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Coques acier

Propos recueillis par Hubert Lempereur - Entretien librement traduit et retranscrit du japonais et de l’anglais, avec l’aide de Tetsuo Harada. |  le 01/10/2008  |  ImmobilierLogementArchitecture

Absence de spécialisation des pièces au profit d’un continuum spatial, jeu sur la modularité et l’effacement des parois : servie par une mise en œuvre sans faille, la production japonaise d’architecture domestique fut une des inspirations les plus fécondes de la modernité occidentale de Wright à Le Corbusier. Elle n’a cessé depuis d’être sujette à des ressourcements et des transmutations permanentes au gré de la radicalisation des situations et des contextes, marqués aujourd’hui par la cherté et l’exiguïté des terrains urbains. Un de ses derniers objets de phantasme est la conception de maisons en plaques d’acier soudées jouant et confondant dans les trois dimensions le rôle d’enveloppe extérieure, de cloisonnement intérieur et parfois de structure, s’affranchissant dans tous les cas de la subordination au gros œuvre (1). Nous avons sollicité Kimura Hiroaki, un des pionniers de cette recherche.

H. L. : Quand avez-vous entamé votre recherche sur l’acier ?

K. H. : Ma première « steel sheet house », la « 3 in 1 », a été conçue à partir de 1993 et contient les logements de mes parents, de ma sœur et le mien.

Qu’est-ce qui vous motivait dans cette voie ?

Au sortir de mes études, le tout-béton régnait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments. Le Corbusier restait le maître. Tadao Ando avait atteint une sorte de perfection architecturale. Ce modèle était aussi indépassable que lassant. J’ai eu rapidement l’intuition que le verre et le métal offraient plus de possibilité pour le futur. Mais à mes débuts, je me suis heurté à la dichotomie entre structure et peau. De plus, j’utilisais des bardages métaliques, de la tôle ondulée, ce qui ne me satisfaisait pas totalement tant quant à l’aspect, souvent pauvre, que pour la pérennité… c’est ainsi que peu à peu, le principe de la fusion entre ossature et enveloppe s’est imposé à moi.

Aviez-vous des références architecturales à l’appui de ce principe ?

J’admirais Buckminster Fuller et aussi Togo Murano (2) : son travail a été pour moi une révélation, notamment le café Ebisubachi construit à Osaka en 1965, dont je n’oublierai jamais la sensation provoquée par sa façade métallique. Je m’intéressais également à l’architecture métallique des ingénieurs du XIXe siècle, mais mon vrai modèle, c’est la chaudronnerie, [...]

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