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Coup de froid sur les mises en vente au troisième trimestre

B. K. |  le 24/11/2017  |  ConjonctureImmobilierLogementTechniqueBâtiment

Logement neuf -

Craignant les mesures budgétaires pour 2018, les promoteurs immobiliers ont levé le pied au troisième trimestre 2017, soit durant les trois mois précédant la présentation du projet de loi de finances (PLF). Alors que les réservations sont restées au beau fixe (+ 5,3 % sur un an à 33 497 unités), les mises en vente de logements ont reculé de 7,8 % à 18 304 unités sur la même période, selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Une baisse d'autant plus étonnante « qu'elle intervient après 12 trimestres de hausse », note Alexandra François-Cuxac, qui étudiera de près les résultats du quatrième trimestre pour voir si une tendance se dessine. Toutefois, la présidente de la FPI se veut rassurante : « L'attentisme de certains promoteurs était sans doute lié à la question de la pérennité des dispositifs gouvernementaux [prêt à taux zéro et Pinel, NDLR]. »

Inquiétude sur la Vefa HLM. Si la présentation du PLF a rassuré les promoteurs immobiliers, puisque les deux principaux dispositifs d'aide à l'accession sont reconduits, la FPI s'inquiète des conséquences de la baisse de 1,5 Md€ des ressources des organismes HLM. Pour sortir de la crise, l'Union sociale pour l'habitat (USH) a proposé de relever le taux de TVA à 10 % (contre 5,5 %) sur la production de logements sociaux. Objectif : réaliser la moitié des économies réclamées par Bercy en attendant l'ouverture d'un dialogue pour réformer le secteur social.

« Pourquoi pas, à condition que la vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) ne soit pas la variable d'ajustement », prévient Alexandra François-Cuxac. Dans le cas où la hausse de la TVA ferait augmenter le coût de revient global des programmes, la présidente de la FPI redoute que les bailleurs ne demandent aux promoteurs - qui réalisent 40 % des HLM grâce à la Vefa -de consentir des efforts sur les prix. « Nous vendons ces logements entre 1 400 et 1 700 euros HT du mètre carré en moyenne. N'en demandons pas plus au secteur privé », lâche-t-elle. Si les négociations venaient à menacer l'équilibre économique des immeubles portés par les promoteurs, la FPI, qui s'est tenue à l'écart de ces négociations, se verrait forcée d'intervenir…

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PHOTO - 10087_634500_k2_k1_1528991.jpg - © ROMAIN GAILLARD / REA

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