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Cuisine et transparence

Félicie Geslin |  le 24/05/2013  |  Oise

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Greffe -

A Lamorlaye (Oise), une extension perchée sur des pilotis parvient à déjouer les contraintes d’un existant composite… et à épargner la vie d’un pommier.

Dans « L’Arbre, le maire et la médiathèque », le film d’Eric Rohmer, un architecte planifiait d’abattre un saule centenaire pour construire une médiathèque. Pour sa première réalisation au cœur d’un lotissement forestier à Lamorlaye, son confrère Arnaud Coutine s’est livré à l’exercice inverse : agrandir une maison individuelle sans toucher au pommier planté à quelques mètres de sa façade principale. L’impératif avait de quoi dérouter car, explique l’architecte, « en bornant la possibilité d’extension longitudinale, l’arbre obligeait à concentrer l’intervention sur une emprise réduite ». La demeure, bâtie dans les années 1950 (et reconfigurée à deux reprises), présentait, en outre, bien d’autres contraintes. Le projet devait ainsi maintenir l’entrée principale au nord et permettre la création d’une pièce de stockage hors gel ; mais aussi conserver les niveaux du soubassement et du « rez-de-chaussée » surélevé, la vue et l’éclairage des fenêtres septentrionales (chambres et séjour), interdisant, de fait, une construction de plain-pied. Enfin, la nécessité d’aligner la toiture de l’extension sur le chéneau de la partie existante conditionnait sa planéité et son altimétrie. Bref, « la solution s’est imposée d’elle-même, résume Arnaud Coutine. Limité horizontalement et verticalement, le volume supplémentaire ne pouvait s’inscrire que dans la continuité du rez-de-chaussée, supporté par des pilotis ».

Extension évolutive

La greffe aurait pu prendre l’aspect compact et ramassé d’un bloc accolé à l’habitation. Au lieu de quoi, l’environnement végétal a dicté à l’architecte une proposition qui joue de transparences, sorte de « cage de verre » abritant une cuisine/salle à manger et, dans sa partie inférieure, un séjour d’été combiné à un cellier gagné sous l’ancien perron. L’emploi de différentes nuances de verre (extra-clair et opalescent) a créé une enveloppe changeante en fonction de la lumière, qui se mue en lampion au crépuscule. L’extension est reliée à la maison par un sas vitré, lui-même desservi par un escalier extérieur. La structure poteaux-poutres en acier prend place en toiture. Au sol, des planchers à bacs collaborants allègent au maximum le volume et offrent, sous pilotis, une hauteur sous plafond « à l’échelle du Modulor » (2,26 m). Une solution qui permettra de convertir ultérieurement, cet espace couvert en véritable pièce à vivre.

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PHOTO - 725828.HR.jpg - © photos Simon Bauchet
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Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : privée. Maîtrise d’œuvre : A & A Coutine (Arnaud Coutine, architecte). BET : Charles Portefaix (structure). Sondage sol : Geo-Sigma. Principales entreprises : DRB (gros œuvre, canalisations, plâtrerie), SBE (couverture, étanchéité, zinguerie), Morel & Fils (charpente métallique, serrurerie), MAW (menuiseries aluminium, bardage Profilit). Livraison : octobre 2012. Surface : 30 m 2 Shon (sous pilotis : 55 m 2 ). Montant des travaux : 153 000 euros HT.

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