En direct

Des blocs de béton collés pour un gain de temps et d'efforts

THIERRY GIRONDE |  le 26/05/2000  |  BétonProduits et matérielsGirondeDordogneFrance

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Béton
Produits et matériels
Gironde
Dordogne
France
Valider

Basé en Gironde, BIP, le spécialiste régional du bloc béton, a développé avec Lanko un nouveau procédé de montage de maçonneries à joints minces.

Depuis quelques années, la filière industrielle des métiers du gros oeuvre s'est mobilisée pour améliorer les techniques de maçonnerie. Les travaux menés récemment par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), le Centre d'études et de recherches de l'industrie du béton manufacturé (Cerib), le Syndicat national des mortiers industriels (SNMI) et l'Union de la maçonnerie et du gros oeuvre (UMGO) ont permis la mise au point de la maçonnerie à joints minces.

Le fruit d'un investissement conséquent

Elle repose sur l'association de blocs béton innovants à des joints de très faible épaisseur (de 2 à 3 mm) qui utilisent un mortier-colle plus fluide que les mortiers de montage traditionnels. C'est à Cestas, dans la périphérie de Bordeaux, qu'est implanté le siège social de la seule entreprise française certifiée NF P14-301 pour la fabrication de ces nouveaux blocs à joints minces. Créé en 1986, BIP possède six sites de production dans le grand Sud-Ouest, emploie 85 salariés et réalise un chiffre d'affaires annuel de 15,24 millions d'euros (100 millions de francs). La société est leader régional dans le domaine des blocs béton destinés à la construction. Elle produit, chaque année, l'équivalent de 2 millions de mètres carrés de maçonnerie, dont les fameux blocs spécifiquement conçus pour la maçonnerie collée. Pour les concevoir, BIP a investi environ 305 000 euros (2 millions de francs) dans ses usines de Cestas et de Condat-sur-Vézère, en Dordogne. Cinq cents heures d'expérimentation ont été nécessaires à la mise au point de ces produits innovants. Ces performances ont valu à BIP d'être associée à la journée technique trimestrielle organisée le 10 mars dernier par l'UMGO, avec le concours de la Fédération de l'industrie du béton (FIB) sur le thème des nouveaux blocs posés à joints minces. Depuis deux ans, la société girondine travaille avec Lanko, marque de Lafarge Mortiers, qui a développé un mortier de montage à joints minces. Selon Eric Giletta, chef de marchés gros oeuvre chez Lanko, la mise au point de cette colle a représenté près d'une année de travail. Pour ce produit, l'entreprise basée à Issy-les-Moulineaux a dépensé 76 225 euros (500 000 francs) en recherche et développement. « La maçonnerie collée est un marché en phase d'émergence en France », affirme Philippe Duroux, P-DG de BIP et président de la FIB Aquitaine.

Plus simple que le mortier

« Notre objectif est de prendre, d'ici à deux ans, 10 % du marché de la maçonnerie traditionnelle, à l'intérieur de notre périmètre d'intervention », poursuit-il. L'ambition semble raisonnable puisque la maçonnerie collée a de nombreux atouts par rapport aux techniques traditionnelles : gain de temps de 20 % par rapport à la construction classique, travail moins pénible pour le maçon (qui ne manipule plus que 7 kg de colle au mètre carré contre 80 kg de mortier), suppression des spectres de joints de maçonnerie, chantier propre. Plusieurs chantiers expérimentaux (dont celui mené à Saint-Jean-d'Illac pour la réalisation de douze maisons) vont permettre de valider le procédé auprès des professionnels du bâtiment.

PHOTO : Une démonstration de l'assemblage des blocs de béton avec un mortier-colle très fluide, qui permet de faire un joint de 2 à 3 mm, a eu lieu dans l'usine de BIP à Cestas, en Gironde.

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil