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Coup de gueule des directeurs d’écoles d’architecture

DOMINIQUE ERRARD |  le 31/05/2012  |  Apprentissage BTPFrance ensaArchitectureERP

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Le collège des directeurs des écoles nationales supérieures d’architecture demande que l’Etat investisse davantage pour la formation des étudiants et la recherche en architecture. Objectif : mieux préparer la profession à la complexité des défis environnementaux actuels tels que l’aménagement soutenable des territoires et le logement pour tous.

Les architectes en parlent souvent dans leurs réunions syndicales. Il est plus rare que le collège des directeurs des écoles nationales supérieures d’architecture l’exprime : l’enseignement et la recherche en architecture en France sont insuffisamment dotés financièrement. C’est ce qui ressort de la lettre ouverte (voir fichier PDF ci-dessous) que ce collège adresse aux élus de la nation, des collectivités locales et territoriales. « Est-il convenable, équitable, encore acceptable que l’investissement de l’Etat demeure deux fois moins important pour la formation d’un étudiant en architecture que celui engagé pour les autres étudiants, futurs professionnels techniques et culturels de même niveau de formation ? », s’interrogent les directeurs d’écoles. « Est-ce de bonne gestion d’avenir que notre pays laisse s’aggraver le déficit du nombre de ses architectes par habitant, le situant désormais à un taux qui représente la moitié de celui de nos voisins européens ? Enfin, est-il responsable que l’Etat n’investisse pas dans la recherche en architecture, alors même que la recherche et l’innovation, sous toutes leurs formes, apparaissent dans le débat public en cours comme des voies majeures du redressement national et de sa compétitivité, tandis que les ENSA participent activement à la refonte du système d’enseignement supérieur et de recherche de notre pays ? »

Manque chronique de moyens

20 écoles nationales placées sous la tutelle du ministère de la Culture accueillent aujourd’hui 18 000 étudiants. Pour eux, les directeurs d’école demandent de véritables programmes de recherche interdisciplinaires, la création d’un statut d’enseignant chercheur, la création d’emplois de techniciens ou d’ingénieurs de recherche dans les écoles d’architecture. Pour eux, ils appellent à la création d’un enseignement associant les architectes, les ingénieurs, les artistes, mais également les entreprises… afin d’élargir et d’approfondir les connaissances liées à l’architecture, à la maîtrise d’œuvre et de « préparer à l’indispensable diversification professionnelle des diplômés en architecture ». Peine perdue avec un apport de l’Etat inférieur à 7000 euros/an et par étudiant. Tout comme il ne serait pas possible également d’accompagner correctement la réforme Licence-master-doctorat (LMD) mise en place récemment. De même, malgré la rénovation de certaines écoles, le manque de locaux, le défaut de maintenance des bâtiments et équipements des autres établissements est chronique… Et les critiques abondent dans cette lettre ouverte qui évoque également le faible nombre d’enseignants, de personnels administratifs, scientifiques… pour constater au final le danger qui menace la profession : son non-renouvellement.

Gageons que ce constat inquiétant n’échappera pas à Aurélie Filippetti, nouveau ministre de la Culture au sein d’un gouvernement qui a annoncé qu’il placera l’enseignement et la recherche au cœur de son action.

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