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Copropriété Une photographie réactualisée de la France

FRANCOISE VAYSSE |  le 14/02/1997  |  ImmobilierLogementFrance

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Immobilier
Logement
France
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-Le nombre de copropriétés a augmenté d'un tiers en quinze ans.

Le nombre de logements situés dans des copropriétés a progressé de 35 % entre 1978 et 1992, date à laquelle il s'élevait à 4,38 millions d'unités, révèle une enquête de l'Iaurif (1). Ce travail, qui repose sur les enquêtes logement de l'Insee, permet de cerner les enjeux de la copropriété, alors que se profile une réforme de la loi de 1965 la régissant.

La copropriété est le statut dominant dans le parc collectif privé, puisqu'il représente 70 % des résidences principales, contre moins de 30 % pour la monopropriété, en perte de vitesse (2). Sa présence est écrasante (80 %) dans le parc collectif privé récent, construit après 1949 où « la monopropriété fait figure de rareté », note l'auteur.

Le lien étroit entre copropriété et logement collectif a des conséquences géographiques : on ne s'étonnera guère de trouver ce statut très majoritaire dans les grandes villes (78 %) et dans l'agglomération parisienne (79 %). Elle est minoritaire (43 %) dans les petits immeubles (moins de 10 logements), très largement majoritaire (87 %) dans les immeubles moyens et dans les grands (plus de 50 logements). Les copropriétés sont donc nettement plus grandes que les monopropriétés.

Les survivances de la loi de 1948

Dans les immeubles non scindés en copropriété, la location est par définition dominante. La situation est toute différente en copropriété : Il y a un partage à peu près égal entre propriétaires, 48,7 % et locataires, 44,3 % (logés gratuits, 7 %).

Ce partage est important en termes de bâti, sachant, qu'en règle générale, les propriétaires bailleurs sont plutôt considérés comme un frein aux travaux dans un immeuble. Les locataires sont-ils différents, selon qu'ils résident en copropriété ou en monopropriété ? On note une survie plus nette de la loi de 1948 dans les secondes. Ceci s'explique par l'âge du parc et son degré d'inconfort, deux fois plus important qu'en copropriété. Il semble également que les locataires en copropriété sont un peu plus riches que les autres (11 168 F de revenu moyen contre 10 662 F). Ces éléments se combinant, ils paient un loyer un peu plus cher (43 F/m2 contre 32 F).

(1) Iaurif : Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Ile-de-France. Anah : Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat. (2) En revanche, la copropriété est un statut minoritaire (20 %) sur l'ensemble des résidences principales.

TABLEAU : LA PROPRIETE A GAGNE DU TERRAIN DANS LE COLLECTIF PRIVE (Nombre de logements en millions ,% du parc)

«La copropriété est le statut banal de l'immeuble collectif privé, sauf deux réalités assez différentes : la propriété unique de petits immeubles anciens appartenant probablement à des personnes physiques, souvent dans des villes de province, et la détention de grands immeubles de rapport par les investisseurs institutionnels, souvent dans l'agglomération parisienne», note l'Iaurif.

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