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Des mots d'auteurs sur l'architecture (4/5) : Olivier Py
Olivier Py - © © Christophe Raynaud de Lage

Des mots d'auteurs sur l'architecture (4/5) : Olivier Py

Propos recueillis par Marie-Douce Albert |  le 15/10/2014  |  ProfessionArchitectureProfessionnels

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L’architecte est-il le seul à pouvoir parler d’architecture ? La question est permise au moment où les professionnels s’apprêtent à prendre la parole lors de la clôture des premières universités d’été de l’ordre des architectes, à Marseille le 16 octobre mais aussi les 17 et 18 octobre, à l’occasion de la 2e édition des « 24 heures d’architecture », dans la même ville. Quelques semaines après la rentrée littéraire, « Le Moniteur » a proposé à cinq romanciers d’évoquer leurs liens avec les bâtisseurs de villes. Jusqu’au 16 octobre, ces auteurs livreront leur définition de la discipline. Ils parleront des objets de leur fascination, sans oublier de rappeler leurs attentes. Aujourd’hui, l'homme de théâtre, directeur du Festival d’Avignon, et romancier, Olivier Py. Dans « Excelsior », paru chez Actes Sud à la rentrée, il met en scène un architecte tourmenté.

« J’ai fait du personnage central de mon dernier roman, « Excelsior », un architecte, mais un architecte qui souffre de la pérennité de son œuvre. En effet, l’un d’eux m’a un jour confié : « Tu as de la chance, tes œuvres disparaissent mais les miennes ne le peuvent pas alors que je le voudrais. » J’ai ainsi découvert que ce que je pensais être une supériorité de son art lui apparaissait comme une faiblesse.

« Un art indissociable de l’idée de mouvement »

La vision que j’avais de l’architecture a aussi été remise en cause par un autre événement. Depuis vingt-cinq ans, je travaille avec le scénographe Pierre-André Weitz. Il est architecte de formation mais n’a jamais construit de bâtiment pérenne et ses œuvres sont très liées à la question du mouvement. L’architecture était pour moi un art strictement décoratif, jusqu’au jour où il m’a emmené visiter la chapelle de Ronchamp de Le Corbusier. C’est un lieu incroyable dans lequel se déplacer de quelques pas seulement, change radicalement la vision qu’on en a. J’ai compris, là, que la beauté de l’architecture ne pouvait pas être dissociée de la question du mouvement. J’ai, en revanche, toujours été déçu par la façon dont les architectes traitent la lumière, et ce faisant l’immatériel. Certes, les mises en lumière des monuments historiques sont aujourd’hui souvent magnifiques mais je trouve que la question est sous-estimée dans les bâtiments contemporains. Or pour un homme de théâtre comme moi, la lumière est primordiale. C’est l’apparition du jeu d’orgue – la console d’éclairage – qui a fait que nous ne jouons plus aujourd’hui sur scène comme au temps d’Eschyle. »

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