Innovation produits Spécial technique

Des bambous pour traiter les eaux usées

Mots clés : Démarche environnementale - Qualité de l'eau - eau potable

« Innovations 2014 », hors-série du Moniteur vous fait découvrir des produits sélectionnés et présenté par la rédaction. Apparus sur le marché au cours de l’année passée, ces produits ont retenu notre attention par leurs performances techniques et environnementales, leurs qualités esthétiques… et parfois les trois ! Aujourd’hui : Le système Phytorem permet de traiter les eaux usées de 25 maisons de La Réunion, en assurant le zéro rejet et tout en produisant de la ressource végétale.

Un ensemble de 25 maisons individuelles, sur la commune de Saint-Philippe, à La Réunion, est destiné à accueillir des logements sociaux. L’absence de réseau d’assainissement collectif a conduit la Société immobilière du département de La Réunion (SIDR), le maître d’ouvrage, à opter pour une solution innovante : une écostation autonome, fonctionnant sur le principe de la technologie Bambou-Assainissement. Cette installation, conçue par Phytorem et dimensionnée pour 100 équivalents-habitant, utilise le bambou pour dépolluer les eaux usées. « Notre technique de séquestration des polluants permet, contrairement à d’autres procédés de ce type qui travaillent avec des plantes aquatiques, de ne pas créer de milieu humide », souligne Bernard Beyanoun, P-DG de Phytorem, un atout sanitaire de taille pour l’île.

Autre avantage, outre l’autorégénération naturelle de la bambouseraie, synonyme de durabilité et d’économie : une production de 20 à 40 t de bambous/ha.an sous un climat tempéré. C’est l’opportunité de bénéficier d’une biomasse à forte valeur ajoutée permettant, par exemple, l’exploitation sur d’autres filières de valorisation : matériaux composites, papier…

 

Extension possible vers la filière industrielle

 

Cette solution esthétique et paysagère, qui ne génère ni odeurs ni boues d’épuration, peut également traiter des eaux pluviales, des effluents industriels (agroalimentaires, vinicoles), des lixiviats ou des sols pollués. Les polluants organiques et minéraux sont piégés dans le système racinaire particulièrement dense et intriqué des bambous, qui constitue un excellent support bactérien. Ils sont alors dégradés par les bactéries en éléments minéraux qui servent ensuite de nourriture à la plante. « Nos écostations peuvent se décliner sous différentes formes », précise Bernard Beyanoun, l’installation de Saint-Philippe étant, en l’occurrence, de type mixte (intensive et extensive). Après un système de dégrillage mécanique qui élimine les matières telles que lingettes et serviettes, une première zone de bambous (100 m²), constituée d’un massif de matériaux rapportés étanché par une géomembrane, assure la dépollution tout en éliminant 20% de la charge hydrique. Une seconde bambouseraie, réalisée dans le sol en place, élimine ensuite par évapotranspiration les 80% restants.

 

Cet article est extrait du Moniteur Hors-série « Innovations 2014 »

 

Parcours

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