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Des certifications pour mieux vivre au travail
L'immeuble Open, siège social d'Icade à Issy-les-Moulineaux (hauts-de-Seine), est l'une des sept opérations pilotes pour Osmoz. - © ICADE

Des certifications pour mieux vivre au travail

Dossier coordonné par Julie Nicolas - Eliane Kan |  le 11/05/2018  |  ImmobilierRéglementationNormesFrance entièreEurope

Complémentaires des grands labels environnementaux, Well et Osmoz s'intéressent au bien-être des salariés.

Soumis à une réglementation qui les oblige à veiller sur la santé de leurs salariés, les employeurs sont aussi de plus en plus soucieux d'améliorer la qualité de vie au travail (QVT). « L'enjeu est de limiter l'absentéisme mais aussi d'attirer et de fidé liser de nouveaux talents », indique Sylvain Laporte, ingénieur chez Alto Ingénierie, un bureau d'études spécialisé en énergie et environnement. Pour les aider dans cette démarche, deux certifications sont apparues. D'abord Well en 2015 dans les pays anglo-saxons, puis Osmoz en France en mars dernier. Toutes deux viennent en complément des trois grandes certifications environnementales existantes pour la conception et la construction des bâtiments : Leed (Etats-Unis), Breeam (Royaume-Uni), et HQE (France).

Ces trois labels concernent la santé des occupants, en termes de qualité de l'air intérieur et de l'eau, mais aussi de confort visuel, thermique et acoustique. « Nous prenons également en compte la protection contre les ondes électromagnétiques, en livrant des prescriptions sur l'emplacement des tableaux électriques et le type de câble à utiliser », fait valoir Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice d'Alliance HQE-GBC, l'association qui œuvre pour la haute qualité environnementale (HQE) des bâtiments.

Approche transversale. En matière de QVT, cet organisme s'appuie sur Osmoz. Lancée en mars dernier par Certivéa, un organisme d'évaluation et de certification des bâtiments tertiaires, cette démarche évalue le bien-être physique, psychologique et social des salariés. Elle implique que les équipes chargées de la construction et de l'aménagement du bâtiment y travaillent de concert avec les ressources humaines (RH), afin d'éviter une mauvaise organisation du travail qui peut s'avérer stressante, donc toxique pour les salariés.

« Cette approche transversale se traduit par un soin particulier apporté au poste de travail pour éviter les troubles musculo-squelettiques », rapporte Claire-Sophie Coeudevez,

ingénieur en stratégies de santé dans le cadre du bâti et de l'urbain chez Medieco, une entreprise de conseil et de formation auprès des maîtres d'ouvrage. A l'instar de la certification Well lancée par l'organisme américain International Well Building, Osmoz contribue aussi à l'aménagement de divers espaces pour inciter les salariés à se reposer, à faire des pauses et de l'exercice physique. Tout comme Well, cette certification favorise également la création de services qui visent à leur délivrer une alimentation saine et à faire entrer l'art dans le lieu de travail.

Le partenariat passé entre Osmoz et HQE succède à l'accord noué entre Breeam et le label Well, qui recense plus de 780 projets estampillés. De quoi donner des ailes à Osmoz qui compte déjà sept projets pilotes.

Osmoz et Well : des différences ténues

Très proches, les certifications Osmoz et Well se caractérisent d'abord par leurs points communs en matière de santé. Toutes deux prennent ainsi en compte la qualité de l'air et de l'eau potable, le confort acoustique et thermique, l'hygiène. La lumière doit rester homogène et confortable pour l'occupant quelle que soit l'heure de la journée. Quant au bâtiment, il doit être en affinité avec la nature, qui doit être offerte à la vue des occupants.

C'est surtout la portée des certifications qui les différencie.

Osmoz repose sur trois leviers (le bâti et son équipement, l'aménagement, l'animation RH). La certification peut être obtenue en travaillant sur tout ou partie de ces trois axes. Elle offre plus de souplesse puisqu'il n'y a pas de prérequis obligatoire.

De son côté, Well ne pose qu'un seul axe de travail, pour lequel toutes les exigences doivent être remplies.

Sur la partie RH, Osmoz met en avant l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle tandis que Well se focalise uniquement sur les prestations et commodités délivrées dans le bâtiment telles que des salles de détente ou des séances de fitness.

Les deux certifications étant assez similaires, les entreprises anglo-saxonnes seront tentées d'opter pour Well qui est déjà reconnue dans une trentaine de pays dans le monde tandis qu'Osmoz, française, est moins connue car plus récente.

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