Profession

De Lille à Bordeaux, tour de France de la mobilisation des architectes contre la loi Elan

Mots clés : Architecte - Fenêtre - Gouvernement - Manifestations culturelles

Si la manifestation sous les fenêtres du ministère de la Culture, place du Palais-Royal à Paris, reste l’élément symbolique de la mobilisation nationale des architectes ce 17 mai, les régions n’ont rien à envier à la Capitale. Tour de France avec le réseau régional du Moniteur.

A l’appel des architectes, cette journée du 17 mai a mobilisé des centaines d’acteurs autour de la qualité de l’habitat. Objectif recherché : formuler des propositions susceptibles de faire évoluer le texte du projet de loi Elan aujourd’hui très critiqué par les architectes.

Le Moniteur et ses bureaux régionaux ont suivi de près des débats qui ont été (très) animés, réunissant au-delà de la sphère stricte des architectes. Reportages.

 

Hauts-de-France

A Lille, le conseil régional de l’ordre des architectes (Croa) des Hauts-de-France organisait ce 17 mai une table-ronde intitulée «Loi Élan: un dialogue à reconstruire». Elle a permis de mettre en lumière l’objectif commun des bailleurs sociaux et des architectes de la région : lutter contre la privatisation du logement social. «Cette loi fourre-tout prétend construire plus vite, moins cher et mieux, or ses injonctions sont contradictoires», souligne Régis Thévenet, président du Croa Hauts-de-France. «La qualité va diminuer avec des opérateurs privés qui vont s’emparer de la production des logements sociaux et des autres équipements», met en garde Renaud Bellière, président du syndicat U2A (Aisne).

De son côté, Sylvie Ruin, directrice de l’URH Hauts-de-France qui regroupe 65 organismes HLM explique: «Nous n’avons pas dû lire le même texte. Notre objectif à nous aussi c’est de lutter contre la privatisation du logement social. Or nous faisons de plus en plus de Vefa. Sur le périmètre de la métropole européenne de Lille c’est 57% et nous faisons de plus en plus de conception-réalisation. On va déjà vers la privatisation car nous n’avons pas d’autres solutions pour répondre à nos objectifs. Si le débat n’est pas possible pour sortir de la loi MOP, c’est une autoroute vers la privatisation qui est ouverte.»

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X