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De nombreux terrains en friche attendent d'être construits en Ile-de-France

DEVIGE-STEWART Thierry |  le 08/10/2003  |  transportArchitectureAménagement

Dans le très chic XVIème arrondissement de Paris, Porte d'Auteuil, un terrain délaissé de 2,3 hectares, appartenant à la SNCF, n'a jamais accueilli les immeubles et la promenade projetés: c'est l'un des 233 espaces publics qui pourraient vite être cédés pour accueillir des logements.
Dans son rapport au ministre de l'Equipement Gilles de Robien, Pierre Pommelet a recensé près de 11 millions de m2 (1.100 hectares) de terrains analogues, que le ministère ou les entreprises sous sa tutelle (surtout SNCF, Réseau Ferré de France et RATP), pourraient vendre aux promoteurs ou aux mairies, afin d'y faire bâtir des logements.
En plein Paris, Pierre Pommelet relève des friches quasiment inutilisées. Ainsi, Place de Rungis, sur l'ancienne gare de marchandises de la Petite Ceinture, ou encore dans le 18ème arrondissement sur un ancien dépôt de locomotives, à côté de la Gare du Nord, près des voies ferrées Porte de la Chapelle, sur un ancien dépôt d'autobus rue de la Croix-Nivert dans le XVème arondissement...

Dans les Yvelines, le rapport signale des terrains sur les commune de Montesson et d'Andrésy, mais aussi près des gares de Jouy-en-Josas, Trappes et Mareil-Marly. En Seine Saint-Denis, il s'agit des "délaissés" d'autoroutes --zones préemptées par l'Etat pour des voies routières mais finalement inutilisées-- notamment l'autoroute A-103, l'A-87 à Clichy-sous-Bois, et aussi à la Courneuve, Bobigny, Montfermeil et Neuilly sur Marne.
Il inclut même le Fort d'Aubervilliers --souvent occupé par le théâtre équestre Zingaro--, qualifié "d'espace constructible remarquablement situé" et qui pourrait selon lui accueillir 1.000 logements.
La SNCF possède aussi des terrains libres à Pantin, dans la Plaine Saint-Denis et à Saint-Ouen. Le même travail de recensement est effectué dans les Hauts-de-Seine, dans l'Essonne, le Val-de-Marne et le Val d'Oise.
Souvent, les terrains devront être dépollués, souligne le rapport, qui préconise de contacter au plus vite les maires de ces communes afin d'y définir, si la mairie est d'accord, des projets de logements.

L'Etat devra aussi presser les propriétaires, en premier lieu la SNCF et la RATP, d'accélérer la vente de ces terrains, souvent déjà prévue mais qui tarde à se réaliser.
Les établissements publics doivent en principe vendre ces terrains publics via la lourde procédure d'adjudication publique et au prix fixé par le ministère des Finances (les Domaines, plus précisément) avec seulement une marge de négociation de 10%.
Pour alléger cette procédure, M. Pommelet préconise d'adapter le Code des Domaines pour faciliter des négociations à l'amiable.

(avec AFP)

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