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Des femmes au volant des engins d’Eiffage

Fabienne Proux |  le 10/05/2013  |  EntreprisesPolitique socialeMayenneTravail

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Depuis l’été dernier, sur la centaine de conducteurs d’engins recrutée par Eiffage sur le chantier de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, une dizaine sont des femmes. « Nous souhaiterions embaucher plus de femmes, car elles conduisent mieux que les hommes et respectent davantage les règles de sécurité, mais elles ne viennent pas naturellement vers ces postes », explique Louis-Marie de Marsac, DRH chez Eiffage. Dès lors, pour attirer les candidatures féminines, le groupe de BTP monte des opérations de recrutement spécifiques avec Pôle emploi, les missions locales pour les moins de 26 ans, ou des agences d’intérim spécialisées dans l’insertion à l’instar d’Idées intérim à Laval (Mayenne). « Nous aidons Eiffage à satisfaire les clauses d’insertion du chantier de la LGV consistant à réserver 8 % d’heures de travail à des publics en réinsertion », explique Mélinda Bouin, d’Idées intérim. L’agence a organisé à Laval le 19 mars, à l’occasion de la journée de la femme, une rencontre entre des femmes en recherche d’emploi et Eiffage. Deux de ces nouvelles recrues - Sandra Bouin, 29 ans, et Nathalia Dalibard, 38 ans - sont venues témoigner. Toutes deux vantent l’accessibilité de ces métiers aux femmes. « Je ne vois aucun frein », estime Nathalia, chauffeur routier licenciée en 2009, « il faut seulement avoir du caractère pour s’imposer dans cet univers masculin. »

Une formation sur différents engins

Ex-agent de courrier à la Poste au volant d’un tombereau depuis le début avril, Sandra confirme que conduire un de ces gros véhicules demande « davantage de concentration que d’effort physique ». Sans emploi depuis juillet 2012, elle s’est découvert une vraie vocation. « J’adore conduire en hauteur et je préfère travailler avec des hommes », témoigne la jeune femme. Elle a suivi, avec Nathalia, une formation de six semaines à la conduite d’une demi-douzaine d’engins, ce qui lui a permis de valider sept tests Caces (1). Toutes deux souhaitent poursuivre dans ce métier après le chantier de la LGV.

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PHOTO - 721112.BR.jpg - © David ADEMAS / MONITEUR

(1) Caces : certificat d’aptitude à la conduite en sécurité.

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