Dans un marché chahuté, Maisons France Confort reste optimiste
Maisons France Confort présente ses résultats annuels - © © DR

Dans un marché chahuté, Maisons France Confort reste optimiste

laurence francqueville |  le 20/03/2013  |  BâtimentMaison individuelleAinSeine-et-MarneHaute-Garonne

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Logement
Bâtiment
Maison individuelle
Ain
Seine-et-Marne
Haute-Garonne
Immobilier
Technique
Valider

Le leader des constructeurs de maisons individuelles affiche des résultats en baisse en 2012. Conjoncture oblige. Mais il continue de « surperformer » le marché et entend renforcer encore ses positions d’ici la sortie de crise.

Conjoncture oblige, le numéro un français des constructeurs de maison individuelle a vu son chiffre d’affaire reculer de 3,5% l’an dernier à 563,4 millions d’euros (-6,3% à périmètre constant). Maisons France Confort affiche voit également sa marge opérationnelle reculer de 1 point à 5%. Plusieurs raisons à cela : le contexte économique d’abord, mais aussi les promotions  commerciales consenties (-0,6 point) et les actions de réduction des coûts fixes menées (-0,1 point). Son bénéfice net se contracte à 18,3 millions (22,7 millions en 2011). Sa marge nette s’établit donc à 3,3% (-0,6 point).

S’appuyant sur une structure financière solide, Maisons France Confort sous-traite presque 100% de sa production et affiche donc peu de coûts fixes.  Le groupe a engagé des actions pour les réduire en 2012 afin de limiter l’impact de la baisse de production et préserver sa rentabilité (12% du chiffre d’affaires en moyenne à 70 millions). Ils pourraient encore baisser cette année de 5 à 7%.

Jouer la prime au leader

Dans ce contexte très difficile, Maisons France Confort estime avoir une bonne visibilité pour le premier semestre de l’année grâce à un niveau de prises de commandes (662 millions de chiffre d’affaires, soit -4,4% en valeur et -10,6% à périmètre constant)  en moindre baisse par rapport au marché (-16% selon Caron Marketing). Sur les deux premiers mois de l’année, le retrait des commandes s’accentue (-18,8% en valeur sur un marché en repli de 33%), s’expliquant notamment par l’anticipation d’un certain nombre d’achats de maisons fin 2012 lié à la fin de la RT 2005 afin de ne pas subir la hausse des prix (+6%). Les contacts commerciaux (70% des contacts et 40% des commandes sont générés par internet, soit autant que le parrainage) sont toujours aussi nombreux mais ceux qui se concrétisent sont des projets muris et sûrs. La sensibilité au prix des primo-accédants ne se ressent donc pas vraiment dans le taux d’annulation.  Si bien que pour l’année 2013, le leader du marché anticipe « un chiffre d’affaires en repli de 7 à 9% avec un maintien du niveau de rentabilité à un niveau satisfaisant », explique Patrick Vandromme, estimant qu’au-delà de 2013, le marché risque aussi d’être « compliqué » en 2014.

Une RT 2012 qui arrive au plus mauvais moment

De premières constations sont faites par le groupe quant à la mise en place de la RT 2012 :

-          le surcoût de la RT 2012 a été atténué par une diminution des surfaces habitables ;

-          le mix énergétique est véritablement bouleversé par rapport au profil des maisons vendues l’an dernier : le gaz équipe désormais 48,1% des maisons vendues contre 15,6% l’an dernier, et le bois a bondi de 2,2% à 19,8% des maisons. En revanche, l’électricité est tombée de 69,4% à 15,6% et le thermodynamique  gagne un peu passant de 12,8 à 16,5%.

-          Les délais de réalisation d’un projet s’allongent en raison de l’établissement de la double attestation a priori et a posteriori et de la mise en place de techniques plus complexes.

Patrick Vandromme, P-DG du groupe, y voit néanmoins un point positif: « la RT2012 exige une montée en compétence des acteurs qui devrait accélérer la concentration du secteur et avantagera les plus professionnels d’entre nous », tablant ainsi sur des sociétés ou des chantiers à reprendre par ci par là et qui viendront gonfler un peu l’activité. Le P-DG souhaite toutefois que « le gouvernement prenne réellement conscience de l’impact de la RT sur la construction neuve qui tombe au plus mauvais moment».

Dans ces conditions, des baisses de prix sont-elles envisageables ? Pas vraiment, selon le P-DG de MFC, qui escompte peu d’économies du côté des sous-traitants, qu’il soigne particulièrement (paiement rapide). En revanche, le contexte devrait aider le groupe à améliorer ses conditions d’achat auprès des industriels. MFC travaille aussi sur la préfabrication (maisons performances en ossature acier) et développe des partenariats, par exemple avec certains lotisseurs en zone tendue via des avances de trésorerie contre des affectations de terrains.

Travailler les relais de croissance

Patrick Vandromme entend donc profiter de cette année de moindre activité dans la construction neuve pour accélérer la mise en place des trois relais de croissance identifiés :

-          Premièrement le développement d’une activité de rénovation globale : des corners vont être déployés dans les agences MFC et les équipes techniques seront également plus disponibles pour s’investir dans cette nouvelle activité à fort potentiel. Le principal point à travailler étant, selon le groupe, de trouver les « bonnes » entreprises sous-traitantes car « en rénovation, il faut quasiment travailler en chaussons », explique le P-DG de MFC.

-          deuxièmement les offres destinées aux collectivités locales : un concept de maison abordable pour les primo-accédants est ainsi testé dans les départements de Seine-et-Marne, de l’Ain, et de la Haute-Garonne qui consiste à engager des démarches auprès des communes pour dégager à bon prix des fonciers n’intéressant pas les promoteurs pour développer une offre globale à prix serré allant de la conception à la livraison. Pour l’instant, 30 lots ont été commercialisés et 50 projets sont à l’étude ;

-          troisièmement, le développement de solutions clés en main pour les grands groupes, à l’image de ce qui a été fait pour EDF : 120 permis de construire ont été déposés et 45 obtenus pour l’instant afin de construire des logements pour des personnels EDF (produit investisseur assurant un rendement de 5,4 à 5,8% avec une garantie de location de la part du groupe public sur 12 ans). Des contacts sont pris notamment avec des organismes HLM pour des programmes de maisons en bande.

Cette montée en puissance progressive devrait se traduire cette année par un chiffre d’affaires de 17 à 20 millions d’euros réalisé dans ces trois domaines.

Commentaires

Dans un marché chahuté, Maisons France Confort reste optimiste

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Valorisation de l’immobilier d’entreprise par l'externalisation des actifs et autres solutions

Valorisation de l’immobilier d’entreprise par l'externalisation des actifs et autres solutions

Date de parution : 02/2020

Voir

Évaluer un terrain à bâtir par la comparaison ou le compte à rebours immobilier

Évaluer un terrain à bâtir par la comparaison ou le compte à rebours immobilier

Date de parution : 06/2019

Voir

L'expertise immobilière en 50 fiches pratiques

L'expertise immobilière en 50 fiches pratiques

Date de parution : 09/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur