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A Bordeaux, le conflit se poursuit entre Darwin et Bastide Niel
A Bordeaux, les désaccords entre Darwin et la SAS Bastide Niel perdurent... - © AdobeStock

A Bordeaux, le conflit se poursuit entre Darwin et Bastide Niel

Orianne Dupont (Bureau de Bordeaux du Moniteur) |  le 18/04/2019  |  GirondeVie du BTPWiny MaasAménagement

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La médiation s’est interrompue, mais les désaccords entre Darwin et la SAS Bastide Niel perdurent. Philippe Barre, fondateur du site bordelais Darwin (groupe Evolution) qui allie coworking, pépinière de start-up, activités associatives, restaurations et commerces, a annoncé fin mars qu’il quittait la table des négociations entamées avec la société Bastide Niel (BMA, Domofrance et Aquitanis), chargée d’aménager la ZAC de 35 ha du même nom. Le 6 mai , le tribunal administratif doit statuer sur l’expulsion des activités « darwiniennes » qui occupent le foncier de la ZAC et, il y a quelques jours, les Darwiniens ont annoncé qu’ils envisageaient de lancer une action en justice contre l’aménageur et Bordeaux Métropole.

Les deux parties tentent de s’entendre depuis plus d’un an sur l’occupation du foncier. La SAS Bastide Niel a dû retarder ses travaux de 10 mois en raison du maintien des activités de Darwin — malgré un achèvement de l’autorisation de l’occupation temporaire, dont ils bénéficiaient entre 2011 et 2016 — empêchant le démarrage de travaux, au cœur du site de Darwin, allée Cavalière pour la réalisation du quartier Bastide Niel, dont le plan guide est élaboré par Winy Maas (MVRDV).

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Démarrés fin mars 2019, ces travaux sur les réseaux et canalisations asphyxient le site et « bloquent la sortie de secours », estime Philippe Barre, fondateur de Darwin. « Les travaux d’aménagement de la partie de l’allée Cavalière occupée illicitement par Darwin doivent durer moins d’une année. Il s’agit de travaux publics de voirie et de réseaux, tout à fait classiques, pour lesquels, tout aussi classiquement, l’accès des riverains est maintenu », précise Pascal Gerasimo, directeur général de BMA. Des travaux nécessaires à la poursuite des opérations.

« Mauvaise foi »

Ce dernier regrette la « mauvaise foi » de ses interlocuteurs : « La SAS d’aménagement Bastide Niel a réalisé pour plus de 600 000 euros un parking provisoire de 250 places, dès juillet 2018, afin d’accueillir les véhicules des Darwiniens, à leur demande, et il n’est occupé qu’à environ 20 %. »

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Philippe Barre aurait souhaité que l’AOT soit maintenue sur les hangars qui abritaient les associations et le skate-park ; son rêve d’un urbanisme de transition qui changerait la ville prend l’eau. « Nous avons proposé tout au long des derniers mois des solutions concrètes et constructives pour faire avancer les choses », estime Pascal Gérasimo. Sans succès. « On a trop subi pensant que nous pouvions agir sur la médiation », rétorque le patron du groupe Evolution.

Vers une nouvelle médiation ?

Les chefs d’entreprises présents sur le site ont rencontré le nouveau maire de Bordeaux Nicolas Florian, début avril. Lequel a affirmé sa volonté de « trouver une solution par le haut, via une nouvelle médiation », relate Philippe Barre.

Ce que n’a pas souhaité confirmer la mairie de Bordeaux. « Nous voulons que le périmètre des activités de Darwin soit conservé », martèle Philippe Barre. De son côté, la SAS, via un communiqué rédigé par BMA insiste sur le fait que « le dossier de réalisation de la ZAC Bastide Niel qui fixe le programme des travaux de cette opération a été voté à l’unanimité par les élus de la Métropole, le 25 mars 2016. Il est incompréhensible que des intérêts particuliers s’y opposent et empêchent l’ouverture de futures voies publiques. »

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Face à ce qu’il estime être — également — de « la mauvaise foi » et une « entrave à la concertation », Philippe Barre a annoncé que le groupe Evolution allait assigner en justice la Métropole et BMA en raison de la négation de leur droit à circuler et la nature de l’achat de la voie centrale du site. « La Métropole l’a vendue il y a deux ans sans la déclasser du domaine public », détaille Philippe Barre. « Les parcelles concernées relevaient du domaine privé de la Métropole, il n’y avait donc pas lieu de les déclasser. La cession de ce terrain par la Métropole à l’aménageur validée par le Conseil de Métropole, il y a deux ans, est légale et n’a jamais été contestée à ce jour », répond la collectivité.

Pendant que le débat se poursuit sur ces quelque 2 000 m2, le reste de la ZAC avance. La première phase des travaux a pu démarrer : 110 000 m2 des 125 000 m2 prévus pour cette première étape (sur 325 000 m2 au total) ont été lancés.

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