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Des points de tri soumis aux contraintes d'un centre historique

le 13/10/2000  |  DéchetsGirondeEnvironnement

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Déchets
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Sommaire du dossier

  1. Sommaire du dossier Spécial Gestion des déchets
  2. De la collecte selective a la valorisation le combat continue !
  3. «La priorité au recyclage ou à la valorisation est désormais admise»
  4. «Deux défis majeurs : la valorisation organique et la réduction à la source»
  5. «La collecte sélective a anobli nos métiers»
  6. «En 2002, 95% des collectivités participeront à la modernisation du système de gestion»
  7. «La question du financement demeure le dossier le plus important des années à venir»
  8. «Internaliser le traitement dans le prix des produits»
  9. Optimiser la gestion des équipements devient un enjeu majeur pour que la filière soit viable
  10. Premiers succès pour la pesée embarquée
  11. Des déchetteries ouvertes aux artisans et commerçants
  12. Un logiciel de «déchétique» pour les industriels
  13. Propreté de Paris étend sa démarche qualité
  14. Une collecte sélective pratiquée en toute indépendance
  15. « Optimiser la collecte sélective en suivant les techniques et les comportements des citoyens »
  16. La certification est-elle un outil de performance ?
  17. Des points de tri soumis aux contraintes d'un centre historique
  18. Pour alléger le coût de la collecte, les collectivités doivent trier plus et mieux
  19. Au-delà des ordures ménagères, d'autres déchets vont réclamer un traitement spécifique
  20. Le ministère enquête sur l'impact de la circulaire «déchets de chantier»
  21. Pneus et véhicules hors d'usage demeurent une source importante de pollution
  22. Produits électriques et électroniques sur la voie du recyclage
  23. Les progrès de diverses techniques alternatives permettront d'aller plus loin dans la valorisation
  24. Thermolyse : un process validé et des contrats en attente
  25. Un prétraitement mécanique et biologique pour stabiliser les déchets
  26. Vitrification : la torche à plasma et le four à arc en phase industrielle
  27. La mise en balles : stocker avant d'incinérer
  28. Compostage et méthanisation, des solutions complémentaires de valorisation
  29. Biogaz : privilégier l'électricité et la chaleur
  30. De petites unités modulaires
  31. Traiter les boues avec l'eau supercritique
  32. Procédé de neutralisation des fumées par voie sèche à deux étages
  33. Système de compostage en sacs plastiques
  34. Séparateurs corps plats et corps creux
  35. Poubelles mobiles à pédale
  36. Les grilles d'incinération refroidies à l'air ou à l'eau
  37. Machine de tri automatique d'emballages PET par vision artificielle
  38. Prébroyeur de pneus usagés non rechapables
  39. Unité de méthanisation des déchets
  40. Procédés de séchage des boues
  41. Les écorces d'agrumes dissolvent le polystyrène expansé
  42. Borne interactive de pesage
  43. Unités de compostage déchets verts et fermentescibles
  44. Perçage et récupération des bombes aérosols
  45. Porte-outil et tracteur puissant et adaptable
  46. Gestion des produits et des déchets toxiques
  47. Conteneur moulé à grande capacité
  48. Les boues de stations d'épuration font reverdir les terrils
  49. Sur Internet : La promotion des produits recyclés
  50. Sur Internet : Dialogues et conseils en ligne
  51. Sur Internet : Départements, communes, associations : des démarches pédagogiques
  52. Guide : L'image des déchets
  53. Guide : Une filière viable pour les plastiques
  54. Guide : Gérer les déchets verts
  55. Guide : Utiliser les déchets verts en végétalisation

Secteur historique sauvegardé d'environ 120 ha, traversé de rues étroites, telle la rue Sainte-Catherine, l'hypercentre de Bordeaux est aujourd'hui l'objet d'une attention particulière de la direction opérationnelle de l'environnement de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) pour la mise en place de bornes de collecte sélective en apport volontaire.

L'agglomération bordelaise a fait l'objet d'investissements lourds depuis l'adoption en 1993 du plan Trivac (trier, recycler, incinérer, valoriser et communiquer). Quatre cents points de tri et 14 déchetteries ont été ouverts. Reste à traiter le périmètre du centre-ville, générateur de 22 000 des 250 000 tonnes de déchets gérés par an par la CUB. Vu la densité des commerces et restaurants, Daniel Fouché, directeur du projet, estime à 35 000 équivalents habitants le gisement.

Trois types de mobiliers

La règle d'un point de tri pour mille habitants ne sera pas respectée. Les encombrements en sous-sol devraient permettre d'en loger seulement une quinzaine. D'ores et déjà, les marchés de fournitures sont attribués. Trois types de mobiliers seront employés :

- des conteneurs semi-enterrés Molok (un tiers émergeant, deux tiers enterrés), d'une capacité de 5 m3, surtout employés pour les sites denses et très commerçants ; trois sont aujourd'hui en service ;

- des conteneurs enterrés à bornes à émergence réduite Ecovert, avec trois réceptacles : un de 4 m3 pour les papiers cartons, un de 5 m3 pour le plastique et le métal, un de 3 m3 pour le verre ; les bouches de déversement sont étudiées afin d'être adaptées aux différents matériaux, notamment par le biais d'un système à trappe inspiré des vide-ordures ; trois sont déjà utilisés sur le parcours du tramway ;

- des plates-formes élévatrices pour bacs de 750 l, animées électriquement ou mécaniquement par vis sans fin ; une solution qui répond à des préoccupations esthétiques puisqu'elle permet de retirer des alignements de bacs sur les trottoirs.

Des camions bennes plus étroits

Le budget de cette opération est de 460 000 euros (3 millions de francs). Le coût par point de tri varie de 15 000 à 23 000 euros (100 000 à 150 000 francs) en moyenne, avec une grande incertitude quant au sous-sol : un percement dans la nappe phréatique a fait exploser ce budget du fait des besoins de refoulement des eaux et de l'usage d'étanchéités de cuvelage.

Aujourd'hui, dans une logique de gestion optimale, les solutions choisies sont adaptées aux camions bennes de gabarit traditionnel. Mais Daniel Fouché admet que « les contraintes de ville pourront s'imposer à la collecte ». Il envisage dès maintenant l'enlèvement avec des camions plus étroits, dotés de plus petites bennes, et utilisant une énergie adaptée au centre-ville, électricité ou autre.

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