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Développer les sources d'énergie moins polluantes

le 26/11/1999  |  EnergieDéveloppement durableEnergies renouvelablesEnvironnementFrance

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Sommaire du dossier

  1. Développer les sources d'énergie moins polluantes
  2. LE SOLAIRE THERMIQUE Les promesses d'Hélios 2006
  3. L'EOLIEN Avis de vent favorable
  4. Jeumont Industrie va produire une éolienne à forte puissance
  5. Germa : premier bureau d'études spécialisé dans l'éolien
  6. Vergnet : du petit éolien pour l'export
  7. LA GEOTHERMIE Les pompes à chaleur ont de l'avenir
  8. LE PHOTOVOLTAIQUE Hors réseau : oui ; sur réseau : non
  9. Photowatt dans la course à la baisse des coûts
  10. Programme Hip Hip : intégrer les cellules photovoltaïques dans la construction
  11. ENTRETIEN ARNAUD MINE, P-DG d'Apex, ensemblier de modules photovoltaïques
  12. LA BIOMASSE Bois-énergie et biogaz sont en vedette
  13. LA COGENERATION au biogaz
  14. Elyo et Rep Energie investissent dans le Biogaz
  15. LA PILE A COMBUSTIBLE tisse son réseau
  16. Shell : un pétrolier investit dans le solaire
  17. Energies renouvelables : les initiatives se multiplient
  18. Le montage des éoliennes de goulien (Finistère)
  19. Exploitation des gaz de décharge à Roche-la-Molière (Loire)
  20. Solaire photovoltaïque à Sandillon (Loiret) Des « ardoises » énergétiques
  21. La revolution industrielle
  22. EOLIEN un dynamisme exceptionnel
  23. Petite hydraulique mini-gisement, maxi-nécessité de conviction
  24. Bois energie la filière se renforce
  25. Biogaz un intérêt récent
  26. Produire son energie en toute autonomie
  27. AVIS D'EXPERT Johann Zirngibl Chef de la division environnement et systèmes énergétiques du CSTB.
  28. AVIS D'EXPERT Jean-Louis Bal Directeur adjoint du bâtiment et des énergies renouvelables à l'Ademe
  29. Eolien autonome Energie et stockage « au fil du vent »
  30. Géothermie La terre, source de chaleur
  31. Solaire photovoltaïque Un mur-rideau de capteurs sous les arches d'une église
  32. Conférence L'indépendance des îles passe par le « mixage » énergétique
  33. CORSE Installer 100 MW d'éolien à l'horizon 2010
  34. Réunion et Guadeloupe Tirer profit des ressources locales

Dans un paysage énergétique mondial en évolution, l'Union européenne poursuit une politique de soutien aux filières renouvelables. Deux raisons à cette effervescence : tout d'abord, la dérégulation du marché de l'énergie électrique et, en second lieu, la poursuite d'objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici à la fin de l'année 2005. L'objectif fixé à l'horizon 2010 : 12 % du bilan énergétique de l'Union européenne doit provenir de sources d'énergie renouvelables.

Où en est la France aujourd'hui en matière d'énergies renouvelables et comment compte-t-elle tenir le pari cet enjeu ? Ces deux dernières années, l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) a réorienté sa politique et révisé sa stratégie d'action, en y adaptant ses statuts et ses modes d'intervention. En 1999, l'enveloppe réservée à la maîtrise de l'énergie et aux énergies renouvelables est de 500 millions de francs. Le budget des seules énergies renouvelables est plus de 4 fois supérieur à celui de 1998 et des années précédentes, passant d'environ 34 à 152,5 millions de francs. Dotée de ces nouveaux moyens, la politique française en matière d'énergies renouvelables se fait plus ambitieuse : aider les différentes filières à se développer de façon à émerger et à se maintenir sur le marché de l'énergie, en étant économiquement viables. Le but poursuivi est «d'ouvrir les marges de manoeuvre dans la perspective du renouvellement des moyens de production électrique autour de 2010 », annonçait en février 1998, Pierre Radanne, président de l'Ademe. Plusieurs niveaux d'accompagnement sont proposés. Selon leur degré de développement, les filières bénéficient :

- d'aides en matière de recherche et développement pour faire aboutir les technologies les plus intéressantes (taux de participation jusqu'à 30 %) et d'aide au montage des dossiers de demande de financement européen ;

- d'aides à la réalisation d'installations de référence, utilisant des concepts déjà testés à petite échelle (taux de participation de 20 à 30 %) ;

- d'aides à des projets de plus grande diffusion, utilisant des technologies ayant fait leurs preuves, afin de permettre l'entrée de systèmes concurrentiels sur le marché.

Le soutien de l'Ademe aux acteurs des énergies renouvelables passe par le renforcement de ses partenariats avec les collectivités (contrats de plan Etat-région) et avec les énergéticiens nationaux.

Les modes de financement progressivement mis en place ces trois dernières années, le Facé (Fonds d'amortissement des charges d'électrification), et la loi Pons de défiscalisation des investissements pour les projets concernant les départements d'outre-mer, s'avèrent des soutiens efficaces aux projets. L'Ademe joue par ailleurs le rôle d'intermédiaire pour faciliter les contacts entre les porteurs de projet et les banques, par des procédures d'aide à la décision, pour stimuler l'investissement privé. La politique de l'Ademe est relayée par des engagements de certaines Régions, qui soutiennent la recherche, les industriels, les sociétés de service...

Le tableau actuel se modifiera probablement, d'abord au regard de l'ouverture du marché national de la distribution électrique à la concurrence, puis à la suite d'une très prochaine directive européenne (prévue pour fin 1999) sur l'accès au réseau électrique des sources d'énergie renouvelables. Celle-ci imposerait aux pays de l'Union de prendre de nouvelles mesures pour que d'ici à la fin 2005, leur production électrique d'origine renouvelable soit au moins équivalente à 5 % de leur consommation intérieure. Initialement, cette notion d'énergie renouvelable ne recouvrait pas le grand hydraulique, c'est-à-dire les barrages d'une capacité de production de plus de 10 MW, de même que la production d'énergie à partir des déchets (les incinérateurs). Ces derniers mois, les discussions tendaient à intégrer le grand hydraulique, ce qui, en France ou il atteint 13 % de la production d'électricité, annulerait les efforts des autres filières.

POUR EN SAVOIR PLUS...

-CIDFER, Centre d'Information, de Documentation et de Formation sur les Energies Renouvelables, 146 rue de l'Université à Paris, tél. : 01. 44.18 .00 .80.

-SER, syndicat des énergies renouvelables 16, rue Saint-Paul, 92200 Neuilly-sur-Seine. Tél. : 01.41.49.55.01, fax : 01.41.49.55.29.

-Pour trouver tous les contacts : Annuaire professionnel des opérateurs énergies renouvelables 1999. Edité par Observ'ER (observatoire des énergies renouvelables, 1400 adresses des acteurs des filières renouvelables, 215 francs, tél. : 01. 44. 18. 00 . 80.

PHOTO : L'unité de production d'électricité des Glénants associe l'éolien, le photovoltaïque et des groupes électrogènes diesel.

TABLEAU : Les énergies renouvelables en France en 1998 - Puissances installées par type d'énergies

Eolien : 17 mWe (progression annuelle de 26-27 %

Photovoltaïque : 10,1 mWc

Géothermie : 309 mWth (chiffre 1997)

Petite hydraulique : 2004 mW (installations de plus de 5 mW)

ENTRETIEN JEAN-PIERRE BOURDIER directeur de l'environnement d'EDF « Un marché énorme en site isolé et dans les pays en voie de développement »

Beaucoup d'industriels considèrent que le système d'appel d'offres utilisé pour sélectionner les projets dans le cadre d'Eole 2005 ne permet pas un développement industriel de la filière éolienne. La sélection par le prix les étrangle disent-ils, pourquoi avoir choisi ce système ?

JEAN-PIERRE BOURDIER : Nous refusons le système allemand où les entreprises ne démarrent pas avec un prix d'achat conforme au marché mais avec un prix surévalué ce qui est artificiel. Cette pratique ne favorise pas les bonnes technologies et subventionne des procédés sans avenir. Avec Eole 2005 nous sélectionnons les meilleurs prix. Le prix baisse de 5 % par an. En 2005 on aura atteint le prix du marché. Nous achetons l'énergie actuellement à 36 centimes du kWh en moyenne.

Trouvez-vous normal que ce soit EDF qui lance les appels d'offres pour le développement d'une nouvelle industrie productrice d'énergie comme l'éolien dans la mesure où il est acheteur de l'énergie, concurrent car producteur d'énergie et même partie prenante dans certains projets comme ceux développés avec Jeumont ?

Vous avez raison de poser le problème et nous avons demandé au secrétariat à l'industrie de lancer lui-même les prochains appels d'offres Eole 2005. Il n'y a aucune raison que ce soit EDF qui le fasse d'autant plus que nous voulons aussi soumissionner.

Pourquoi le photovoltaïque, à part en site isolé, ne bénéficie d'aucune subvention en France.

Il y effectivement le Facé (Fonds d'aide aux charges d'électrification) qui prend en charge l'installation en site isolé. Avec une maintenance réalisée par EDF. Le photovoltaïque raccordé au réseau n'a pas encore atteint un niveau de rentabilité. Par conséquent il est antiéconomique parce que très coûteux de s'équiper en photovoltaïque quand on réside à proximité d'un réseau. L'éolien va par contre connaître une nette progression tout en restant marginal en Europe. Rappelons qu'il faut 4000 éoliennes pour une tranche de centrale thermique ou nucléaire.

Comment voyez-vous le développement des énergies renouvelables dans les années qui viennent ?

Il y a deux grandes familles : les énergies renouvelables à forte puissance comme la grande hydraulique et la biomasse, et des énergies faiblement productrices et qui s'adressent à un marché diffus comme le photovoltaïque et l'éolien. Ces deux dernières énergies s'adressent à un marché de village, ce sont des niches, la camionnette face au 36 tonnes. Mais le marché s'avère énorme en site isolé particulièrement dans les pays en voie de développement : la moitié de l'humanité ne bénéficie pas de l'électricité. Par ailleurs, au niveau mondial, dans le domaine de l'énergie, dans les vingt ans qui viennent, on va surtout voir un passage des centrales à charbon aux centrales à gaz, ce qui réduit mais n'élimine pas les rejets de CO2 dans l'atmosphère.

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