Immobilier

Découvrez ces nouveaux métiers de l’immobilier

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Logiciels - Outils d'aide

Ils sont activateurs de lieux en transition, BIM manager, data scientist… bardés de diplômes, et incarnent les compétences issues de la révolution numérique à l’œuvre dans le secteur de l’immobilier. Portraits.

De plus en plus connecté et interconnecté, l’immobilier se découvre de nouveaux horizons, de nouveaux métiers, pour lesquels les compétences sont rares et les intitulés parfois énigmatiques… Tous ont en commun le goût d’aller vite et de faire bouger les lignes (on n’ose prononcer le terme « disruption »). Qu’il s’agisse de lever des fonds, de développer de nouvelles plates-formes Internet de mise en relation entre acteurs du secteur, de veiller au pilotage énergétique des bâtiments ou de recueillir, analyser et interpréter les données issues des bâtiments connectés, ces hommes et ces femmes affichent des CV et des parcours variés. Ils peuvent être ingénieurs, diplômés d’école de commerce, juristes ou spécialistes de l’histoire de l’art et du design contemporain. Des formations, des champs disciplinaires et des trajectoires qui illustrent la diversité grandissante, ainsi que la spécialisation croissante, des métiers de l’immobilier à l’ère du tout numérique (ou presque).

 

Céline Mallet, chef de projet, data scientist chez Engie Axima

Son dada, c’est la data

En février dernier, Céline Mallet, 34 ans, rejoignait la direction déléguée « Maintenance prédictive » chez Engie Axima. Profession : data scientist. Quèsaco ? « C’est difficilement traduisible », admet-elle… Concrètement, il s’agit pour elle et son équipe de piloter le volet modélisation et traitement des données d’une nouvelle offre de l’opérateur en maintenance prédictive. Et ce, à partir de « données pertinentes, recueillies au bon endroit, au bon moment, avec les bons capteurs ». Génie climatique, réfrigération et sécurité incendie : l’objectif est de prescrire et d’anticiper les opérations de maintenance, afin de fiabiliser la performance des bâtiments et installations industriels et tertiaires.

L’analyse des données captées permettant de devancer les pannes et de prédire la fin de vie des équipements. Rompue aux techniques de modélisation des séries temporelles, d’analyse de données, de scoring, autant que de modélisation neuronale, Céline Mallet s’est formée à Vannes (statistiques et traitement informatique des données), Rennes (économétrie) et Paris (techniques de décision en entreprise). Mais y a-t-il une vie en dehors de la data ? « Oui ! Je suis une fille normale, s’amuse-t-elle, pas une geek. Je viens de Bretagne et j’aime y retourner souvent. Je pratique l’aviron (sur  la Seine), j’aime la littérature, les voyages, les fruits de mer, et j’aime faire la fête ! »

 

Nicolas Détrie, directeur de Yes we camp

Semeur de  vivre-ensemble

Nicolas Détrie, 36 ans, dirige Yes we camp, une association née en 2012 à Marseille, qui compte aujourd’hui une cinquantaine de salariés. Un collectif d’architectes, graphistes, gestionnaires, qui investissent des espaces temporairement vacants, et les changent en lieux de rencontres entre riverains, touristes et artistes, à travers une offre de restauration et d’événements. Parmi ses réalisations : la mini-ville éphémère créée en 2013 dans le cadre de Marseille, capitale européenne de la culture, mais aussi « Les Grands Voisins », l’occupation « à haute valeur humaine » de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Diplômé de l’Essec, spécialisé en économie urbaine, le trentenaire a dirigé pendant six ans les Ateliers de Cergy avant de se consacrer pleinement à son projet Yes we camp.

 

Giovanna Carrer et Ivan Mietton, fondateurs de Housequake.fr

Les noces de l’art et de l’immobilier

L’art sous toutes ses formes – installations lumineuses et sonores, sculptures – valorise un projet immobilier. Tel est le credo de Giovanna Carrer (44 ans) et Ivan Mietton (40 ans), les fondateurs de Housequake.fr, un studio qui produit des installations artistiques intégrées à l’architecture. Giovanna est une littéraire, spécialisée en histoire de l’art moderne et contemporain, elle s’est frottée à l’univers des galeristes, des maisons de ventes aux enchères, et de la communication en architecture. Ivan, lui, est diplômé de l’école du Louvre, il est familier du design, de la conception lumière et du mobilier d’exception.

« Notre ambition est de proposer des œuvres pointues, inattendues, à l’échelle de l’architecture. » Celles-ci, uniques, sont commandées auprès d’artistes reconnus. Housequake accompagne le porteur du projet immobilier pour définir le cahier des charges, choisir le plasticien, faire réaliser l’œuvre, et l’installer. Leurs poulains ? Arik Lévy, Ingo Maurer, et d’autres. Mais pourquoi Housequake ? « L’idée est de communiquer notre désir de “secouer les murs”. Et puis, Housequake est une incroyable chanson de Prince. »

 

Jaouad Ouahi, chargé de mission chez EDF, responsable des outils de performance environnementale

Valoriser des données gratuites pour optimiser les installations

A 34 ans, Jaouad Ouahi pilote le système informatique de suivi des consommations énergétiques du parc tertiaire du groupe EDF. A savoir, rien de moins que 4,5 millions de mètres carrés sur 1 700 sites et à peu près autant de bâtiments ! Son objectif ? Optimiser l’existant, piloter et prédire la consommation « pour éviter les dérives » et atteindre, dans un premier temps, le « seuil de performance » envisageable en réglant correctement les installations.Objectif : « aider les utilisateurs de bâtiments tertiaires à diminuer/optimiser leurs consommations ».

Pour y parvenir, cet ingénieur diplômé en traitement du signal exploite un fabuleux gisement de données, une masse de data le plus souvent gratuites : courbes de charges électriques, factures, etc. Il s’agit ensuite pour lui de corréler les consommations relevées avec des « variables explicatives » telles que la température extérieure, l’ensoleillement, l’occupation humaine des sites pour développer, affiner et valider des modèles prédictifs.

 

Nathanaël Mathieu, cofondateur du site Neo-nomade.com

« Architecte » du travail de demain

Pour ce centralien de 39 ans, qui vit entre Nantes et Paris, « télétravail et nomadisme sont les piliers du travail de demain ». Cette certitude, il l’a acquise après avoir officié dans le tourisme et le voyage, où il a passé des heures dans des halls d’hôtels et d’aéroport aux côtés d’autres nomades. Il milite alors en faveur du travail dans des tiers-lieux proches du domicile.

En 2010, avec deux associés, il se fait « architecte du travail de demain » et fonde LBMG worklabs, ainsi que le site Neo-nomade.com qui recense les espaces de travail dans 180 villes. « En moyenne, les bureaux sont occupés la moitié du temps. Il y a des optimisations à réaliser via des espaces partagés qui ouvrent l’entreprise sur l’extérieur », estime celui qui a installé sa société aux Grands Voisins, l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul devenu le plus grand tiers-lieu de Paris.

 

 

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