Transport et infrastructures

Contournement ouest de Strasbourg : les opposants manifestent

Mots clés : Réseau routier

Alors que l’Etat a décidé d’autoriser la réalisation du contournement ouest de Strasbourg, le projet controversé continue de faire parler. Le 28 janvier, une manifestation contre cette rocade de 24 km a réuni environ 300 personnes près de Strasbourg.

 

Autoriser un projet, ce n’est pas mettre fin aux tensions, notamment liées au risque zadiste. Le contournement ouest de Strasbourg ne fait pas exception. Ce dimanche 28 janvier, environ 300 personnes, selon les gendarmes, ont manifesté en Alsace pour dire « Non » à ce projet de rocade, qui a obtenu le feu vert de l’Etat quelques jours plus tôt. Les opposants au projet avaient appelé à une « marche citoyenne » pour « dénoncer le passage en force de l’Etat ».

Quelques jours auparavant, le 23 janvier, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avaient annoncé que l’Etat délivrerait l’autorisation pour réaliser le Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO), malgré le nouvel avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), rendu public le 24 janvier.

Partis dans la matinée d’Ernolsheim-sur-Bruche, à l’ouest de la capitale alsacienne, les manifestants ont rejoint à pied et dans le calme la « zone à défendre » (Zad) de la commune de Kolbsheim, où ils se sont rassemblés pour un pique-nique.

 

Un projet sur la table depuis quarante ans

 

Les participants étaient venus dénoncer ce qu’ils considèrent comme un « déni de démocratie » dans ce dossier, et montrer leur détermination à « lutter contre ce projet autoroutier d’un autre âge », selon un communiqué du collectif GCO Non merci, posté sur les réseaux sociaux.

Ce projet de rocade autoroutière de 24 km, essentiellement payante, est piloté par Arcos, une filiale de Vinci. Lancé dans les années 1970, plusieurs fois abandonné, il a été relancé dans les années 1990. Il a pour but de délester l’autoroute A35, en absorbant le trafic du nord au sud de l’Alsace.

 

Des améliorations apportées

 

Le CNPN a plusieurs fois formulé un avis défavorable contre ce projet, et les opposants estiment qu’il entraînera la consommation de nombreuses terres agricoles et la mise en danger d’espèces protégées, dont le grand hamster d’Alsace. Le ministre de la Transition écologique et solidaire avait demandé à Arcos, en octobre 2017, de revoir son projet afin de mieux prendre en compte la biodiversité.

Dans son dernier avis rendu public le 24 janvier, le CNPN a reconnu des efforts et des améliorations en termes de réduction des impacts, mais a considéré que toutes les questions ne trouvent pas encore de réponses satisfaisantes (lire ci-dessous). « Les engagements pris par Arcos dans son dossier et par le Conseil départemental du Bas-Rhin relèvent plus d’intentions qu’il importerait de concrétiser », note-t-il entre autres.

Cet avis n’étant que consultatif, l’Etat a malgré tout décidé d’autoriser la réalisation de ce projet et de proroger pour huit ans la déclaration d’utilité publique. Les travaux nécessaires à la conduite du chantier préparatoire sont ainsi rendus possibles.

L’avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) :

Le CNPN avait rendu public son avis le 24 janvier.

 

 

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