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Des rénovations «basse consommation» exemplaires en Meuse et Haute-Marne
Les trois maisons individuelles distinguées, de gauche à droite: la maison Adam à Joinville (Haute-Marne), la propriété de Xavier Cochet à Saint-Mihiel (Meuse) et la maison de Viviane Joffroy à Bricon (Haute-Marne). - © © EDF

Des rénovations «basse consommation» exemplaires en Meuse et Haute-Marne

Christian Robischon (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 05/01/2016  |  Haute-MarneMeuseEnvironnementSantéEnergie

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Les seconds «trophées RBC» récompensent des entreprises locales en capacité de procurer une très forte réduction de la consommation à des maisons particulièrement énergivores. Le concours, organisé par EDF dans les départements de la Meuse et de la Haute-Marne, a distingué trois chantiers exemplaires, fin 2015.

Les trophées RBC sont organisés dans le cadre du programme en faveur de la rénovation «basse consommation» lancé par EDF comme l’un des dispositifs d’accompagnement du projet de centre de stockage profond des déchets hautement radioactifs porté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Bure, à la lisière de la Meuse et de la Haute-Marne.

Consacrée aux rénovations livrées jusqu’en mai 2015, la seconde édition a proposé vingt-neuf dossiers de maisons individuelles au jury, dans lequel EDF ne siège pas. Ils se sont répartis en trois catégories: «performance énergétique», une réhabilitation thermique en maison occupée ; «rénovation lourde» en l’absence d’occupant ; «RBC solidaire» au bénéfice d’un propriétaire aux ressources financières limitées, exposé de ce fait à la précarité énergétique.

«L’un des points forts tient au fait de susciter des groupements qui permettent aux artisans et PME locales de travailler ensemble pour présenter une offre de qualité», souligne Laurent Guay, chargé de mission pour les trophées à la direction commerce régionale Est d’EDF.

«Performance énergétique»

De fait, les améliorations obtenues sont spectaculaires. Lauréate de la catégorie «performance énergétique», la Maison Adam à Joinville (Haute-Marne) a ramené la consommation de ses sept pièces et 170 m2 de 557 à 155 kWh/m2.an. Abandonnant son isolation «dérisoire», elle se transforme en un bien proche de l’étiquette énergétique «C» grâce à une batterie d’interventions pour une facture de 33 000 euros (déduction faite des aides): isolation totale par l’extérieur (polystyrène expansé de 15 centimètres), 35 cm de laine de verre au R de 7,5 pour isoler les dalles béton, 80 millimètres de plaques de polyuréthane sur les planchers bas, remplacement systématique des ouvrants, une VMC hydroréglable de type 3, etc. Le groupement d’entreprises Royer, Atam et Scoditti a su conserver le cachet de la maison. La perméabilité à l’air est ramenée à 0,67.

«Rénovation lourde»

En «rénovation lourde», la propriété de 80 m2 des années 1950 de Xavier Cochet à Saint-Mihiel (Meuse) divise par cinq la consommation énergétique, en la ramenant à 98 Kwh/m2.an. Le duo LG Batireno et Lhéritier s’est confronté, de son propre aveu, à une «vraie remise en cause de nos méthodes de travail et des matériaux de mise en œuvre» : le propriétaire a exclu d’emblée colles, polystyrène, polyuréthane, de même que les laines de verre ou de roche. Les entreprises ont opté essentiellement pour la fibre de bois (80 millimètres sur les murs, 60 mm sous rampant procurant un R de 8,2) complété par du liège expansé au niveau des planchers bas. La perméabilité à l’air reste relativement significative, à 2,98. Les 53 200 euros de travaux (dont un quart d’aides) réduisent des trois-quarts la facture énergétique, qui devrait désormais se limiter à 890 euros par an selon le diagnostic préalable.

«RBC Solidaire»

La catégorie «solidaire» a salué l’intervention chez Viviane Joffroy à Bricon (Haute-Marne), réalisée par CD Peinture, Sanibat, Belalliance et EC52. On y retrouve l’isolation par l’extérieur et un travail très complet qui réduit la perméabilité à l’air à 0,73. Elle se distingue par sa pompe à chaleur air-eau. La consommation passe de 645 à 147 Kwh/m2.an, procurant ainsi l’étiquette «C» à la maison de 82 m2 datant de 1965 dont l’isolation obsolète obligeait la propriétaire à consommer 2 500 à 3 000 litres de fuel par an. Cette catégorie accorde donc une part prépondérante de points au montage financier. «La RBC Solidaire aboutit à un reste à charge limité au remboursement d’emprunt», précise Laurent Guay. Dans le cas présent, les 50 675 euros nécessaires ont été réunis notamment un prêt à taux zéro (50% du total) et des aides de l’Anah.

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