Selon les notaires, la crise n'a pas poussé les citadins à fuir les grandes villes
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Selon les notaires, la crise n'a pas poussé les citadins à fuir les grandes villes

Anaïs Divoux |  le 10/12/2020  |  Notaires de FranceNotairesFrance

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Le Conseil supérieur du notariat a présenté ce jeudi 10 décembre le bilan immobilier 2020. Les notaires se disent confiants quant à la résilience du marché et annoncent même une remontée des prix pour 2021.

« Ce n’est pas l’exode urbain » a souligné le notaire Frédéric Violeau, lors de la présentation du bilan immobilier 2020 par le conseil supérieur du notariat (CSN) ce jeudi 10 décembre. Ce bilan met en lumière deux constats : 2020 se présente comme une année résiliente pour l'immobilier, et malgré la crise, les citadins ne fuient pas la ville.

Les Français ne boudent pas les grandes villes

Suite aux deux confinements, certains professionnels de l’immobilier s'interrogeaient sur une possible désaffection à l'égard des grandes villes, face aux besoins d'espace, de nature, et aux possibilités naissantes liées au télétravail.

Or, d’après les chiffres du bilan annuel du CSN, il n'y a pas d’exode conséquent des citadins hors des métropoles : « à l'échelle du territoire, on ne peut pas dire qu'il y ait eu des bouleversements importants", a insisté Frédéric Violeau.

Au contraire, preuve de l’attrait des français pour les métropoles, les prix ont augmenté cette année dans toutes les principales agglomérations. Sur l’année 2020, : "aucune baisse n'a été observée " a noté Frédéric Violeau, certaines villes ont même connu une augmentation à deux chiffres du prix médian des appartements.

Par exemple, à Lyon, pour un appartement ancien, le prix du mètre carré s’élève à 4770 € soit une hausse de +10,6% en un an. Il en va de même pour rennes et Nantes dont le prix sur ce même type de bien a augmenté respectivement de 14,4% et 13,2% en 2020.

Sur l’ensemble de l’année 2020, le prix des appartements a augmenté de 6,5 % et celui des maisons de 4,2 % : "les projections pour le 4e trimestre 2020 laissent présager de la poursuite de la hausse", affirment les notaires. À fin janvier 2021, ils prédisent donc des augmentations annuelles de + 5,8 % pour les appartements et 6,8 % pour les maisons françaises.

2020 : une année résiliente pour l’immobilier

Preuve de la résilience du marché, le CSN estime que le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois en France s’élève à 990 000 au 30 septembre 2020, soit seulement 5% de moins qu’en 2019. Une baisse plutôt faible au vu des conditions sanitaires.

Après la première vague de confinement, les notaires ont pu constater une très forte activité jusqu’à mi-août, où les ventes en cours qui n’avaient pas pu se signer ont pu se concrétiser. Un rattrapage a également été noté en termes de signature d’avant-contrats post-confinement, celles-ci ont conservé un bon niveau jusqu'au mois de novembre.

Si le rebond de cet été n’a pas permis de combler entièrement le retard pris lors du premier confinement,  les notaires ne constatent pas d’effondrement lors du second, ce qui leur permet d’affirmer que : « le marché résiste, retrouve une dynamique stable", et que : "cette résilience peut lui permettre de tenir le choc jusqu’à la fin de la crise".

D'après le CSN, les volumes devraient se maintenir pendant les trois premiers mois de l’année 2021.

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