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Deux PME savoyardes marchent sur l’eau

Florent Lacas |  le 03/05/2013  |  EntreprisesEuropePME

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Le moniteur N° 4927 du 2 mai 1998

Le 8 mai 1998, le groupe franco-britannique GEC-Alsthom livrait le chantier du pont de Storebælt, au Danemark, à l’époque le plus grand pont suspendu « maritime » du monde (2 694 mètres). « Le Moniteur » du 2 mai 1998 consacre plusieurs pages à cet « exploit français ». Exploit, car la suspension du gigantesque tablier à deux pylônes en béton de 254 mètres de hauteur est revenue à deux PME savoyardes totalisant 210 salariés habitués à intervenir sur des stations de sports d’hiver. « La construction du pont suspendu s’apparente à celle d’un téléphérique, même si l’échelle du Storebælt est évidemment tout autre, expose Guillaume Delacroix, journaliste au « Moniteur ». C’est donc logiquement que GEC-Alsthom a choisi des Savoyards travaillant dans les stations de sports d’hiver : Comag déroulera les 18 648 fils du câble porteur, y accrochera l’ensemble des suspentes du pont, et fera elle-même appel aux acrobates d’Altitude, une SARL spécialisée dans les travaux sur cordes, pour fixer des séparateurs antivibrations le long des suspentes. » L’habitude des travaux en montagne a semble-t-il facilité la vie des intervenants. « Le froid ne nous fait pas peur, rappelle ainsi Patrick Pasini, P-DG de Comag. Sur le Storebælt, nous avons commencé à travailler sur une mer gelée. Comme montagnards, nous étions déjà habitués à travailler dans des conditions très difficiles, sur de grandes hauteurs. » Durant ce chantier, tous les travaux se sont opérés depuis la mer. De son côté, Jean-Paul Laquerbe, gérant d’Altitude, a fait profiter les artisans de sa région de ce marché. « Nous avons constitué un groupement économique pour impliquer nos artisans saisonniers dans notre activité. Nous possédons tous une carte de travailleur sur corde, et nous sommes formés aux métiers du BTP, car l’acrobatie n’est qu’un volet de nos interventions. » Dans le cadre de cette opération, les chiffres donnent le tournis. A titre d’exemple, la fabrication des deux pylônes a représenté le coulage de 259 000 m 3 de béton. « La distance qui sépare les deux pylônes pourrait contenir le pont de Normandie entier », rappelle Guillaume Delacroix.

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Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : A/S Storebælt. Maîtrise d’œuvre : CBR : Cowi Radgivende Ingeniorer AS et Ramboll. Génie civil : Great belt constractors. Travaux pour suspension et tablier : GEC-Alsthom, avec Smit Tak, BMC, ESL et Sdem entreprise, Comag et Altitude (mise en œuvre des câbles en suspentes).

Et aussi dans le numéro du 2 mai 1998

En mai 1998, le sénateur Michel Barnier prépare une proposition de loi pour ramener le nombre des départements de 96 à une cinquantaine. « Ils doivent devenir des conseils de communautés de communes », estime-t-il. • Le BTP Rhône a obtenu la création d’un comité opérationnel de lutte contre le travail illégal. Placé sous la responsabilité du parquet, il a pour vocation à « centraliser les informations glanées sur le terrain et mettre en œuvre des moyens d’intervention rapide et efficace. »

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