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Ces entreprises du BTP qui propulsent des athlètes vers les JO
Le perchiste Axel Chapelle s’entraîne pour participer aux JO de Tokyo de 2020, avec l’appui financier d’Atland. - © FFA

Ces entreprises du BTP qui propulsent des athlètes vers les JO

Coralie Donas |  le 01/10/2018  |  ManagementEiffageSaint-GobainVinciRecrutement BTP

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Parrainage, recrutement : des employeurs du BTP s'engagent aux côtés de jeunes espoirs. Des dispositifs gagnants-gagnants.

« J'ai eu la chance de rencontrer un chef d'entreprise passionné par le sport ! », s'enthousiasme Axel Chapelle, 23 ans, champion du monde junior 2014 de saut à la perche qui, depuis cet été, bénéficie du parrainage du groupe immobilier Atland. « Les salariés sont quant à eux venus m'encourager au meeting d'athlétisme de Paris en juin. L'accord avec Atland n'est pas seulement financier : il m'apporte aussi beaucoup sur le plan humain. »

Le contrat de parrainage, ou contrat d'image, relève, au même titre que le mécénat ou la convention d'insertion professionnelle, du Pacte de performance. Ce dispositif, créé en 2014 et soutenu par le ministère des Sports vise, avec le concours d'entreprises, à garantir à des athlètes de haut niveau des ressources décentes pour mener leur double projet sportif et professionnel. « Ils perçoivent un revenu annuel minimum de 20 000 euros nets, mais l'employeur peut verser une somme plus importante, notamment en fonction de la formation initiale de l'intéressé, expose Charlotte Feraille, déléguée générale de la Fondation du pacte de performance. Un soutien essentiel, alors que la moitié des athlètes de haut niveau vit en dessous du seuil de pauvreté. » Et de préciser : « Dans le BTP, nous veillons en particulier à ce que les sportifs ne soient pas recrutés pour des métiers physiques, afin de ne pas entamer leurs performances. »

Diffuser les valeurs du sport. Une centaine d'entreprises sont impliquées dans le cadre du Pacte de performance. Parmi elles, des groupes du BTP comme Eiffage, Vinci et Bouygues ou encore Saint-Gobain, mais aussi des acteurs de l'immobilier tels qu'Ana Home Immobilier, Foncimmo ou 6e Sens Immobilier. Eiffage Construction a ainsi signé, depuis 2014, huit conventions d'insertion professionnelle, un dispositif qui permet de recruter un sportif en CDD ou en CDI durant sa carrière.

Soutenir un athlète de haut niveau est un atout pour l'image de l'entreprise

« Notre but est d'intégrer les athlètes, de les former et de leur apporter une expérience professionnelle, ce qui n'est d'ailleurs pas toujours simple, car ils sont rarement diplômés dans nos métiers », explique Bruno Chellaoua, directeur d'Eiffage Construction Amélioration de l'habitat. Responsable du recrutement des sportifs pour le groupe Eiffage, il est lui-même un ancien judoka de haut niveau. Au quotidien, la présence d'athlètes constitue un atout : le travail d'équipe et la persévérance sont autant d'éléments transposables du sport au milieu professionnel. « Il existe à mon sens un parallèle entre compétition sportive et chantier, car il y a dans les deux cas de nombreux objectifs à tenir ! », relève Bruno Chellaoua.

Les bénéfices s'évaluent aussi en termes d'image. « Implantés en région parisienne, nous soutenons un sportif francilien, ce qui marque notre ancrage local vis-à-vis des collectivités avec lesquelles nous travaillons, illustre Georges Rocchietta, président d'Atland. Nous voulons également participer à l'arrivée des JO à Paris, car pour leur permettre de remporter des médailles, il faut soutenir les jeunes espoirs ! »

Préparer l'après-carrière. Pour les athlètes, le dispositif ouvre des perspectives. C'est le cas de Souleymane Cissokho, 27 ans, aujourd'hui boxeur professionnel, qui a décroché une médaille de bronze aux JO de Rio de 2016. La même année, Eiffage Construction l'a embauché comme chargé de mission RSE, ce qui l'a notamment amené à monter une filière de réemploi des déchets de chantier vers le Sénégal. « Mes missions permettent de m'extraire du cocon sportif et de me sentir utile, explique le boxeur. Il importe en outre de préparer l'après-carrière sportive, qui peut prendre fin du jour au lendemain en cas de blessure. »

Souleymane Cissokho participe également au développement du sport chez Eiffage, où il anime parfois des sessions d'entraînement pour les salariés. Axel Chapelle, quant à lui, était curieux « de découvrir le monde de l'entreprise et d'y trouver des idées de réorientation. » Rien de tel encore pour le perchiste, qui vise les JO de Tokyo de 2020.

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