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De nouvelles visions énergétiques à horizon 2030-2050

M-L.B |  le 17/04/2013  |  France

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Energie -

Dans un rapport de synthèse de sa Contribution à l’élaboration de visions énergétiques 2030-2050 , l’Ademe s’est attelé à un exercice prospectif d’identification d’une voie possible à la transition énergétique en France. L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie passe ainsi en revue l’ensemble des postes de consommation pour établir des scénarios de changements.

Dans le Bâtiment, le scénario retenu par le rapport de l'Ademe est celui d’une consommation moyenne au m² des logements en baisse de plus de 60 % entre 2010 et 2050. Pour réduire les consommations dans ce secteur-clé, l’hypothèse d’un plan ambitieux de construction neuve et de rénovations thermiques des bâtiments résidentiels et tertiaires est retenue pour 2030 avec une hypothèse de départ d’un rééquilibrage de la construction neuve entre le résidentiel et le collectif (contre 58 % de maisons individuelles et 42% de logements collectifs aujourd’hui). Un plan qui s’inscrirait alors « dans une organisation urbaine nécessitant moins de transports et limitant l’artificialisation des sols », pronostic l’Ademe qui note toutefois que le parc actuel fixe déjà largement  l’organisation urbaine à l’horizon 2030. En moyenne, 500 000 logements feraient l’objet de rénovations thermiques par an. D’ici 2030, tout le parc de logement social construit avant 2005 serait ainsi rénové ainsi que 5 millions de maisons individuelles (pour plus de la moitié, construites avant 1975), soit plus de 70 % des maisons individuelles.

Chauffage, eau-chaude, électricité : les principaux changements

Concernant les deux principaux postes de consommation des bâtiments résidentiels, le niveau de confort est considéré inchangé (température dans les bâtiments, quantités d’eau chaude sanitaire consommées). Les besoins diminuent globalement grâce aux travaux d’isolation et sont satisfaits par des technologies bien plus efficaces énergétiquement que les appareils actuels.

Pour le chauffage, les pompes à chaleur (PAC) notamment aérothermiques réversibles, équipent 20 % du parc total de logements, notamment ceux chauffés à l’électricité, avec un coefficient de performance de 4 en 2030 contre 3 en moyenne aujourd’hui. Le fort taux de pénétration de cet équipement est également lié à la poursuite de la consommation tendancielle en climatisation dans certaines régions. Les logements chauffés au gaz s’équipent progressivement en chaudières à condensation. Sur la fin de la période, les systèmes hybrides et de microcogénération commencent également à pénétrer le parc.

Pour l’eau chaude sanitaire, les cumulus (chauffe-eau à effet joule) sont progressivement remplacés par des chauffe-eau thermodynamiques (CET) qui permettent de réduire de moitié la consommation des ménages et, dans une moindre mesure, par des chauffe- eau solaires individuels (CESI). Toutefois, sauf évolution majeure de la filière (coûts, performances) en France, aujourd’hui non prévisible, les CESI se diffusent lentement dans le parc, leur taux de pénétration étant évalué à 10 % des logements en 2030. La consommation moyenne au mètre carré des logements baisse ainsi de près d’un tiers entre 2010 et 2030, passant de 190 kWh/m2/an à 130 kWh/m2/an en énergie finale(*) et pour l’ensemble des usages.

Des usages d’électricité stabilisés

Concernant les usages spécifiques de l’électricité, l’hypothèse est faite que la moyenne du parc en 2030 dispose des meilleures technologies disponibles aujourd’hui. Le taux d’équipement par ménage pour chaque produit blanc (électroménager) ou gris (télévision,etc.) est augmenté. L’émergence de consommations correspondant à de nouveaux usages est également intégrée et constitue le poste de plus forte croissance pour les usages spécifiques. Au total, le progrès technique combiné à la multiplication des usages permet au mieux de tabler sur une stabilité de ce poste de consommation.

Pour retrouver l'ensemble des analyses et données

 

(*) En raison de l’évolution des mix électriques et de chauffage, la référence à la consommation d’énergie primaire peut prêter à confusion. C’est la raison pour laquelle les évolutions sont données en énergie finale.

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