En direct

Des bâtiments plus économes grâce au sous-comptage intelligent
Centrale de mesure électrique - © © DR

Des bâtiments plus économes grâce au sous-comptage intelligent

Jean-Charles Guézel |  le 25/06/2013  |  CommunicationPerformance énergétiqueRéglementation thermiqueEuropeFrance

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Profession
Communication
Performance énergétique
Réglementation thermique
Europe
France
Energie
Immobilier
Technique
Valider

Le Gimelec et le réseau Construction21, en partenariat avec J3E, ont organisé le 25 juin une matinée d’information sur le « smart metering » (comptage intelligent). L’occasion de rappeler que si le compteur n’est qu’un outil, c’est lui qui permet de comprendre en profondeur le fonctionnement d’un bâtiment et donc d’optimiser puis de pérenniser la performance énergétique.

« La mesure est une action qui ne se voit pas mais c’est un élément clé de la performance des bâtiments. Et c’est cette même mesure qui fait qu’un ouvrage sera améliorable dans le temps ». C’est par ces mots que Jean de Kergorlay, président du comité Bâtiment du Gimelec (groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés), a introduit la matinée d’information que ce syndicat professionnel a organisée avec le réseau collaboratif Construction21 (centré sur la construction durable) et le journal J3E autour du comptage intelligent. Mais au fait, quelle différence entre comptage et comptage intelligent ? « Un compteur intelligent se caractérise entre autres par la possibilité d’effectuer certains calculs (des comparaisons notamment), par une capacité de mémorisation, par des moyens de communication et de programmation à distance (par exemple celle des seuils d’alerte) et par l’aptitude à gérer plusieurs tarifs », indique Patrick Kauffmann, président de la division A6 (mesure et surveillance des réseaux) du Gimelec. Un registre de compétences bien plus étendu donc que celui d’un simple compteur. « Si le comptage par usage est prévu dans la RT2012, il n’est pas nécessairement intelligent, pour des questions de coût, précise l’expert. En revanche, ce sera le cas si l’identification des gisements d’amélioration et la réduction des consommations font partie des objectifs prioritaires du projet. »

Un avantage difficilement monétisable pour les propriétaires

Pour faciliter le choix des produits, le Gimelec a développé un « indice de mesure » constitué de trois chiffres qui définissent chacun le niveau de fonctionnalité des appareils dans trois domaines clés, à savoir la gestion des coûts, la surveillance de l’installation électrique et enfin le contrôle de la qualité de l’énergie. Reste que si le sujet du « smart metering » monte en puissance, la France n’est pour autant pas le pays européen le plus moteur quant à l’adoption de ce type de matériels. «  Contrairement à l’Allemagne ou à l’Italie, le coût de l’énergie n’y est pas encore assez élevé pour motiver les investisseurs. En France, ces derniers sont aussi moins sensibles aux arguments verts et ne seraient prêts à dépenser davantage en équipements que s’il y avait pour eux un gain économique à l’arrivée, explique Mihai Peteu, de l’institut Coda Stratégies. Mais le gain énergétique ne profite en fait pas à l’investisseur initial parce que les bâtiments économes, pour l’instant, ne se vendent ni ne se louent plus cher que des bâtiments moins économes. Tout juste sont-ils un peu plus faciles à mettre sur le marché… »

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil