En direct

Déclarations contradictoires au procès des marchés publics des lycées d’Ile-de-France

Defawe Philippe |  le 14/04/2005  |  Seine-et-MarneVal-d'OiseYvelinesParisSeine-Saint-Denis

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Seine-et-Marne
Val-d'Oise
Yvelines
Paris
Seine-Saint-Denis
Entreprises
Val-de-Marne
Essonne
Hauts-de-Seine
Education
Hygiène, sécurité et protection de la santé
Commande publique
Mise en concurrence
Réglementation
Marchés publics
Conjoncture
Valider

Mercredi, deux dirigeants d'entreprises ont confirmé l'existence d'une entente entre les majors du BTP pour se répartir les marchés des lycées d'Ile-de-France, tandis qu'un troisième a nié.

Selon l'accusation, les entreprises du bâtiment se sont réparties cet énorme marché de 24 milliards de francs entre 1988 et 1997. Cette entente organisée avec l'assentiment de la région avait pour corollaire un financement illicite des partis politiques à hauteur de 2 % du prix des marchés.

Un ancien directeur général de Dumez, Bruno Boulay, poursuivi comme les deux autres pour cette entente, a confirmé, comme il l'avait dit à l'instruction, "une répartition (des marchés) entre les entreprises".
"J'ai été agréé sur les lycées sur lesquels je m'étais mis d'accord et sur d'autres", a-t-il reconnu, ajoutant que ce choix avait été respecté par la région "pour cinq lycées".
Il a en revanche nié tout lien entre le financement imposé des partis et l'obtention des marchés, qui est au coeur de ce système de corruption, selon l'accusation.
"Il était hors de question pour moi de lier le financement des partis politiques à l'obtention de marchés", a-t-il déclaré.
Il a affirmé avoir financé le RPR et le Parti républicain dans le cadre de la loi de 1990 qui autorisait les dons des entreprises. "C'était une mesure conservatoire pour éviter les nuisances que pourrait causer le non financement", a-t-il expliqué.

Entendu après lui, un ancien directeur général de Bouygues Bâtiment, Patrick Leleu, a également confirmé ses précédentes déclarations, à propos de réunions entre grands du BTP sur "les ambitions de telle ou telle entreprise sur tel marché".
Ensuite, "on se débrouillait pour faire savoir (à la région, ndlr) qu'on était motivé par tel ou tel lycée", a-t-il ajouté.
Il a précisé qu'après avoir "fait acte de motivation" pour un marché, il l'avait ensuite obtenu, confirmant le bon fonctionnement du système qui donnait lieu à des "offres de couverture" par les autres entreprises pour donner l'illusion de la concurrence.

Le premier entrepreneur entendu, d'une société moins importante, a en revanche nié toute entente, revenant sur ses précédentes déclarations.
"Il n'y a pas eu de répartition", a assuré Patrick Bonnetain, ancien directeur de CBC (groupe CGE).
Une trentaine de cadres et de chefs d'entreprises sont renvoyés devant le tribunal dans cette affaire de corruption aux côtés de politiques.
L'audience reprendra lundi.

AFP

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Construire avec le bois

Construire avec le bois

Date de parution : 12/2019

Voir

Propriétés et caractéristiques des matériaux de construction

Propriétés et caractéristiques des matériaux de construction

Date de parution : 11/2019

Voir

Comprendre simplement la résistance des matériaux

Comprendre simplement la résistance des matériaux

Date de parution : 11/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur