En direct

Evénement

Convention d’engagement volontaire : les travaux routiers sur la bonne voie

Olivier Baumann |  le 19/04/2013  |  International

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

International
Valider
Environnement -

Les entreprises routières ont tenu les objectifs « écologiques » qu’elles s’étaient fixés dans une convention d’engagement volontaire signée il y a quatre ans.

Les bonnes pratiques se diffusent, même si les marges de progression restent importantes. C’est la conclusion que l’on peut tirer du bilan chiffré de la convention d’engagement volontaire que les acteurs de la route (1) avaient signé avec le ministère de l’Ecologie et l’Association des départements de France (ADF), le 25 mars 2009, dans l’élan du Grenelle de l’environnement. L’un des objectifs était de « favoriser la compétitivité écologique à des conditions économiques acceptables ». Sur la préservation des ressources naturelles (recyclage des agrégats d’enrobés…) ou la sobriété énergétique (enrobés tièdes, process de fabrication optimisé…), les professionnels s’étaient engagés sur d’ambitieux résultats chiffrés d’ici la fin 2012. Quatre ans après, alors que la crise économique s’est prolongée et que le secteur cherche un nouveau modèle mieux à même de promouvoir l’innovation, le bilan de la convention est malgré tout plutôt positif.

Encore plus de recyclage

Plus de la moitié des départements ont signé une déclinaison locale de la convention, une dizaine de départements supplémentaires étant en négociation au premier trimestre 2013. Et si l’Etat, qui restructure son réseau scientifique et technique, « n’a pas encore mesuré l’action de ses services de maîtrise d’ouvrage concernant la convention », comme l’a énoncé Eric Le Guern, directeur du Sétra (2) lors de l’assemblée générale de l’Idrrim (3), en mars, les entreprises routières ont, d’après le bilan qu’elles ont elles-mêmes établi, atteint, voire dépassé, de nombreux objectifs quantitatifs qu’elles s’étaient fixés. Concernant le recyclage, l’un des buts de la convention était de « passer d’un pourcentage de recyclage des agrégats d’enrobés en centrale d’environ 20 % en 2009 à 60 % en 2012 ». Avec 62 %, l’objectif a été atteint. Mais le chiffre est à relativiser « dans la mesure où, du fait de la baisse conjoncturelle de l’activité, le stock d’agrégats disponible a diminué d’environ 8 % par rapport à 2008 », explique Christine Leroy, directrice technique de l’Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf). Plus parlant est le taux moyen de réintroduction d’agrégats d’enrobé dans chaque formule. En 2012, il était de 12 % contre 9,2 % en 2011. Autre objectif de la convention : « Tripler l’utilisation des enrobés tièdes entre 2009 et 2012. » En passant de 750 000 tonnes en 2009 à 2,6 millions de tonnes en 2012, l’objectif a été largement atteint et même dépassé. Pour autant, les professionnels ne sont pas satisfaits. Du fait de la frilosité des maîtres d’ouvrage, les enrobés tièdes ne représentent que 7,3 % de la production totale française, contre 30 % aux Etats-Unis. « Le procédé, mature, a pourtant été introduit dans l’Hexagone beaucoup plus tôt », remarque Christine Leroy. Les professionnels s’étaient aussi engagés à « réduire de 10 % les gaz à effet de serre en 2012 par rapport à 2008 ». Là encore, l’objectif a été dépassé pour deux raisons : la forte croissance de la production d’enrobés tièdes et le passage du fioul au gaz naturel comme combustible de chauffage des centrales d’enrobés.

PHOTO - 718220.BR.jpg
PHOTO - 718220.BR.jpg - © Cyrille Coussat/COLAS
De nouveaux objectifs pour 2017

Malgré la crise économique, une dynamique écologiquement vertueuse a été enclenchée. Les signataires de la convention d’engagement volontaire souhaitent la prolonger en se fixant des objectifs pour 2017. Outre l’appel à de nouveaux signataires d’importance - les communes, agglomérations et intercommunalités, qui représentent la majorité des donneurs d’ordres - ou la promotion de nouveaux axes d’engagement (innovation, santé et sécurité au travail…), le prolongement de la convention, qui devrait être établi prochainement, confortera les engagements d’origine en fixant de nouveaux objectifs quantitatifs. Le taux moyen de réintroduction d’agrégats d’enrobé dans chaque formule (12 % en 2012) sera ainsi fixé à 15 % d’ici à 2017 (le taux maximal étant estimé à 18 % vu le volume du stock d’agrégats d’enrobé disponible). Le taux de production d’enrobés tièdes sera, lui, porté à 30 %, soit le taux actuel ayant cours aux Etats-Unis. Les entreprises ont aussi l’ambition de doubler, d’ici à 2017, les surfaces de chaussées retraitées en place (émulsion ou liant hydraulique).

(1) Fédération nationale des travaux publics (FNTP), Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf), Syndicat professionnel des terrassiers (SPTF), Syntec-Ingénierie. (2) Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements. (3) Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité.

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Éclairage des espaces extérieurs

Éclairage des espaces extérieurs

Date de parution : 05/2019

Voir

L'assurance construction

L'assurance construction

Date de parution : 04/2019

Voir

La concession d'aménagement et ses alternatives

La concession d'aménagement et ses alternatives

Date de parution : 04/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur