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De futurs couvreurs au garde-à-vous
Des jeunes découvrent les rudiments du métier de couvreur au CFA Maximilien-Perret, à Alfortville (Val-de-Marne). - © FRANCK BELONCLE / LE MONITEUR

De futurs couvreurs au garde-à-vous

Caroline Gitton |  le 29/10/2018  |  BâtimentApprentissageArtisan couvreurVie du BTP

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Avant d'intégrer leur CFA pour se former au métier, six jeunes se sont frottés à la discipline militaire.

Alors que se tiennent cet automne des concertations territoriales sur le service national universel (SNU), promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le BTP se saisit pour la première fois du service militaire volontaire (SMV), qui pourrait servir à préfigurer le SNU. Outil d'insertion socioprofessionnelle dédié aux jeunes de 18 à 25 ans éloignés de l'emploi, le SMV a pour but l'acquisition d'un savoir-être en société.

Six jeunes inscrits à une préparation opérationnelle à l'emploi collective (Poec) de couvreur ont ainsi découvert, entre avril et septembre, les valeurs et la discipline de l'armée de terre. Une opération initiée par le Syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture-plomberie (GCCP) et Constructys, l'organisme paritaire collecteur agréé du secteur.

« Nous notons un certain nombre d'échecs avec des jeunes en alternance, en particulier en apprentissage, qui ne parviennent pas à rentrer dans le cadre », pointe Catherine Saudecerre, directrice formation d'Afortech, organisme de formation continue spécialisé dans les métiers du génie climatique, de la couverture et de la plomberie. L'objectif est donc de leur redonner une chance, en les préparant sur le plan comportemental. « Ce dispositif permet de créer un vivier de candidats ayant démontré leur motivation, sur un métier en tension identifié par les entreprises », résume Philippe Guez, secrétaire général de Constructys Ile-de-France.

Apprendre à vivre ensemble. Accueillis au sein de la base militaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) aux côtés de jeunes se destinant pour leur part à une Poec de tunnelier, les futurs couvreurs ont bénéficié d'un encadrement visant à donner du sens aux règles de vie en collectivité, mais aussi à les aider à se dépasser. « Il s'agissait également de les sensibiliser à la conscience du danger et à la nécessité de rendre des comptes : des paramètres importants dans nos métiers », reprend Catherine Saudecerre. Autres composantes du programme du SMV : une remise à niveau sur les savoirs de base, des entraînements sportifs ainsi que le passage du brevet de sauveteur secouriste du travail.

Le but : créer un vivier de candidats motivés sur un métier en tension

Courant septembre, les six jeunes ont rejoint, avec une dizaine d'autres élèves, les bancs du CFA de couverture-plomberie Maximilien-Perret à Alfortville (Val-de-Marne) afin de démarrer la Poec. « Ceux qui sont passés par le SMV constituent la base du groupe : ils apportent une dynamique et un esprit d'équipe », se félicite Catherine Saudecerre. « La motivation et la discipline acquises permettent en outre une progression plus rapide des enseignements », complète Philippe Guez. La formation, qui se conclut par deux semaines de stage en entreprise, s'échelonne sur trois mois, au cours desquels les élèves apprennent les règles de l'art et les mesures de sécurité.

Afortech assure l'ingénierie de formation et une partie des enseignements délivrés au sein de l'établissement. « Ce cursus est très technique et intensif, commente Catherine Saudecerre. Quant au stage, il constitue un préalable à l'embauche, l'objectif étant la poursuite en alternance. » La directrice d'Afortech espère aussi, à la faveur de ce programme, faire découvrir « un métier méconnu, qui comporte une dimension esthétique, avec des variétés de toits propres à chaque région ». Sous l'impulsion du GCCP, le classement du geste du couvreur-zingueur parisien au patrimoine immatériel de l'Unesco est d'ailleurs en cours d'examen par le ministère de la Culture.

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Un groupe de futurs couvreurs et de futurs tunneliers âgés de 18 à 25 ans a passé plusieurs mois au sein de la base militaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne). - © 2 RÉGIMENT SERVICE MILITAIRE VOLONTAIRE

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