Chantiers

Désamiantage à l’éponge

Mots clés : Bâtiment et santé

Un procédé de décapage à sec proche du sablage mais utilisant des éponges chargées d’abrasif permet de réduire la poussière et le poids de déchets contaminés.

Dans le cadre de la rénovation du théâtre de la Comédie Française, à Paris, l’entreprise Genier Deforge, filiale de Colas spécialisée dans la déconstruction et le désamiantage, a été chargée de curer une charpente métallique plombée et en partie amiantée. Dans cet environnement complexe dû à la configuration des lieux – le dôme situé au-dessus de la salle Richelieu – et à l’accès au site en plein cœur de Paris, l’entreprise a cherché une solution alternative aux techniques classiques de sablage et de pistolet pneumatique à aiguille. « La première posait le problème du poids du sable à manutentionner – quatre tonnes ont tout juste suffi à décaper 5 % de la charpente – et de la poussière engendrée, confie Samuel Maeght, chef de secteur chez Genier Deforge. Le second, d’un rendement supérieur, présentait cependant des risques de troubles musculo-squelettiques pour les intervenants.»

 

Brevet américain

 

La solution a été trouvée avec le procédé de décapage à sec et sans poussière Sponge-Jet, mis au point puis breveté il y a vingt ans aux Etats-Unis et distribué en France depuis 2006 par la société angevine SA3. Le matériel utilisé est le même que pour le sablage –compresseur 6000 l/h et 6 bars, unité de projection – mais le sable est remplacé par des éponges abrasives. « Des éponges de 3 à 4 mm en polyuréthane chargées de particules abrasives sont projetées sous pression contre la surface à traiter. L’impact provoque le décollement des particules à éliminer, qui sont capturées et stockées dans les éponges », résume Jacques Audiau, technico-commercial de SA3.

 

Des tests ont été réalisés sur le site de la Comédie Française pour sélectionner le type d’éponge Sponge Media parmi une gamme d’une vingtaine plus ou moins agressives, et pour régler la pression nécessaire. Samuel Maeght se montre satisfait de son choix. Le confort des intervenants est nettement amélioré et, si le produit Sponge-Jet est plus cher que le sable, le coût final est équivalent en raison de frais de manutention et de déchets réduits. Un tamis pneumatique ou électrique permet en effet de séparer les produits du décapage et les éponges réutilisées cinq fois. Cinq tonnes d’éponges ont ainsi remplacé 80 t de sable.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
Les articles les plus lus
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X