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Des coffrages mobiles sur pneus pour les tunnels de la Croix-Rousse

Hakim Bendaoud |  le 22/06/2012  |  IngénierieProduits et matérielsOuvrage d'artEntreprisesMatériel de chantier

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Spie Batignolles a décidé de privilégier des coffrages montés sur pneus plutôt que sur rails, une option assez rare qui a l’avantage de la rapidité et de la sécurité.

Sur le site du tunnel de la Croix-Rousse, à Lyon, c’est devenu un rituel. Chaque matin, les deux coffrages de 100 t sont avancés et mis en place en vue du coulage du béton qui aura lieu l’après-midi. Vingt-quatre heures plus tard, les équipes décoffreront et déplaceront les portiques automoteurs jusqu’aux 12,50 mètres suivants, couvrant ainsi 25 mètres de longueur supplémentaire par jour. Une cadence élevée qui, à entendre Dominique Voza, responsable des achats chez Spie Batignolles, doit beaucoup à la technologie retenue puisque ces deux coffrages ne sont pas montés sur rails, comme c’est la règle pour la grande majorité des chantiers de ce type, mais sur roues : « Ces coffrages nous font non seulement gagner du temps mais aussi de la sécurité. Avec les rails, les risques d’accidents du travail sont plus élevés, surtout lors des phases de manipulation. Les coffrages sur roues sont évidemment plus chers mais ils sont aussi plus rapides à mettre en place. Or sur des chantiers aussi importants, le facteur temps est primordial. » Développés par l’entreprise italienne Sermar, les deux coffrages qui avancent dans les galeries du tube de sécurité de la Croix-Rousse, dont la longueur totale est de 1 757 m, ne nécessitent que deux heures et demie pour être mis en place, alors que sur rails, il faudrait compter une demi-heure de plus.

Entamé à chaque tête de tunnel par des ateliers distincts, le percement du tube de sécurité qui accueillera à terme des voies dédiées aux bus, cyclistes et piétons, a permis aux équipes de prendre six mois d’avance sur le calendrier prévisionnel ! Une avance que l’entrée en action de ces deux coffrages permet de maintenir pour l’instant.

48 vibreurs externes

Fin avril 2012, 17 000 m 3 de béton ont ainsi été coulés à la cadence minimale contractuelle de 30 m 3 /h, auxquels ont été ajoutés 3 000 m 3 de béton affectés à la constitution des radiers. Le béton fourni par Cemex (lire ci-dessous) pompé en pied de coffrage est distribué via trois niveaux de trappes et trois pipes de bétonnage permettant le clavage de la voûte. La levée de béton dans le coffrage est réalisée par passes successives d’environ 1 m, dont la bonne répartition est assurée par 48 vibreurs électriques externes. L’anneau ainsi coulé a un développé de 20 m et le volume moyen de chaque voûte est de l’ordre de 150 m 3 de béton.
Au terme de ces travaux, un deuxième chantier sera ouvert au niveau du tunnel routier existant réservé aux voitures. Inauguré en 1952, sa rénovation et sa mise en conformité avec la réglementation s’imposent. « Spie Batignolles nous a commandé trois nouveaux coffrages de 15 m chacun équipés eux aussi de roues pneumatiques, précise Bruno Terruzi, responsable technique chez Sermar. D’un rayon de 7 m, chaque unité, gérée hydrauliquement, pèsera 145 t. En calotte la pression atteindra 30 t/m 2 , avec des épaisseurs de béton allant de 10 à 20 cm. Selon moi, ce seront les premiers coffrages mobiles en Europe construits pour supporter de telles pressions, qui sont plus ou moins identiques à celles subies par des coffrages pour béton autoplaçant. » La fin du chantier est prévue en février 2014, au terme de 57 mois de travaux, pour un investissement total de 206 millions d’euros.

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PHOTO - 645495.BR.jpg - © Grand Lyon Jacques LEONE
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PHOTO - 645494.BR.jpg - © VINCI
La résistance du béton est contrôlée avec des sondes thermiques

De septembre 2010 à septembre 2011, 13 000 m 2 de béton projeté PVS (projeté par voie sèche) fibré ont été mis en œuvre pendant l’excavation de la galerie de sécurité afin de stabiliser le terrain. L’agence Cemex Bétons Rhône et Ain s’est par la suite attaquée à la formulation du parement définitif. A la fin du mois d’avril, 17 000 m 3 de CXB C35/45 hyperfluide avaient ainsi été livrés et coulés, pour un volume total de béton utilisé de 33 000 m 3 . La résistance des plots de voûtes est contrôlée par maturométrie. « Après chaque coulage, quatre sondes thermiques sont noyées à 20 cm de profondeur afin de contrôler la résistance des structures », détaille Thierry Loison, directeur de l’agence Cemex Rhône et Ain. Le décoffrage n’est réalisé que lorsque les sondes affichent 8 MPa, soit en général 10 à 12 heures après coulage.

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