Chantiers

Des blocs de coffrage isolants dotés d’un treillis métallique

Mots clés : Béton - Matériel - Equipement de chantier - Risque sismique - Technique de construction

Pour la construction d’un bâtiment en zone sismique, l’entreprise a utilisé des blocs de coffrage isolants en PSE, dotés d’un treillis métallique. Préfabriqué et posé à sec, ce système permet un gain de temps appréciable. C’est ensuite un béton fluide de type S4 qui a été coulé.

Bien que les parpaings traditionnels représentent encore 70 % des chantiers de l’entreprise vendéenne Redais, les blocs de coffrage isolants en polystyrène rencontrent de plus en plus de succès auprès de leur
clientèle de particuliers.

« Cela fait quatre ans que nous utilisons des blocs coffrants isolants car cela correspond de plus en plus à ce qui est demandé pour satisfaire aux obligations liées aux réglementations thermiques, ainsi qu’aux problématiques de ponts thermiques et d’étanchéité à l’air », explique Florent Redais, cogérant avec son frère Freddy de l’entreprise familiale.

Situé en zone sismique, ce chantier sur trois niveaux de 70 m2 a vu l’entreprise utiliser pour la première fois un système de blocs coffrants (dimensions : 2,4 m x 0,60 m de hauteur x 305 mm d’épaisseur), doté de deux isolants – 75 mm en intérieur et 75 mm en extérieur – en polystyrène expansé. Ces parois isolantes sont reliées entre elles par des connecteurs métalliques, ce qui en augmente la résistance mécanique et facilite la pose des aciers d’armature destinés à renforcer la protection antisismique.

Légèrement incurvés, les connecteurs accueillent idéalement les filants, dont le nombre et les dimensions sont déterminés par le plan de ferraillage établi par le BET. En l’occurrence, un filant horizontal de 6 mm tous les 30 cm de haut (soit deux filants par bloc) et un de 8 mm tous les 50 cm en vertical. Grâce à ce procédé appelé Biplan (voir focus) – qui ne comprend pas de solutions pour les dalles comme d’autres procédés de même type –, l’entreprise a la possibilité de couler jusqu’à trois mètres de béton, soit 5 blocs.

« Par rapport à notre solution antérieure, le procédé permet une plus grande rapidité de mise en oeuvre, car nous ne sommes pas obligés de couler le béton en plusieurs passes. » Autre avantage : préfabriqués en usine, les blocs évitent la présence d’une bétonnière, de sable, etc. soit un gain de place appréciable sur un chantier relativement exigu.

 

Bonne résistance au coulage


Grâce au treillis métallique fixé dans les 155 mm du voile béton entre les isolants PSE, il est possible, sans risque de pression latérale trop importante lors du coulage à la pompe, d’utiliser des bétons fluides de type S4.

Avantages : la fluidité permet au béton d’enrober plus facilement les aciers avec une mise en oeuvre facilitée. Une simple scie circulaire munie d’un diamant pour la découpe des parties métalliques est indispensable. « Le coût de mise en oeuvre est environ deux fois et demie plus important que pour du béton traditionnel, estime Florent Redais, mais cela reste fortement à nuancer en raison du gain de temps important que l’on obtient grâce au coulage rapide du béton sur 3 mètres. De plus, le PSE installé en isolant intérieur de 75 mm permet des saignées fines faciles pour les fils électriques et autres câbles divers

Focus

Deux fois 75 mm d’isolant en PSE

Basé sur un brevet canadien, le procédé Biplan (www.biplan-system.fr) consiste à intégrer un treillis métallique dans la masse du polystyrène expansé (PSE) lors du moulage (75 mm côtés intérieur et extérieur). Des connecteurs métalliques fixés sur le treillis moulé sont incorporés dès la phase de fabrication. Cette conception préserve les blocs de toute déformation lors du coulage. Les blocs sont, en effet, capables de résister à une pression latérale lors du coulage des bétons fluides (S4 et S5) dans les murs. Avec une superficie de 1,44 m², les blocs sont faciles à manoeuvrer (poids de 15 à 18 kg).

Focus

Descriptif


■ CHANTIER:

• construction d’une maison individuelle
• Lieu du chantier : Vertou (44)
• Superficie : 3 niveaux de 70 m²
• Durée du chantier : un mois et demi
• Coût total du chantier en maçonnerie : 80 000 € HT

 

 

ENTREPRISE :

• Redais à Treize-Septiers (85)
• Statut juridique : SARL
• Date de création : 2002
• Dirigeants : Florent et Freddy Redais
• Nombre de salariés : 8
• Activité : maçonnerie, couverture, terrassement
• Clientèle : particuliers
• CA : 480 000 €.

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