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Développer le marché de la récupération à l'export

le 30/11/2001  |  Haute-VienneEnvironnementProduits et matérielsChantiersDéchets

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Sommaire du dossier

  1. SOMMAIRE 4877- Déchets de chantier
  2. Déchets de chantier : comment les éliminer ?
  3. Gestion des déchets de chantier Entre prise de conscience et concrétisation
  4. SOMMAIRE 4922 CAHIERS DE L'ENVIRONNEMENT : Déchets de chantier
  5. COMMENT LES ELIMINER ? REGLEMENTATION
  6. Maîtriser les coûts et optimiser les pratiques
  7. Comment s'y prendre
  8. 4 solutions pour vos déchets
  9. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  10. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  11. BIBLIOGRAPHIE PRATIQUE
  12. "Il faut créer des centres de regroupement"
  13. Travaux publics : contrastes OUVRAGES D'ART
  14. Travaux publics : contrastes ROUTES
  15. Travaux publics : contrastes
  16. Réglementation Les obligations pour chaque intervenant
  17. 7 conseils pour mieux gérer ses déchets*
  18. Expérimentations locales dans le bâtiment PICARDIE
  19. Regroupement et tri
  20. Expérimentations locales dans le bâtiment RHONE
  21. Expérimentations locales dans le bâtiment
  22. ORGANISATION Faire traiter ses déchets par un partenaire : une affaire de méthode
  23. Expérimentations locales dans le bâtiment OISE
  24. Expérimentations locales dans le bâtiment SAONE-ET-LOIRE
  25. DECHETS D'AMIANTE Choix restreint et coûts élevés
  26. TRI SELECTIF SUR SITE Gérer les déchets directement sur le chantier
  27. Expérimentations locales dans le bâtiment ALLEMAGNE
  28. Expérimentations locales dans le bâtiment GRANDE-BRETAGNE
  29. Eliminer les déchets de chantier
  30. DECONSTRUCTION SELECTIVE Une réponse à la pollution par les gravats
  31. Traitement des déchets de chantier
  32. Où déposer ses déchets de chantier ?
  33. Comment s'y prendre - Picheta : Développer une solution de proximité
  34. Les solutions émergent
  35. Déchetteries : tout trier et valoriser
  36. Comment s'y prendre - Le Bâtiment Associé : Montrer l'exemple
  37. «Granulats recyclés : respecter les normes de caractérisation»
  38. Les dechetteries en négoce une formule toujours en test
  39. Les bureaux d'études spécialisés anticipent les difficultés
  40. Une démarche ambitieuse et volontaire
  41. Développer le marché de la récupération à l'export
  42. Les professionnels des déchets développent leurs offres « chantier »
  43. Valorisation et maîtrise des coûts, les majors du bâtiment s'organisent

Si en France le marché des matériaux de construction de seconde main n'existe pratiquement pas, une entreprise de récupération met en valeur cette activité en développant un service commercial avec la Pologne.

Modestement installé entre Herblay et Pierrelaye (Val-d'Oise), Marek Majchrzak, responsable de l'entreprise RPC, réinvente le métier de récupérateur pour les produits de bâtiment. Installé depuis 1995, il s'est fait une spécialité de donner une deuxième vie aux produits de construction et d'équipements techniques ou intérieurs. Appelé sur les chantiers de rénovation de locaux tertiaires ou de déconstruction, il récupère les faux plafonds, leurs structures et les luminaires - ce sont aujourd'hui les principaux produits traités -, mais aussi les blocs-portes, les menuiseries en aluminium ou en PVC, la moquette en dalles, les cloisons, les petits appareils de chauffage et de climatisation... Leur destination : la Pologne, où ils sont remis à neuf et vendus dans les pays d'Europe centrale, en Afrique et sur le pourtour méditerranéen.

Cette entreprise, aujourd'hui connue des majors de la construction et des promoteurs, travaille essentiellement en région parisienne. Elle n'intervient que sur les chantiers où il est possible de valoriser le produit : « Il se démonte beaucoup d'équipements neufs dans les bureaux », explique Marek Majchrzak. Des produits faciles à revendre sur les marchés étrangers de l'occasion. Ici, peu de production de déchets : « Les équipes se composent de 12 à 20 personnes, toutes formées à ce type d'intervention. Dès leur retrait, les dalles et structures de plafonds démontées sont rangées dans de cartons pour éviter leur détérioration. »

Regroupés sur le dépôt de Méru (Oise), les produits sont expédiés par camion à la société Builder France Pologne, contrôlée par RPC, où ils sont lavés, repeints et remballés. 20 à 30 000 m2 de faux plafonds sont expédiés chaque mois.

Rémunération au démontage... et à la revente

RPC est rémunéré deux fois : au démontage - le coût d'intervention serait de 30 % du coût de mise en décharge - et à la revente des matériaux d'occasion à 50 % du prix neuf local.

En Pologne, une véritable gestion des stocks de produits de seconde main permet aux commerciaux locaux de démarcher les bureaux d'études pour proposer des gammes complètes d'équipements. Une activité qui permet de résoudre la pénurie locale de matériaux de construction.

Actuellement en pleine croissance, RPC veut susciter des partenariats en Pologne et dans les pays de l'Est de l'Europe - en Russie - pour se concentrer sur la récupération de matériaux et d'équipements en France.

Marek Majchrzak poursuit un double objectif : étendre géographiquement sa zone de prospection de chantier (100 km autour de Paris et dans les grandes villes telles que Lyon) et élargir l'éventail de matériels aux portes automatiques, chaudières (des liens sont établis avec des fabricants français en Pologne pour assurer le service après-vente), compresseurs de climatisation, et même les bardages

industriels.

Marek Majchrzak ne croit cependant pas à un tel marché de seconde main en France : « Des tentatives existent avec les matériaux rustiques, cheminées, tuiles, mais le service commercial n'existe pas et le marché ne se réveille pas. »

PHOTO :

Emballés sur chantier et rassemblés sur une plate-forme d'expédition, les faux plafonds seront remis à neuf en Pologne et revendus par un service commercial structuré. 20 000 à 30 000 m2 de faux plafonds sont expédiés chaque mois.

En Bretagne, Yprema se donne trois ans pour convaincre

Après s'être imposé en Ile-de-France comme principal producteur de granulats recyclés, Yprema a investi 610 000 euros (4 millions de francs) sur le site de Pluguffan ouvert mi-juin dernier, près de Quimper (Finistère).

En région parisienne, l'entreprise possède quatre sites de production de granulats à partir de bétons de démolition et traite environ 20 % du gisement, soit 600 000 t par an. Certifiées ISO 9002, ces installations visent un ISO 14001 courant 2002. Une maîtrise qui repose sur le choix des apports en matériaux de démolition - pas de plâtre ou de briques - et une connaissance de la filière par les démolisseurs. Des guides d'emploi des granulats comme sablons de réseaux d'assainissement ou sous-couches routières ont permis de développer les débouchés, dans un contexte de déficit de matériaux d'origine naturelle.

En Bretagne, les carrières ne manquent pas. Le site de Pluguffan fait cependant figure de vitrine dans une région où la sensibilité environnementale est de plus en plus affirmée. « Nous prévoyons trois ans de démarches avec les démolisseurs et les utilisateurs du granulat avant le décollage de l'activité », explique Dimitri Jourdan, directeur financier d'Yprema.

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