Transport et infrastructures

Désensablé, le Mont Saint-Michel n’est pas tiré d’affaire

Mots clés : Etat et collectivités locales

Dans deux rapports rendus publics lundi 18 décembre, la Cour régionale des comptes de Normandie et le Conseil économique, social et environnemental régional, pointent les risques que fait peser sur les infrastructures hydrauliques,  un manque de financement.

L’année prochaine, le syndicat mixte Baie du Mont Saint-Michel, qui a assuré la maîtrise d’ouvrage des travaux de rétablissement du caractère maritime (RCM) du Mont, doit laisser la place à un EPIC (Etablissement public industriel et commercial). L’heure d’un premier bilan est donc arrivée.

Deux rapports, l’un de la Cour régionale des comptes de Normandie, l’autre du Conseil  économique  social  et environnemental régional (Ceser) ont été rendus publics le 18 décembre et leurs conclusions ne sont guère flatteuses.

Ainsi, pointe le Ceser, si les travaux menés dans le cadre du projet de RCM ont « rempli leur objectif de requalification de l’accès au site », et que la disparition du parking et des véhicules au pied du Mont sont « incontestablement » une réussite esthétique, le coût de l’entretien des aménagements hydrauliques (barrage, Anse de Moidrey, entretien du Couesnon) constitue une « interrogation majeure ». Notamment financière.

 

Envasement

 

En effet, note le rapport, « l’envasement du Couesnon, lié à l’entrée d’une eau chargée de sédiments qui s’y déposent chaque jour, risque de réduire la puissance des chasses du barrage, et va conduire à répéter le dragage du Couesnon, plus tôt que ce qui était initialement prévu ».

Or, pointe le rapport de la CRC, un « défaut de financement de l’entretien des ouvrages hydrauliques » – entretien évalué à 2,5 millions d’euros par an – est « susceptible de compromettre le fonctionnement du site ».

Parmi les pistes de financement, la CRC évoque notamment « une participation financière du Centre des monuments nationaux (qui gère l’abbaye, ndlr) qui encaisse annuellement des recettes de l’ordre d’une dizaine de millions » d’euros, mais aussi une augmentation des tarifs du parking du Mont.

 

Focus

L'accueil touristique également dans le viseur

« Une série de dysfonctionnements et de problèmes ressort de manière récurrente au sujet de l’accueil touristique » au Mont Saint-Michel, constate le Ceser. »Navettes surchargées », « axes routiers régulièrement encombrés », une « qualité des prestations offertes par les commerçants du Mont (restaurants, hébergements, boutiques de souvenirs, musées privés) fréquemment décriée » : la qualité de la prestation offerte « n’est pas à la hauteur de la renommée mondiale du site », estime le Conseil économique social et environnemental.

 

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