En direct

Demain, une route solaire, hybride, thermique et photovoltaïque ?
Le 13 octobre dernier, Colas dévoilait sa "route solaire". Aujourd'hui, l'Ifsttar prolonge ce concept avec ses recherches sur la "route solaire hybride". - © © Joachim Bertrand / COLAS © Joachim Bertrand / COLAS

Demain, une route solaire, hybride, thermique et photovoltaïque ?

Anthony Laurent |  le 07/01/2016  |  routehybrideEnergieEnergies renouvelablesTransports mécaniques

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Transports
routehybride
Energie
Energies renouvelables
Transports mécaniques
Valider

Prolongeant les concepts de « route solaire » qui fleurissent depuis quelques années déjà un peu partout dans le monde, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) planche actuellement sur une route « solaire, hybride, thermique et photovoltaïque » capable de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur.

Lors de la COP21, en décembre dernier, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, avait annoncé « quatre initiatives pour l’accélération des actions pour le climat dans les transports ». Parmi ces initiatives figurait le lancement d’un « plan national des routes » visant, en cinq ans, à couvrir de panneaux photovoltaïques 1 000 kilomètres de routes françaises pour produire de l’électricité. Cette annonce ministérielle intervenait quelques semaines après la présentation officielle – et très médiatisée – de la « route solaire » de Colas, dénommée « Wattway ».

Institut de recherche spécialisé dans les transports, l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux), a fait de la « route à énergie positive » l’un de ses axes prioritaires de recherche et développement. « Nous parlons de la « route de cinquième génération » depuis longtemps maintenant et nous sommes heureux de voir aujourd’hui que les entreprises du BTP françaises se la soient appropriées », a indiqué Hélène Jacquot-Guimbal, directrice générale de l’Ifsttar. Selon l’institut, si, en France, le million de kilomètres linéaires de chaussées était entièrement équipé de panneaux photovoltaïques ou d’une couche d’enrobé capable de capter et d’exploiter la chaleur du soleil – même avec un rendement de 10 % – la puissance ainsi produite serait potentiellement équivalente à la totalité de l’énergie électrique consommée en France !

Quand la route produit de l’électricité et des calories

Si des solutions de routes photovoltaïques existent déjà sur le marché mondial – le procédé Wattway de Colas en France, mais aussi la piste cyclable Solar Road aux Pays-Bas ou encore le prototype Solar Roadway aux Etats-Unis –, quelques questions techniques restent toutefois en suspens. « Si l’électricité ainsi produite est envoyée instantanément sur le réseau national, le concept est intéressant. En revanche, s’il s’agit de produire de l’électricité pour une consommation locale différée – captation le jour pour une restitution la nuit –, se pose la question du stockage, par exemple », a indiqué Hélène Jacquot-Guimbal. Une question résolue concernant les besoins de chauffage. Car, comme le rappelle la directrice générale de l'Ifsttar : « Quand on dit énergie, on pense toujours à électricité. Mais la « route à énergie positive » peut aussi produire de la chaleur que l’on pourrait utiliser l’hiver pour le maintien hors gel de la surface des chaussées. »

Si bien que l’Ifsttar travaille actuellement sur un concept de « route solaire, hybride, thermique et photovoltaïque », prolongeant, en les complétant, les concepts de « route solaire » actuels. L’idée est d’optimiser l’énergie solaire récupérée pour produire à la fois de l’électricité et des calories. Le démonstrateur à échelle réelle exposé sur le Pavillon France lors de la COP21 était composé d’un empilement de matériaux et de différents composants remplissant chacun une fonction précise. Ainsi, une couche de roulement, composée d’un enrobé semi-transparent à base de granulat de verre, permet de recueillir le rayonnement solaire tout en possédant une adhérence compatible avec la circulation des véhicules. En outre, des capteurs solaires, placés sous la couche de roulement, permettent ensuite de produire de l’énergie électrique. Enfin, une couche d’enrobé poreux, placée sous ces capteurs solaires et circulée par un fluide, permet de collecter, sous forme d’énergie thermique, la partie non utilisée du flux lumineux. « Notre démonstrateur de « route solaire hybride » a rencontré un beau succès lors de la COP21 », a déclaré Hélène Jacquot-Guimbal. Le signe d’un avenir radieux ?

Commentaires

Demain, une route solaire, hybride, thermique et photovoltaïque ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Décrypter les règles du Code de la commande publique issues de la loi MOP

Décrypter les règles du Code de la commande publique issues de la loi MOP

Date de parution : 09/2019

Voir

Initiation aux procédés généraux de construction

Initiation aux procédés généraux de construction

Date de parution : 09/2019

Voir

Construire, rénover et aménager une maison

Construire, rénover et aménager une maison

Date de parution : 09/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur