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« Demain, des entrepôts logistiques plus petits et plus éparpillés »

le 13/03/2015  |  Politique socialeTechniqueBâtimentAlpes-MaritimesGironde

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Philippe Arfi, directeur de Goodman France -

Goodman détient, développe et gère des plates-formes logistiques et des parcs d’affaires. Coté à la bourse de Sydney (Australie), le groupe veut poursuivre son développement en France. Il travaille déjà pour des clients prestigieux comme Amazon, géant de l’e-commerce, ou Hartmann, spécialiste des produits médicaux. Entretien avec le directeur de Goodman France, Philippe Arfi.

Quel est votre objectif à court terme ?

D’ici à 2017, nous voulons faire progresser notre portefeuille de 50 % pour le faire passer à 1,5 million de m². Cela passera majoritairement par des développements en propre complétés par des acquisitions.

Le marché se développe-t-il en régions ?

Il reste très concentré sur la dorsale Lille- Paris-Lyon-Marseille, mais nous avons enre-gistré un mouvement de bascule en faveur des métropoles régionales dont Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice. Il y a dix ans en Allemagne, le marché de la logistique se développait seulement dans cinq grandes villes. Aujourd’hui, 19 régions ou grandes agglomérations profitent de ce marché. La France pourrait se développer sur le même schéma.

Lancez-vous des opérations en blanc ?

Non, car le marché français n’est pas prêt à accueillir des opérations en blanc, notamment en raison de la lenteur administrative et de la superposition des normes. Quand on travaille à partir de la demande d’un client, nous livrons l’entrepôt en dix-huit mois. Pour gagner en réactivité, nous lançons des opérations « en gris ». Nous achetons les terrains, réalisons les demandes de permis de construire, la viabilisation… pour absorber la période de gestion administrative des dossiers. Ainsi, nous sommes capables de livrer un projet en sept à huit mois.

Comment choisissez-vous vos partenaires ?

Nous réalisons des appels d’offres privés, car nous n’avons pas de fournisseurs privilégiés. Mais la liste des partenaires constructeurs reste limitée, et nous possédons une équipe technique au fait des innovations.

L’entrepôt de demain sera-il une plate-forme XXL ?

Croire que plus un entrepôt est gros, moins il coûte cher à gérer est une fausse idée. Les gains de productivité atteignent leur limite lorsque la plate-forme dépasse les 100 000 m². Le temps de roulage d’un point à un autre augmente et l’utilisateur devient moins agile, car il développe une organisation managériale plus lourde. En outre, l’évolution du marché s’assoit sur la proximité par rapport au client. Pour demain, j’imagine une segmentation des entrepôts et un éparpillement des plates-formes sur le territoire.

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PHOTO - 837526.BR.jpg - © Thomas Gogny / Le Moniteur

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