Réalisations

De nouvelles normes de protection du patrimoine à Paris

Sandrine Mazetier, adjointe au maire de Paris chargée du patrimoine, a annoncé la création de nouvelles normes de protection du patrimoine dans la capitale, moins rigides et permettant de protéger des détails d’un immeuble ou d’une rue.
Dans le cadre du projet de Plan local d’urbanisme (PLU), qui doit être discuté à la fin du mois au Conseil de Paris, la mairie a décidé de mettre en place un système à trois niveaux: « protection ville de Paris » (PVP), « traitements morphologiques particuliers » (TMP) et « signalements », a indiqué Mme Mazetier.

Sur les 75.000 parcelles de Paris, il n’y a actuellement que « 1.912 protections au titre des monuments historiques », a souligné l’adjointe au maire, et un millier au titre des plans d’occupation des sols de quartiers, qui protègent essentiellement des façades.
A ces chiffres, la mairie devrait ajouter près de 9.000 parcelles, soit au total quelque cinq fois plus que jusqu’à maintenant, mais avec une force de protection variable.
La « protection ville de Paris », selon Mme Mazetier, permettra ainsi de protéger tout au partie – devantures, porches, escaliers, décors… – des immeubles ou des équipements, en interdisant leur démolition. Le TMP concernera la protection du paysage – cours, jardinets, anciens lotissements -, autorisant la destruction mais préservant une échelle et une disposition particulière des bâtiments.
Le « signalement » enfin – une mesure « légère », dit Mme Mazetier – attirera l’attention sur l’intérêt de l’immeuble concerné, sans le protéger spécifiquement.
Il s’agit, a fait valoir encore l’adjointe au maire, d' »empêcher les horreurs » sans « empêcher la mutation de la ville et la création architecturale ».

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