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Des fonds européens po ur les entreprises

le 07/02/1997  |  EuropeApprentissage BTPDirective européenneEntreprisesArtisans

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-L'aide de l'Europe ne se limite pas au financement de projets d'aménagement. -Les entreprises et artisans du BTP apprennent à profiter de crédits d'aide à l'investissement, à l'innovation et à la formation. Un guide pratique des cinq régions de l'Arc nord-est.

L'aide européenne ? Le bâtiment y pense d'abord et avant tout comme catalyseur de projets d'aménagement. Ainsi, les 630 millions de francs consommés en Lorraine entre 1994 et 1996, au titre de l'aide aux régions en déclin industriel (Objectif 2 des fonds structurels), ont généré près de 1 milliard de francs de travaux pour le BTP.

Mais Bruxelles soutient aussi les entreprises dans leur vie quotidienne, quand elles investissent, innovent ou forment leur personnel. Les patrons n'en ont souvent pas conscience, et ce d'autant moins que le fonds européen de développement régional (Feder) ne concourt pas aux acquisitions de matériel roulant, coeur de leurs investissements. Du coup, les patrons doivent piocher dans des dispositifs liés à des investissements immatériels. Or, les entreprises, tous secteurs confondus, ne sont pas très à l'aise avec ces procédures. Ainsi, dans le cadre de l'Objectif 2 du Nord-Pas-de-Calais, des réaménagements financiers ont conduit, en 1996, à doter la mesure 1 (aide à l'investissement) de 65 millions de francs supplémentaires, prélevés pour moitié sur les crédits consacrés aux mesures 2 (ingénierie financière et investissements immatériels) et 3 (développement technologique), crédits nettement moins sollicités.

D'une façon générale, le BTP n'est pas assez en alerte. Les PME picardes sont absentes des dossiers cofinancés par l'Europe. Même tonalité en Champagne-Ardenne : Valérie David, chargée des affaires européennes au conseil régional, déplore que « beaucoup d'entrepreneurs ignorent les aides européennes ou, s'ils les connaissent, abandonnent devant la complexité de la procédure et le langage ésotérique de l'administration ».

En Lorraine aussi, la part des PME dans les programmes communautaires est marginale. Le fiasco absolu de Retex en constitue un exemple flagrant : « Mal informées, les entreprises croyaient à tort que seul le secteur du textile et de l'habillement pouvait proposer des projets », constate Jacques Vigneron, directeur régional de l'équipement.

Et pourtant, quelques « chevau-légers » ont su se faufiler. Pour changer de locaux comme l'alsacien Werny, ou mettre au point un nouveau procédé comme le nordiste Soretra (voir exemples ci-après). En Picardie, sur 1 000 dossiers industriels d'aide instruits durant ces trois dernières années apparaissent, quand même quelques filiales de groupes de BTP ou des fournisseurs.

Les mêmes bénéficiaires reviennent d'ailleurs plusieurs fois à la charge. En Champagne-Ardenne, la fédération s'est débrouillée pour faire cofinancer par l'Europe un dispositif d'accompagnement de ses artisans. Enfin, dans le Nord-Pas-de-Calais, des PME du BTP ont bien atterri sur les listes des bénéficiaires du Feder.

En matière sociale, petits et grands ont leurs chances face à l'Europe. Aussi bien Lucas, un menuisier calaisien, qu'une filiale de major, Screg Est, ont profité du fonds social européen (FSE) pour former leurs salariés. Côté français, les contreparties relèvent du fonds national pour l'emploi (FNE-Entreprise) quand il s'agit de traiter des difficultés conjoncturelles.

Ainsi, en 1994-1995, l'Objectif 2 dans le Nord-Pas-de-Calais a aidé une vingtaine d'entreprises du BTP - représentant près de 5 000 salariés - à former 400 d'entre eux pour un coût de 25 millions (dont 9,7 millions de francs de FSE). Compte tenu des difficultés actuelles de la profession, on peut s'attendre à une montée en charge du FNE et des contributions FSE. En revanche, l'autre grand volet des contreparties françaises, l'engagement de développement de la formation (EDDF), qui concerne les actions préventives, est resté gelé l'an dernier, faute d'accord de branche au niveau national. La signature envisagée en 1997 permettrait de déclencher des opérations : ainsi, l'Aref-BTP du Nord-Pas-de-Calais prépare la reconversion lourde de 10 salariés de Spie-Trindel.

POUR S'Y RETROUVER :

Adapt : programme d'initiative communautaire (PIC) en faveur de l'emploi, de l'adaptation de la main-d'oeuvre industrielle et de l'amélioration de la compétitivité des entreprises.

Feder : fonds européen de développement régional.

FSE : fonds social européen.

Rechar : PIC en faveur de la reconversion des bassins charbonniers.

Retex : PIC en faveur de la reconversion des zones dépendantes de l'industrie textile.

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