 150101 à 300101 à 300
C151 à 200151 à 200301 à 500301 à 500
D201 à 250201 à 250501 à 700501 à 700
E251 à 300251 à 300701 à 900701 à 900
F301 à 350301 à 350901 à 1 100901 à 1 100
Gsupérieur à 350supérieur à 350 ou aucune donnée de consommation disponiblesupérieur à 1 100supérieur à 1 100 ou aucune donnée de consommation disponible
SecteurClasse 1 (Bon, couleur verte)Classe 2(Moyen, couleur jaune)Classe 3(Mauvais, couleur rouge)
I_CTous secteurssupérieur à 2,51,5 – 2,5inférieur à 1,5
I_WTous secteurssupérieur à; 2,51,0 – 2,5inférieur à 1,0
I_LHôtelsinférieur à 5 W/m25-15 W/m2supérieur à 15 W/m2
Bâtiments de santéinférieur à 5 W/m25-15 W/m2supérieur à 15 W/m2
Autres secteurs10 W/m210-20 W/m2supérieur à 20 W/m2
ICTConstruction neuveinférieur à 10 %10-20 %supérieur à 20 %

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