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Cure de jouvence sous cloches
Le bâtiment d’origine (au premier plan) sera bientôt complété de la moitié qui lui a manqué pendant plus d’un siècle. - © NICOLAS DOHR / BOUYGUES CONSTRUCTION

Cure de jouvence sous cloches

Philippe Bohlinger |  le 26/11/2021  |  Réhabilitation d'ouvrageTravaux d'extensionRénovationMonument historiqueNancy

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Réhabilitation - Entre déconstruction, rénovation et extension, les thermes de Nancy renouent avec l'ambition qui irriguait leur plan d'origine, il y a un siècle.

 

Nancy se rêvait en ville d'eau au début du XXe siècle, mais la Première Guerre mondiale l'a obligée à revoir ses ambitions à la baisse : l'architecte Louis Lanternier n'a finalement livré, entre 1912 et 1914, qu'un bâtiment thermal et une piscine olympique. Deux ouvrages inscrits aux monuments historiques depuis novembre 2020, qui conjuguent structure béton et parement en béton-pierre. Or, la reconnaissance par l'Académie de médecine, il y a sept ans, des vertus des eaux minérales puisées à 850 m sous terre offre aujourd'hui l'occasion de ressusciter la vision initiale au travers d'une opération de réhabilitation-extension.

Baptisé Grand Nancy Thermal, le chantier est mené par l'architecte Anne Démians. Actuellement au stade du gros œuvre, il consiste à réhabiliter l'existant et à réaliser la deuxième aile du bâtiment thermal, telle que prévue dans les plans d'origine. Avec ses deux colonnades néoclassiques, côté nord et côté est, l'édifice d'origine occupait jusqu'alors un espace de 79 m x 52 m. Sa couverture compte trois coupoles dont la plus importante couronne un bassin circulaire. La piscine olympique conçue comme des bains municipaux (58 m x 31 m) est, quant à elle, aisément identifiable par sa voûte en berceau percée de sept lanterneaux.

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Un quatrième dôme s’ajoutera aux trois premiers et un nouveau centre aquatique sera aménagé à l’arrière du centre thermal. - © ANNE DEMIANS

Opération chirurgicale. Depuis octobre 2019, les travaux s'organisent autour de ces établissements. La partie la plus visible, à leur démarrage, a été la déconstruction de la piscine extérieure vieillissante. « L'ensemble des déchets inertes extraits lors de cette opération a été recyclé sur place, ce qui représente 18 000 t sur la totalité du chantier », précise Marc Reymann, directeur de travaux chez Bouygues Bâtiment Nord-Est. Parallèlement, la construction de nouveaux bassins de plein air a été engagée dans l'alignement de la piscine olympique rénovée. L'ensemble formera un complexe de sports et loisirs aquatiques au sud de la parcelle.

Autre point clé, le bâtiment thermal a été lourdement rénové afin de pouvoir accueillir les futurs espaces de bien-être (spa, hammam…). Ces opérations ont impliqué une déconstruction chirurgicale, en particulier des murs en parpaings et des anciens vestiaires, afin d'éviter d'endommager les parties patrimoniales. La piscine ronde a été consolidée par application de béton projeté sur le pourtour du bassin. Les menuiseries métalliques fermant la galerie de colonnes au nord ont été réutilisées opportunément en cloisonnement intérieur. Elles avaient été commandées en 1933 aux Ateliers Jean Prouvé.

 

Structure en poteaux préfabriqués. L'extension proprement dite a consisté à réaliser un ouvrage symétrique à l'existant. Cette nouvelle aile accueillera les espaces réservés aux curistes, mais également un hôtel et un parking souterrain. Entièrement neuve, cette zone se caractérise par ses lignes horizontales, qui contrastent volontairement avec les colonnades existantes. Ce nouvel ensemble met en œuvre une structure poteaux-poutres en béton préfabriqué, tramée sur 8,5 m. Les façades seront ensuite habillées de cassettes modulaires en aluminium thermolaqué noir, dont la pose s'organise selon un procédé quasiment industrialisé. « Le relevé au scan 3D des façades a permis de préfabriquer en atelier la charpente métallique sur laquelle s'adaptent ces cassettes », explique Marc Reymann. Les brise-soleil, de même que les supports des garde-corps vitrés, ont été réalisés sur mesure selon le même principe. Dans ce contexte, le prototype du chantier démontre son intérêt pour caler parfaitement les détails d'assemblage de l'habillage.

Enfin, point d'orgue des travaux, la nouvelle coupole installée en septembre dernier fait écho au dôme principal du bâtiment historique. S'ils culminent tous deux à 21,80 m, Anne Démians a privilégié une forme en ogive pour cette deuxième coupole et renoncé à reproduire l'ordonnancement classique de l'ancienne, marqué par des corniches au niveau des ouvertures.

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