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COP 20 : Les négociateurs concluent un accord à l'arraché à Lima
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COP 20 : Les négociateurs concluent un accord à l'arraché à Lima

le 15/12/2014  |  InternationalParisFrance entièreSantéTechnique

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La conférence annuelle sur le climat de l'ONU (Conférence des Parties), organisée au Pérou, a été prolongée de 30 heures, faute d'entente entre les pays du Nord et ceux du Sud sur les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays présents à la COP20, la conférence annuelle de l'ONU sur le climat organisée à Lima, sont parvenus, dimanche 14 décembre, à dépasser le clivage persistant Nord-Sud et à conclure in extremis un accord qui fixe le format des futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). La conférence, qui devait se terminer le vendredi 12 décembre, a dû être prolongée de plus de 30 heures.

Freiner la hausse des températures

« Lima a fourni une bonne base de travail», a estimé Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères qui avait décidé de retarder son retour en France pour assister à la fin de la conférence. Le document final invite « les parties prêtes à le faire » à soumettre d'ici à mars 2015 leurs propres plans nationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Les engagements de réduction des émissions de GES doivent aller au-delà des actions déjà entreprises et peuvent comprendre des informations sur l'année de référence, la période d'engagement, un calendrier de mise en œuvre, la méthodologie de calcul retenue ou encore un plan d'action sectoriel.

Selon l'accord, ces engagements seront ensuite agrégés par le secrétariat de la Convention de l'ONU sur le changement climatique, qui préparera une synthèse pour le 1er novembre 2015, afin d'évaluer leurs effets combinés pour freiner la hausse des températures. Les contributions nationales doivent permettre une baisse globale des émissions de 40 à 70 % d'ici à 2050 : une nécessité absolue pour parvenir à ne pas dépasser le seuil de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Le texte reconnait les besoins des pays en voie de développement

Par ailleurs, un projet de texte, qui servira courant 2015 de document de base aux négociations préalables au sommet de Paris dans un an, a également été adopté. Reconnu par toutes les parties comme « document de travail », il a été adossé en annexe à l'accord et devient ainsi un document officiel pour poursuivre les négociations lors des futures sessions intermédiaires de 2015. Il comprend de multiples options sur les principaux éléments du futur texte : réduction des émissions, adaptation, mécanisme de « pertes et dommages », financements, transfert de technologies, soutien au renforcement de l'expertise, transparence, révision des objectifs.

Au final, l'accord trouvé, à défaut de faire l'unanimité, contente les deux camps. « Ce n'est pas parfait, mais nous sommes satisfaits», a déclaré Antonio Marcondes, le négociateur brésilien, pour qui le texte permet de reconnaître « les besoins des pays en voie de développement». « Bien que l'Union européenne souhaitait un accord plus ambitieux à Lima, nous croyons que nous sommes en route pour un accord global à Paris », a commenté Miguel Arias Cañete, le commissaire européen chargé du Climat et de l'Énergie.

Responsabilité commune mais différenciée dans le réchauffement

Samedi matin, l'espoir d'arracher rapidement un accord grâce à un nouveau texte rédigé dans la nuit de vendredi avait été douché par plusieurs interventions des pays en voie de développement. « Il sera difficile d'accepter des contributions sans mention des financements (dans les contributions des pays développés) », avait déclaré en séance samedi le représentant du Soudan, au nom du groupe Afrique. « Les contributions doivent tenir compte de l'adaptation » au changement climatique, avait également plaidé sur un ton très ferme le représentant de la Malaisie au nom d'un large groupe de pays.

Le Sud a réclamé aussi, sans succès, des précisions sur les canaux de financement qui doivent permettre d'arriver à 100 milliards de dollars d'aide en 2020. Faute d'avancées significatives sur ces points, ces pays ont obtenu que le degré de précision des informations à fournir pour les contributions soit assoupli. Le principe de « responsabilité commune mais différenciée » dans le réchauffement, auquel ils tiennent, a aussi été réaffirmé dans l'accord.

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