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DEMOLITION Basculement des étages supérieurs

ROLAND KUSCHNER |  le 05/11/1999  |  Réglementation techniqueRénovationBâtimentCherTechnique

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Aux techniques de démolitions existantes, mécanique ou déflagrante, s'ajoute désormais celle dite du vérinage-mouflage. Employée pour la destruction de la tour Bellevue (18 étages) de Vierzon (HLM Berry-Sologne), elle consiste, à l'aide de vérins disposés à l'intérieur du bâtiment et d'un treuil placé à l'extérieur, à déplacer de quelques centimètres le centre de gravité des étages supérieurs, de telle sorte que cette masse venant percuter les niveaux inférieurs, entraîne l'effondrement de l'ensemble. « Cette technique économique, 15 % moins chère qu'une déconstruction mécanique (mieux adaptée aux bâtiments de plus faible hauteur) et 30 % moins chère qu'une destruction à l'explosif (indiquée pour les bâtiments plus importants), est particulièrement adaptée aux bâtiments de moyenne hauteur, construits selon les techniques du coffrage tunnel ou en béton préfabriqué », explique Philippe Bourguignon, directeur d'Othem, maître d'oeuvre de l'opération. Cette technique brevetée par la société Ferrari, de Wittelsheim (68), permet à la fois de s'affranchir du gardiennage des explosifs, de ramener le périmètre de sécurité à 50 m (contre 250 m pour une technique déflagrante), et d'éviter l'évacuation des riverains.

A Bellevue, l'opération s'est déroulée en deux phases. Dans un premier temps, l'entreprise de démolition ATD (76) s'est employée à scier les dalles et les refends des niveaux 11 et 12 de la tour. Puis, des vérins de 300 et 500 t de poussée, disposés de façon à exercer une poussée horizontale ou biaise de quelques centimètres sur la dalle de l'étage, ont assuré le basculement progressif des étages supérieurs, aidés par un treuil de 50 t. La tour s'est effondrée dans les 10 à 15 m d'amplitude prévus.

L'opération, d'un montant de 3,1 millions de francs (désamiantage inclus), s'est déroulée en 80 jours, depuis l'étude jusqu'à la remise en état du site, en générant une nuisance sonore et un impact au sol réduits (vitesse particulaire de 2,7 mm/seconde).

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Le déplacement de quelques centimètres du centre de gravité des étages supérieurs, qui vont percuter les niveaux inférieurs, entraîne l'effondrement de l'immeuble.

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